ETHIQUE – Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

3516Il est peut être encore temps de s’inscrire pour les prochaines « summerclass » de Centre d’éthique animale d’Oxford ? Cette 4e session du genre abordera la question de l’éthique … de la fourrure animale. Une première mondiale, semble-t-il.

Du 23 au 26 juillet prochain, en effet, à la maison Saint-Etienne de l’université anglicane de théologie d’Oxford (GB), cette session rassemblera des universitaires du monde entier pour débattre de ce sujet nouveau et ancien à la fois (et à la foi). Parmi les contributions scientifiques annoncées, on peut déjà citer Dr Natalie Thomas, sur la chasse aux phoques au Canada (University of Guelph-Humber) ; Laura Donnellan, qui évoquera les réglements s’appliquant aux fourrures de chats et de chiens (University of Limerick) ; Pei F. Su and Yuan-Chih, Lung, aborderont l’industrie chinoise de la fourrure (ACTAsia, and Tsinghua University) et Kumud Kant Awasthi, la question de l’élevage d’animaux à fourrure en Inde (National Institute of Animal Welfare, India) ; et bien d’autres.

Des philosophes, des théologiens, des moralistes donc de plus de 12 pays aborderont les questions éthiques liées à cette activité, souvent destinée à la mode, et qui produit des millions d’euros de bénéfices chaque année sur le dos (!) de 60 millions d’animaux à fourrure tués chaque année.

Cette université d’été est organisée par le Centre pour l’éthique animale d’Oxford en partenariat avec le Respect for Animals Educational Trust.

Plus d’infos (en anglais)  ici.

DL

 

Dieu n’est pas intéressé que par la créature humaine

Archbishop-Desmond-Tutu
J’ai passé toute ma vie à lutter contre les discriminations et les injustices, que leurs victimes soient noires, femmes, gays ou lesbiennes. Aucun humain ne devrait être la cible de préjudices ou l’objet d’humiliations ou être privé de ses droits fondamentaux.
Mais il y a d’autres domaines importants où la justice doit s’exercer, pas simplement pour des êtres humains mais aussi pour les autres créatures sensibles du monde. La question de l’abus et des cruautés que nous infligeons sur les autres animaux doit nous préoccuper dans le cadre de ce qui est défi moral incontournable désormais.