SOLIDARITE – Des buttes de permacultures ensemencées d’espérance

2017 Permaculture BateauLa communauté du Bateau Je Sers (Conflans Ste Honorine) offre depuis longtemps une large hospitalité. Notamment aux personnes en précarité. Depuis quelques mois, ce sont notamment des réfugiés tibétains qui se retrouvent sur place. Un vrai défi pour les aider à s’insérer dans la société française. Et si cela passait par un peu de permaculture ?

Depuis quelques semaines, à la suite de Robin, ancien service civique, Véronique a mis en place dans l’esprit des Colibris des jardins potagers en permaculture où ils peuvent cultiver leurs propres légumes. Au sein du jardin de la Maison 3 où sont accueillis certains réfugiés tibétains, une butte en permaculture a ainsi vu le jour, bénéficiant notamment de fumier de cheval du centre équestre voisin.

On voit que ces femmes sont d’origine paysanne, elles savent comment manier les outils et adorent s’occuper du jardin” , note Marie-Pierre, salariée à La Pierre-Blanche.Leur compost est également impeccable, plus que dans la maison des hommes où ils laissent leurs déchets de repas“, note Véronique.

D’autres initiatives positives ont été mises en place avec La Pierre-Blanche et les Tibétains : une art-thérapeute organise par exemple des ateliers de danse, de chant et d’arts plastiques avec eux. “Ils retrouvent le sourire et certains n’ont même plus besoin de soins médicaux avec ces sessions d’art-thérapie“.

Source : art. sur Consoglobe / 

Pauline Petit, le 18 Jun 2017, à 8 h 25 min

FORMATION – Prieuré permaculteur

ob_9f02ed_maison042015crIl y a dix ans, Alain et Emmanuelle démarraient leur projet de ferme en permaculture. Lui venait de la DRH et elle, de formation philosophe. Ils ont fait du chemin, en famille, avec leurs trois enfants et leurs visiteurs qui passent (en woofing) depuis 2012. Ils transmettent désormais leur savoir-faire et les valeurs qui les animent, par exemple lors d’un prochain stage organisé par une Soeur des campagnes.

 Ce stage d’initiation à la permaculture se déroulera le 22 et 23 avril prochain, au Prieuré, à Ligueil (37). Entre théorie et applications sur le terrain, le séjour doit permettre de mettre en oeuvre « la méthodologie d’observation et de design de la permaculture ».

Pour s’inscrire, contactez Alain, à la Ferme des Châtaigniers : alaindieudonne86@gmail.com

VIE MONASTIQUE – Au Bec-Hellouin, la terre est proche

2017-maylis-1Le semaine dernière, au monastère bénédictin normand du Bec-Hellouin, une cinquantaine de moines, moniales et amis laïcs ont passé 4 jours ensemble pour se soutenir dans l’engagement de leur communauté dans les appels de l’encyclique Laudato si. Une première pleine de promesses.

Tout est parti d’une rencontre au monastère de Maylis, dans les Landes. Un monastère qui essaye d’adapter ses pratiques agricoles à des approches plus respectueuses. A partir d’une intervention d’Elena Lasida et de l’amitié avec le F. franciscain Hervé, lui-même agronome, l’envie de réfléchir avec d’autres est née. Le bouche à oreille a fait le reste : en moins d’un mois, cette session a été organisée. Et le groupe qui devait être constitué de quelques personnes s’est retrouvé constitué de 50 participants !

La rencontre avec Charles et Perrine, de la ferme du Bec Hellouin donna d’entrée de jeu un ton très fraternel au groupe constitué de religieux, religieuses et laïcs venus d’un peu partout en France, et même de Suisse. Il y avait là des représentants d’En Calcat, de Boulors, de Solan, de Lérins, de Maylis, de Hauterive, et aussi des communautés de l’Emmanuel et du Chemin Neuf (sans oublier les Assomptionnistes…). Et des amis de ces communautés au parcours toujours émouvants.

On a beaucoup parlé de permacultures, de vie communautaire, de projets nouveaux. Tout en prenant le temps de la rencontre et de la maturation.

Une rencontre qui en appellera probablement bien d’autres.

DL

Voici quelques extraits des articles parus dans La Croix à l’occasion de cette rencontre.

A MAYLIS (art. de Gaulthier Vaillant)

À Maylis, à l’origine de ce changement de cap, il y a… un insecte et une encyclique. En 2013, Lepidum latifolium, la plante médicinale à partir de laquelle les moines produisent une tisane « détox » est attaquée par une espèce de charançon résistante aux traitements chimiques. « Une infestation d’insectes, c’est le signe d’un déséquilibre majeur de la terre », explique Frère Joseph, le jardinier de la communauté. Peu après paraît l’encyclique du pape François sur l’écologie, Laudato Si’. La conjonction des deux a provoqué un déclic au monastère, qui traitait ses plantes à l’aide de pesticides et autres produits chimiques depuis 2000, notamment pour lutter contre le mildiou.

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FORMATION – Sillon spirituel de la permaculture

2015 PermacultureL’ami Pierre me fait connaitre un projet auquel il participe et qui peut en intéresser certains : un temps de formation à la permaculture « notamment dans sa dimension spirituelle avec un regard chrétien. »

Je lui laisse la parole :
Il y a une dizaine d’années, Emmanuelle et Alain Dieudonné ont décidé de faire de nouveaux choix et de penser leur vie autrement. Pour se rapprocher de la nature, vivre avec plus d’authenticité et prendre leurs distances avec la société marchande, ils sont devenus paysans en maraîchage biologique puis en permaculture. Devant la tâche immense ce qui leur a permis de ne pas perdre pied, c’est la recherche déterminée de sens. Un sens qui apprend à regarder ces limites avec bienveillance et humilité et permet de prendre au sérieux la perspective de recherche du bonheur.
 Une recherche de sens qui s’appuie sur l’évangile, la lecture de philosophes, de penseurs, de mystiques et s’ancre dans la prière. Que vais-je choisir pour: mieux travailler, mieux partager, mieux vivre. I9ls proposent de partager leurs réflexions pendant un stage en présentant la globalité d’une approche afin d’aider chacun à trouver son chemin vers la nature et l’humain et que le sentiment d’absurde, laisse la place à celui de l’espoir..
 Le stage associera également des activités pratiques agricoles, constructives, culinaires afin de pouvoir prendre la main sur des outils simples qui offrent une plus grande autonomie et permettre de « préférer la solution naturelle qui dépend de nous à la solution produit qui nous asservit ».

Des amateurs ?

Contacts : adieudonne37@laposte.net
DL