VIE MONASTIQUE – Initiation à la nature canadienne

2018 ECOLOGIE Eglises Abbaye CanadaEt du côté des monastères, il en est où le lien à la nature ? Jérome m’informe de l’existence d’une belle aventure canadienne. L’abbaye du Val Notre Dame, au Canada, pourrait bien donner des idées à certains.

Née d’une fondation-fille du monastère français de Bellefontaine, la Trappe s’installe à Oka, au Canada. Le grand monastère, dans les années 1950, compte près de 200 moines et fabrique un délicieux fromage. Un demi-siècle plus tard, la communauté est réduite et décide de s’enfouir plus profondément dans un site naturel préservé. La région de Lanaudière est choisie et les moines viennent s’établir au Val Notre-Dame au pied de la Montagne-Coupée.

Ils y déploient notamment toute une série d’activités, dont celles liées aux fruits de la nature, qui méritent d’être découvertes.

Les monastères recommenceraient-ils à se réinscrire dans leur écosystème ?

DL

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THEOLOGIE – Quand la nature étale sa science

2018 ECOLOGIE Théologie UCLYConnaissez vous l’ESSSAT ?  Il s’agit de l’European Society for the Study of Science and Theology, autrement dit un réseau de théologiens intéressés par les questions scientifiques. Leur dernier colloque à Lyon portait sur le lien à la nature. Et aussi à ce qui la dépasse.

On y a parlé d’ « énergie comme chemin de pensée vers les notions d’immanence et de transcendance », de « l’univers ouvert, comme espace pour parler du divin », le « rôle des miracles » etc. On l’aura compris : de la théologie de haut vol pour évoquer la « nature et au-delà de la nature ». Mais encore un signe d’un renouveau en cours dans les milieux universitaires autour des questions de théologie de la Création. Une bonne nouvelle !

DL

 

CONFERENCE – Nature du christianisme

Après un mois de décembre assez silencieux (pour cause de « beaucoup d’autres choses à faire »), je tente de reprendre le fil des actualités de ce blog. Et il y en a beaucoup en attente. Merci d’avoir patienté.

On commence par une nouvelle conférence à la paroisse St Roch à Paris. Ce sera le 11 janvier et portera sur le thème du lien entre christianisme et nature. Une bonne thématique, si, si…2017 ECOLOGIE Conférence St Roch.png

Dans la Genèse et ses premiers livres deux voies contradictoires sur la Création s’ouvrent au cheminement de la pensée chrétienne l’une établissant la domination de l’homme sur la nature, l’autre sacralisant l’union intime de l’homme avec et dans cette même nature. Cette dernière voie, dans le sillage de Paul de Tarse, a repris vigueur avec la théologie de la Création. Celle de Teilhard et de l’enseignement papal, non sans rencontrer des difficultés qu’évoque Jean-Claude Eslin. Professeur de Sciences Humaines à l’Ecole Européenne des affaires et membre du comité de rédaction de la revue Esprit, il est particulièrement apte à décrypter les ressorts et nuances de la pensée humaine dont il témoigne dans ses ouvrages sur Saint-Augustin et Hannah Arendt.

DL

NATURE – Retrouver le désir profond

2016 Humour Rogations et rotationsDans un article récent du journal La Croix, le philosophe Jean Claude Eslin (auteur du récent « Le christianisme au défi de la nature », partage son regard sur le défi écologique en cours.

Aujourd’hui, nous, chrétiens, concevons et aimons des hommes abstraits de leur environnement cosmique. C’est insuffisant. Nous devons repenser notre lien à la nature, entendue à la fois comme nature autour de nous, hors de nous et en nous. Aujourd’hui, le christianisme est obligé de redéfinir ce qu’est l’homme dans la nature, ce qu’il n’a jamais eu vraiment l’occasion de faire depuis ses origines. (…) Les anciens se percevaient comme dans la nature et cherchaient des accommodements, des compromis, avec elle. On le voit chez les stoïciens, qui s’efforcent de vivre selon la nature. Le monde chrétien a vécu sur cet héritage de l’Antiquité jusqu’au XIIe siècle, sans grande originalité. Les moines du XIIe siècle, comme ceux de Cîteaux, reprenaient encore des expressions stoïciennes comme « Marche selon la nature ». Par la suite, le christianisme a perdu l’héritage antique. L’homme occidental, compris comme volonté, est devenu un être abstrait, dépouillé de la nature. Pourtant, Thomas a eu l’audace de construire une théologie à partir d’Aristote, c’est-à-dire à partir d’une philosophie naturaliste. Mais très vite, sa lecture a été biaisée par l’insistance sur la loi naturelle et la distinction entre naturel et surnaturel. On peut donc considérer que la théologie de la nature de Thomas d’Aquin n’a pas eu sa chance. Pour sortir du néothomisme, le concile Vatican II a renoncé à employer le mot de surnaturel. Il a bien senti la nécessité d’adopter un nouveau langage. Mais un concile ne peut qu’indiquer un changement de cap, un nouvel angle d’attaque. Il ne lui revient pas d’élaborer une pensée nouvelle. (…) Paul affirme une solidarité profonde entre l’humain et le cosmique. Toute la pensée de Paul est une pensée de l’« avec » (sun) : cette préposition est caractéristique du langage de Paul. « Être avec », « agir avec » sont chez lui des expressions courantes. Cet avec implique une interaction du christianisme avec l’ensemble de la création et de la civilisation, un esprit d’équipe. Cet avec nous bouleverse, si nous éprouvons quotidiennement les effets et les conséquences du défaut de solidarité avec la terre. (…) Il faut associer désir et limite, comme l’ont fait de manière très différente Augustin et Thomas d’Aquin. Chez eux, le désir a une place capitale. Si on est habité par cette philosophie du désir, la limite devient recevable.

DL

Source : art. Élodie Maurot, le 21/07/2017 à 10h16

DOCUMENTAIRE – La nature ? Combien de volumes ?

2017-livre-de-la-natureQue lire de neuf durant ce temps de Carême pour édifier notre foi ? Peut être le livre de… la nature ? Si l’expression « livre de la nature » est ancienne, elle retrouve une pertinence spirituelle et théologique dans ces temps de crise écologique. Un documentaire récent donne la parole à des scientifiques qui sont aussi des hommes de foi.

Le documentaire est l’oeuvre de Fabien Revol et Virginie Berda et est sobrement intitulé « Le livre de la Nature ». Il est produit par l’Université Catholique de Lyon.En voici la présentation (issue du site du Réseau Blaise Pascal)

Le « livre de la nature » est une expression très ancienne qui correspond à l’idée que le monde se présente comme un texte que l’homme peut déchiffrer. Ce texte est censé révéler non seulement l’écriture avec laquelle le monde est écrit mais également des informations sur son auteur. C’est pourquoi ce thème a une portée théologique qui intéresse les croyants de diverses traditions religieuses. Les questions qui se posent sont alors : comment parler de la complémentarité des deux livres de la Révélation : le livre des Écritures et celui de la Nature ? Est-il possible aujourd’hui que les sciences de la nature aident au déchiffrage de ce livre ?

Ces questions, et plusieurs autres, nous les avons posées à des croyants qui présentent la particularité d’avoir des profils interdisciplinaires : tous scientifiques, certains d’entre eux sont également philosophes ou théologiens, ou prêtres, ou les quatre à la fois. Les personnes rencontrées dans ce film sont aussi porteuses de traditions différentes ; chrétienne : catholique, protestante, anglicane, mais aussi musulmane. Ce film ne cherche pas à donner des réponses toutes faites mais à mettre en valeur les interprétations scripturales ou philosophiques qui entrent en discussion au sujet de cette possibilité de connaître Dieu à partir des œuvres de la création.

Dans ce film sont interviewées des personnes au profil interdisciplinaire entre science, philosophie et théologie : François EUVÉ Physicien et théologien, jésuite ; Philippe DETERRE Biologiste au CNRS, prêtre de la Mission de France ; Bruno GUIDERDONI Astrophysicien, musulman ; Mark HARRIS Physicien, théologien, prêtre de l’Église anglicane ; Rafael MARTINEZ Physicien, philosophe, prêtre ; Giuseppe TANZELLA NITTI Astronome et théologien, prêtre ; Denis ALEXANDER Biologiste, directeur du Faraday Institute de Cambridge ; Jean-Louis LÉONHARDT Physicien et mathématicien.

Bon, ça manque un peu de femmes tout cela. A croire que seul les hommes sont capables de concilier la science et la foi. Allez, encore un effort dans la biodiversité humaine…

DL

Pour commander le documentaire, écrire à : scienceetreligion@univ-catholyon.fr

 

NATURE – Et Dieu dans tout ça ?

2017-colloque-reseau-blaise-pascalLe réseau de scientifiques  et théologiens chrétiens « Blaise Pascal » organise le 25 mars prochain, un colloque sur le thème suivant :« La Nature nous parle-t-elle encore de Dieu ? »

Ce colloque du réseau Blaise Pascal « Sciences, Cultures et Foi », se déroule à l’Enclos Rey (57 rue Violet 75015 Paris), du samedi 25 mars 2017 à 11h au dimanche 26 à 16h. Parmi les intervenants, il faut citer : Jean-Michel Maldamé (théologien, Institut Catholique, Toulouse) sur la théologie naturelle aujourd’hui, Benoit Bourgine (théologien, Université Catholique, Louvain) sur la pensée théologique d’Adolphe Gesché et un débat entre Philippe Deterre (prêtre Mission de France, Centre d’Immunologie et des Maladies Infectieuses, Paris) et Philippe Gagnon (théologien, Centre Théologique de Meylan).

Si le livre des Ecritures ne parle qu’à ceux qui veulent bien le lire, le livre de la Nature parle à tout homme.

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ECOLOGIE – Animaux, avez vous donc une âme ?

L’émission de la chaîne KTO La Foi prise au mot a abordé le 7 juin dernier la question de notre relation à l’animal. Une émission qui permet de réfléchir sur cet angle mort de la théologie chrétienne.

Occasion de revoir Fabien Revol, docteur en théologie et en philosophie, biologiste qui répond aux questions de Régis Burnet en compagnie du père Éric Charmetant, jésuite et bon connaisseur de la philosophie de la nature.

Face à certaines revendications d’écologie profonde, on se demande s’il ne faut pas se poser la question « l’animal est-il un homme comme les autres ? ». En effet, les nouvelles modes – végétarisme et végétalisme, qui désignent simplement des régimes alimentaires ou encore le véganisme qui est un mode de vie qui cherche à exclure, autant que faire se peut, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but – semblent légitimer la question. Face à ces discours, quelle position doivent tenir les chrétiens, qui ont toujours estimé que l’homme créé à l’image de Dieu avait un statut particulier dans la Création ? Faut-il renoncer à cette centralité de l’espèce humaine, mais quelle théologie construire ?

DL