NUCLEAIRE – Désarmer les fausses paix

2017 PAX Nucléaire climat islande« Une éthique et un droit basé sur la menace d’une destruction réciproque – et potentiellement de toute l’humanité – sont contraires à l’esprit même des Nations unies. (…)« La paix et la stabilité internationale ne peuvent être fondées sur un faux-sens de la sécurité, sur la menace d’une destruction réciproque d’un anéantissement total, sur le simple maintien d’un équilibre des puissances »

Extrait du message du pape François envoyé le 29 mars à la conférence des Nations unies en cours à New York pour négocier un traité interdisant les armes nucléaires. Le message a été lu par Mgr Camilleri, sous-secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États.

La paix et la stabilité internationale ne peut pas être basée sur un faux sentiment de sécurité, basé sur la menace de destruction mutuelle ou d’annihilation totale ou d’un simple maintient d’un équilibre de puissance. La paix se construit sur la justice, le développement humain intégral, le respect des droits fondamentaux humains, sur la protection de la Création, sur la participation de tous dans la vie publique, sur la confiance entre les peuples, sur le soutien des institutions pacifiques, sur l’accès à l’éducation et aux soins, sur le dialogue et le solidarité. De ce point de vue, nous devons aller au-delà de la menace nucléaire. (…) Le but ultime de l’élimination totale des armes nucléaires devient ainsi à la fois un défi et un impératif moral et humanitaire. (…) Accomplir un tel monde sans armes nucléaires implique un processus à long terme basé sur la conscience que « tout est lié » (LS § 117, 138)

DL

ACTION – Des lumières contre l’obscure indifférence

2015 Ambassadeurs OurvoicesAvec cette photo des responsables religieux mobilisés par le réseau OurVoices, je vous rappelle cette initiative qui vient de démarrer à l’autre bout du monde (là où le soleil est en train de se coucher…)

A nous de prendre le relais : à la tombée de la nuit ce soir, vous êtes invités à allumer une ou plusieurs bougies, en accompagnant le geste d’un temps de prière. Puis, prenez une photo de vos bougies et envoyez la sur twitter via le hashtag #LightTheWay (ou par mail à yourvigil(at)ourvoices.net) . Ces photos seront rassemblées dans un grand visuel qui sera exposé à New York, près des Nations Unies.

Plus d’infos ici

DL

ROME – Quand Ban Ki-moon porte le pape aux nues

Le-pape-Francois-et-Ban-Ki-moon-font-cause-commune-pour-le-climat_300Le pape François a rencontré aujourd’hui le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour une rencontre d’une trentaine de minute. Ce dernier s’est adressé ensuite aux Académies pontificales des sciences et des sciences sociales dans le cadre d’un colloque international sur le thème « Protéger la planète, rendre digne l’humanité ».

Pour Ban Ki-moon, en effet, le changement climatique est le « grand enjeu de ce temps », puisqu’il est autant un défi politique que moral. Du coup, un alignement peut s’opérer entre des organismes souvent éloignés : la même urgence à agir presse ainsi des climatologues et des militants des droits de l’homme. Les religions sont elles aussi en première ligne pour réclamer davantage de justice sociale universelle.»
Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie pontificale des sciences, a confirmé par ailleurs que l’écriture de l’encyclique du pape François est achevée et qu’elle était en cours de traduction.

DL

Les vagues d’une encyclique à venir

christiana_figueresAlors que l’encyclique sur une « écologie humaine » est encore en préparation, elle fait déjà son effet. Ainsi Christiana Figueres, secrétaire générale du réseau onusien pour la Convention sur le changement climatique (UNFCC) depuis 2010, a exprimé son soutien à cette démarche à venir.

Pour cette diplomate du Costa Rica qui a reçu en 2001 le titre de Héros pour la planète, il semble clair que les Nations Unies sauront soutenir le futur texte papal. « Nous réfléchissons encore pour savoir comment nous pourrons profiter de cette opportunité à venir », a t-elle déclaré début mai, en marge d’un évènement qui se déroulait à la cathédrale Saint Paul à Londres. « Tout le monde attend ce texte. »

Même s’il sera publié après le sommet sur le climat désiré par Bon Ki-moon en septembre. Mais l’annonce du texte et le soutien de l’ONU pourrait bien aussi lui donner une importance toute particulière dans les négociations en cours, en vue du grand sommet qui se déroulera à Paris en 2015 puisque toutes les parties engagées devront rendre leur copie dès le mois de mars. Le Saint Siège pour autant, qui ne fait pas partie de l’UNFCC pour des raisons techniques, n’est pas liée par cette contrainte, mais a tout de même des représentants dans cette institution. L’année dernière déjà, le représentant du Saint-Siège à Varsovie, Mgr Migliore, avait évoqué le nécessaire travail commun à mener pour « sauvegarder les conditions morales d’une écologie humaine authentique. »

En retour, Christiana Figueres a appelé les groupes religieux de tous les continents à entrer dans un pèlerinage politique qui pourrait faire du sommet de Paris une étape décisive dans la prise de conscience collective en cours. Pour elle, ce projet relève du même défi moral qui a consisté à bannir l’esclavage, l’apartheid et les restrictions des droits des femmes. En ce sens, notre réponse au changement climatique en cours est bien devenu « un compas moral » de notre monde. Il faut donc pour garder le cap un « amour profond, un amour suffisant pour prendre des décisions importantes parce que nous savons que c’est la bonne chose à faire. »

DL

Source : Article de Sophie Yeo

 

De l’eau de vie pour tous

eauDu côté du « machin » comme disait le grand Charles, la vie continue. Fin mai, la troisième session du groupe de travail sur les buts du développement durable (!) a réfléchi sur le lien entre « l’eau et les commodités sanitaires ».

Mgr Francis Chullikatt, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU a partagé quelques réflexions sur le sujet.

Après avoir rappelé le statut particulier de l’eau pour chaque être humain, – « un élément essentiel pour la vie humain et un bien destiné à tous »- et donc la nécessité juridique de lui conférer une protection particulière, le nonce auprès de l’ONU a souligné que l’accès à l’eau et aux sanitaires relève bien d’un « droit de l’Homme universel ». Un appel vieux de 10 ans déjà qui a bien du mal à soulever les inerties gouvernementales et des organisations internationales. Un détail sans doute alors qu’on sait que ce sont 800 millions de personnes qui souffrent d’un manque d’accès à l’eau. Et un tiers de la population mondiale n’a pas accès à des commodités sanitaires.

« Ce ne sont pas là que des chiffres : ce sont là 2,5 milliards de nos frères et de nos soeurs » Lire la suite