OCEANS – L’urgent appel à s’é-mer-veiller

Our oceanDu 5 au 6 octobre s’est tenu à Malte, le colloque « Our sea » qui rassemble de nombreux responsables impliqués dans le devenir des océans. A cette occasion, le pape François a envoyé un texte de soutien, par l’intermédiaire du cardinal Parolin, secretaire d’Etat.

 

« En réfléchissant aux sujets que vous abordez, deux conclusion s’imposent. La première est la reconnaissance de notre devoir de protéger les océans comme une part essentielle d’une vision intégrale du développement humain. La seconde concerne le besoin d’une gouvernance multilatérale, en vue du bien commun, avec des moyens lui permettant d’agir aussi bien sur un plan global que régional, avec le soutien de lois internationales et inspirée par le principe de subsidiarité et le respect de la dignité de chaque personne humaine (cf. LS 174) »

Après quoi le cardinal Parolin a souligné qu’il est difficile de parler de « nos » océans, tant c’est d’abord l’humilité qui doit primer dans notre gestion responsable à son égard. Il évoque ainsi le grand défi du plastique et des micro-plastiques entrés dans la chaine alimentaire. Il souligne que les océans forment, de fait, le lien crucial pour lutter à la fois contre le dérèglement climatique et la pauvreté. Il dénonce aussi l’indifférence trop longtemps entretenue à l’égard des océans, devenus peu à peu dans certains endroits une poubelle toxique endommageant des écosystèmes essentiels, sans oublier l’exploitation intensive des ressources naturelles des océans.

Et de rappeler que dans toutes les grandes traditions spirituelles, l’eau et les océans tiennent une part importante. Un rappel qui souligne l’urgent besoin de formation et de contemplation des jeunes générations. Mais aussi de toutes les autres.

DL

Lettre publiée le 27 septembre

 

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LAUDATO SI – Cassel-Poligny, même combat

L’encyclique Laudato si n’a pas fini de faire des vagues. Plusieurs diocèses ont des journées de formation à leur programme dans les jours à venir. Aussi bien dans le Jura que dans le Nord.

Le dimanche 22 octobre, à 9 h 30, à la maison diocésaine à Poligny (Jura), une journée intitulée « Habiter notre terre – Apprendre à mieux gérer notre maison commune » est proposée. Elle sera introduite par une une conférence du P. Christian Mellon, jésuite, à 10 h, au cinéma Ciné-Comté. A 11 h30, des ateliers ouvriront diverses pistes : Atelier n°1 : « Loué sois-tu », avec les clarisses de Poligny (Découverte de l’expérience de saint François d’Assise et de sainte Claire vers la louange et la fraternité universelle.) / Atelier n°2 : « La vie simple, une bonne nouvelle ? » (Comment répondre à l’appel à une vie plus simple et une vie meilleure ? Avec l’aide des outils de la spiritualité ignatienne.) / Atelier n°3 : « Economie bienveillante » (Réflexion sur nos modes de vie comme entrepreneurs, consommateurs, épargnants, retraités. Remettre l’homme au cœur de l’économie. Jeu de rôles «Création d’une entreprise d’économie de communion ») / Atelier n°4 : « Communication bienveillante ». (Les relations entre nous permettent de construire une culture de la vie partagée et du respect de ceux qui nous entourent. Découvrir, goûter de manière ludique ce qui rend une relation positive.) // Atelier n°5 : « La conversion écologique ». (Une réflexion sur la création, l’aménagement du territoire et la manière de travailler la terre, par un acteur de l’aménagement du territoire.) / Atelier n°6 : « S’émerveiller, un monde à contempler et à consommer en conscience ». (Un paysan boulanger nous partage son expérience du travail, le rapport à l’instant présent. Atelier pratique, participation à la fabrication de pain au levain bio.) / Atelier n°7 : « Atelier créatif ». Animé par  deux artistes, pour la famille. (Création d’une œuvre éphémère avec des végétaux et minéraux, et proposition de transformation de plantes.) / Atelier n°8 : « Notre maison commune ». Nous habitons tous une même terre. Comment penser notre rapport aux migrations, entre peur et accueil, construire une société où chacun trouve sa place ? Le tout suivi d’un repas bio fait sur place, avec un marché de producteurs. Une célébration eucharistique est aussi proposée à 17 h à la Collégiale pour rendre grâce au Créateur. En présence de Mgr Vincent Jordy,, évêque de Saint-Claude

Et dans le Nord, à Cassel, ce dimanche 1er octobre la journée diocésaine est consacré au lancement du label Eglise verte dans le diocèse.

 

«  C’est une petite révolution dans la vie de l’Église car c’est la première fois qu’un Pape consacre toute une encyclique à la question écologique, décrypte Anne-Sophie Hourdeaux, une laïque en charge du projet au sein du diocèse. (…) En plus de la messe célébrée dimanche par Mgr Ulrich, à 10 h 30 à la collégiale Notre-Dame, une dizaine de stands d’acteurs de la transition énergétique vont s’installer dans la salle des fêtes à partir de 14 h. «  L’idée est de créer un réseau entre chrétiens et non chrétiens car l’écologie concerne tout le monde, ajoute Anne-Sophie Hourdeaux. Cassel est le bon endroit pour initier le mouvement. On y sera au vert, à la campagne. » (source Voix du Nord)

LAUDATO SI – Des grandes villes intégrales ?

Guadi.jpgActuellement se déroule une conférence internationale au Brésil sur le thème « Laudato Si et les grandes villes » organisé par la Fondation « Antoni Gaudi pour les grandes villes »

Le pape François a envoyé un message aux participants indiquant qu’il est « irresponsable de polluer l’eau et l’air. Les gouvernements doivent agir. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés lorsqu’on observe une dégradation environnementale sévère. »

Dégradation de l’air, pollution de l’eau, augmentation de la production de déchets mais aussi pauvreté sociale, et ghettoisation alimentés par la violence et l’injustice : autant de réalités qui ne peuvent pas laisser indifférents les dirigeants. Pour se mobiliser, le pape argentin propose la triade des 3 R : respect, responsabilité et relations. Respect de l’environnement et pour la Création, voilà un devoir « que nous devons tous avoir, parce que nous en avons tous hérité comme un don précieux et que nous devons nous assurer que les générations futures pourront continuer de l’admirer et d’en profiter. »

Il s’agit pour lui de casser le mur de l’indifférence . « La passivité actuelle prouve que l’humanité a perdu son sens de la responsabilité envers les familles sur lesquelles toute société civile est pourtant fondée. » Il s’agit donc de construire «  un réseau de communion et d’appartenance, capable de promouvoir une meilleure coexistence et dépasser les difficultés. »

DL

 

ROME – Ceux qui répondent à l’appel du 18 juin

Deux ans déjà ! A l’occasion de l’anniversaire de la publication de l’encyclique Laudato si, le 18 juin 2015, le pape François a rejoint la campagne de mobilisation qui appelle au moins un million de personnes à engager directement leur vie quotidienne autour des appels de l’encyclique

C’est le Global Catholic Climate Movement qui mène l’aventure de cette campagne du « serment Laudato si' » qui a aussi reçu le soutient de nombreux responsables religieux catholiques : Cardinal Turkson, Tagle, Ribat, Cupich, Marx… Et donc désormais aussi du pape François lui même. « Avec 1,2 milliards de catholiques à travers le monde, nous avons un rôle critique à jouter pour arrêter le changement climatique en cours et la crise écologique plus large », rappelle Tomas Insua, directeur du GCCM. Plusieurs actions catholiques montrent que le mouvement d’action des milieux catholiques est bien lancé : appel du pape à Angela Merkel durant le dernier sommet du G20, poursuite du mouvement de désinvestissement d’organisations catholiques, actions communes avec des mouvement interpellants les responsables rassemblés pour le G7 ou publiant un appel dans Nature Magazine pour faire reconnaitre par le G20 l’urgence de la situation.

DL

Plus d’infos : http://catholicclimatemovement.global/

DOCUMENT – Du neuf dans de l’ancien ?

2017 LIvre CEF 2017

ça y est. Il est sorti ? Qui ? Le dernier opuscule de réflexion des évêques catholiques de France sur l’engagement social de nos communautés, et qui fait directement écho aux appels de l’encyclique Laudato si du pape François.

Ce texte, en fait, prend la suite d’un autre, écrit il y a … 35 ans, en 1982. La déclaration de l’époque « Pour de nouveaux modes de vie », avait été écrite dans un contexte de crise économique, de forte croissance du chômage, de la précarité et de la misère. La crise écologique n’y était pas encore très clairement évoquée mais elle se profilait déjà à l’horizon. Désormais avec la demande du pape François, les appels au changements urgents de nos modes de vie personnels et collectifs se font plus pressants.
« Le choix a été fait dans ce texte de s’adresser à l’ensemble des Français pour les interpeller sur leurs choix et leurs engagements. Ce texte n’est pas une analyse exhaustive des problèmes de notre société ou un programme politique. Son but est d’aider chacun à exercer son discernement dans une situation qui exige à la fois un regard lucide sur le monde et une volonté d’agir pour le bien commun. »
Un texte intéressant donc, attentif à dialoguer avec tous, sans diaboliser personne autour de sept thématiques. Il s’agit de penser les moyens de « mieux vivre le temps », « mieux consommer », « mieux utiliser l’argent », « mieux produire », « mieux habiter l’espace », « mieux répondre aux besoins sociaux », ‘mieux accueillir les migrants ». Et chaque chapitre fait un certain nombre de rappels nécessaires sur des avancées ou des résistances actuelles dans la société politique et civile françaises. Avec un appel final à participer activement au renouvellement des structures démocratiques en France.
Un document donc stimulant et qui pourra aider beaucoup de communautés à continuer à rester mobilisées, deux ans après Laudato si.
Mais.
Car, il y un mais, si le document assume un style qui veut être proche de celui du pape François, il manque quand même singulièrement de souffle.

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LAUDATO SI – C’est aussi un cri !

2017-clameursUne websérie Laudato si ? Eh bien oui ! Les amis du CERAS ont osé. Dès le 13 mars prochain, sur Youtube, la série « Clameurs » donnera la parole aux « exclus pour interroger nos modèles de société ». Entre fiction et documentaire, la websérie se déclinera en six chapitres.

Accélération, la culture du déchet, notre cadre de vie, notre relation à la Création, un ‘nous’ à construire ensemble, « nos cultures, notre avenir »… chaque chapitre sera l’occasoin de rencontres et d’éclairages variés.

Derrière l’opération se cache notamment Martin de Lalaubie, 28 ans, réalisateur de la série. Engagé au Ceras depuis 2013, il travaille sur la série depuis fin 2015.