EVENEMENT – Le soleil a rendez vous avec la lune

Eclipse tintinUne éclipse solaire traverse aujourd’hui les Etats-Unis. L’actuel responsable du laboratoire d’astronomie du Vatican, – un jésuite encore un -, en a profité pour partager quelques convictions personnelles sur la Création à une paroisse du Kentucky, du côté de Hopkinsville.

Guy Consolmagno était en effet invité de longue date pour l’occasion par les responsables de l’église Saint Pierre-saint Paul, pour être présent durant les 2mn et 40 secondes de disparition totale de la lumière solaire dans cette partie du monde. Un évènement qui a traversé le continent d’une côte à une autre. La dernière fois, c’était il y a 99 ans.

« Priez pour un bon temps. Mais priez aussi pour que Dieu vous éclaire sur ce qu’une telle expérience vous donne à apprendre », dit l’astronome d’origine américaine, lui aussi impatient de voir l’évènement. « Comme scientifique, je loue moi aussi le Seigneur. » Et plus tard : « Nous sommes ici aussi pour montrer aux gens religieux combien il est important d’être capable de louer le Créateur en étudiant la Création, par des études honnêtes permettant de comprendre vraiment comment Dieu a vraiment crée ce monde. »

Les éclipses, dans leur fine régularité, témoigne ainsi des rythmes de l’univers et de la continuité de la nature dans le Création. Le prêtre de la paroisse a rajouté :

« Une éclipse est un miracle et ce sont de tels miracles qui louent le Créateur. Nous pourrions bien être la seule planète, gravitant autour de la seule étoile, dont la lune est à la bonne distance et taille pour permettre une éclipse solaire totale de ce genre. »

Cardinal Cupich

Le cardinal américain Cupich prêt à l’action…

Et de conclure avec le psaume 19 :

« Les cieux proclament la gloire de Dieu. Le firmament glorifie les oeuvres de ses mains. »

DL

Source : CNS Dennis Sadowski

 

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CLIMAT – Des évêques américains aux aguets

2017-eveques-americain-rex-tillersonUne lettre. Les évêques nord-américains viennent d’écrire une lettre au nouveau secrétaire d’Etat Rex Tillerson. Et aussi président directeur général d’Exxon Mobil.

Le texte de la lettre (en anglais) est à lire ci dessous. Après avoir rappelé le lien fort du monde chrétien à l’environnement, issu de l’héritage judéo-chrétien, les évêques – en l’occurence Mgr Cantu et Dewane-  évoquent aussi la mobilisation forte sur ce sujet demandée par le pape François. Et aussi son engagement fort dans la lutte contre le dérèglement climatique en cours.

Du coup, les évêques demandent au Secrétaire d’Etat de soutenir le Green Climate Fund (GCF), qui, par des aides financières, encouragent des pays en voie de développement pour s’adapter et résister aux effets des changements climatiques. Ils demandent aussi de mettre en oeuvre « une révolution énergétique » urgente, en développant les énergies renouvelables au sein du pays, tout en respectant les engagements signés lors de la COP21 à Paris.

February 17, 2017
The Honorable Rex Tillerson /Secretary of State / U.S. Department of State
2201 C Street, NW / Washington, DC 20520
Dear Secretary Tillerson,
It is our prayer that you may be blessed with wisdom as you begin your term of office asSecretary of State. Today, we write about our shared obligation to care for the environment. The Judeo-Christian tradition has always understood “the environment” to be a gift from God. From time immemorial, the people of our nation have recognized this gift in our abundant and beautiful lands, pristine waters and clear skies.

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OGM – Vers la fin des « haricots » transgéniques ?

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Extrait d’un article récent du PELERIN sur les semences…

Le dossier des Organismes génétiquement modifiés mérite toute notre attention. Mais sa complexité scientifique, les enjeux économiques et les collusions avec les choix politique en font un domaine ardu. Le document préparé par les Chrétiens en monde rural et publié en aout dernier est d’autant plus précieux.

Ce document fait le point sur le dossier des semences, de la biodiversité, du brevetage des espèces et des OGM

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Occasion aussi d’évoquer une évolution intéressante à suivre aux Etats-Unis. Un certain nombre d’agriculteurs américains se demandent s’ils ont toujours intérêt à cultiver des OGM : avec la baisse des prix céréaliers, les OGM coûtent jusqu’à deux fois plus cher à planter que des semences classiques.

 « Les agriculteurs dépensent quatre fois plus pour l’achat de leurs semences de maïs qu’ils ne le faisaient il y a vingt ans, quand Monsanto a commercialisé ses premiers OGM ». avec un « retour sur investissement n’est pas au rendez-vous », déplore Joe Logan, un fermier américain cité par le Wall Street Journal.

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LAUDATO SI – Printemps oecuménique

2015 EriksonL’encyclique Laudato si continue son petit bonhomme de chemin dans différents milieux. Du côté américain, par exemple, ce sont les communautés luthériennes qui se réjouissent de ce texte.

« Les luthériens pour la restauration de la Création », un réseau de chrétiens luthériens engagés sur les questions climatiques, déclarent ainsi sur leur site :

« Nous applaudissons la publication de l’encyclique du pape François. Nous encourageons les pasteurs à l’utiliser pour leurs prêches, aux éducateurs à s’appuyer sur elle pour enseigner, aux universitaires à travailler à partir d’elle et à tous, de la lire ».

Pour bien marquer le coup, ils ont même réalisé un programme d’étude sur 4 semaines à destination des adultes engagés dans les paroisses, universités et séminaires de ces Eglises luthériennes. C’est Terra Rowe, un doctorant luthérien de la Drew University qui est à l’origine de ce projet.

Si vous lisez l’anglais, vous pouvez aussi consulter un sermon sur l’encyclique du pasteur Leah Schade, de l’Eglise Unie en Christ, de Lewisburg (Pensylvannie) et une réflexion de Jacob Erickson, « écothéologien » (!) luthérien du Saint Olaf’s College

En juin dernier déjà, le rev. Elisabeth A. Eaton, évêque présidente de l’Eglise évangélique luthérienne américaine avait souligné qu’elle se joignait aux appels du pape pour que les responsables du monde puissent agir courageusement pour le respect du climat.

ROME – Blanc et vert

2015 Pape Fiat (2)Le correspondant du journal La Croix à Rome propose une réflexion intéressante au terme du voyage du pape aux Etats-Unis.

Un pape plus vert

posté par Sébastien Maillard le Mardi 29 septembre 2015

Un pape vert ? Un surnom osé pour l’homme en blanc mais un qualificatif qui résume un message essentiel du voyage qu’il vient d’accomplir à Cuba et aux Etats-Unis. Jusqu’au dernier jour de sa visite, dimanche à Philadelphie, le pape François a parlé de la « maison commune », en référence à son encyclique Laudato si’. L’environnement, il en aura été question d’emblée après son arrivée à la Maison-Blanche, où le pape a défendu la lutte contre le changement climatique devant un président Obama ravi. Même plaidoyer, le lendemain, dans son discours historique devant un Congrès, actuellement dominé par les Républicains. Et le jour suivant, dans son allocution aux Nations unies. Même à Cuba, auprès de Fidel Castro, la conversation a tourné, d’après le pape, autour de l’écologie – et non sur le passé -.
Mais c’est bien au siège de l’Onu, à New York, qu’il a le plus longuement traité de cette question, laquelle par définition concerne la Terre entière. Le pape François y a parlé de « l’existence d’un vrai droit de l’environnement ». De « la sacralité de la nature créée ». Il a mis tout son poids pour que la conférence de Paris sur le climat (COP21) aboutisse à un accord.
Si François Hollande, qui accueillera ce sommet, était absent de l’assemblée générale des Nations unies le jour où s’exprimait le pape, celui-ci disposait devant lui d’un auditoire attentif et décisif comptant une centaine de chefs d’Etat ou de gouvernement, dont Angela Merkel arrivée plus tôt à l’Onu pour l’occasion, et des personnalités de l’envergure d’un Bill Gates.
Jamais sans doute un chef de l’Eglise catholique ne se sera avancé aussi loin sur le sujet, indissociable, à ses yeux, de la « sacralité de la vie » et de la lutte contre la pauvreté dans le monde. Théologiquement, il aurait peut-être commencé à opérer une évolution de la doctrine de l’Eglise sur le sujet, en reconnaissant à l’environnement un droit propre – idem, dans un autre registre, en plaidant au Congrès « la cause de l’abolition totale de la peine de mort »
Et pour tous ceux qui n’auront pas lu ses discours en matière d’environnement ou son encyclique, le pape a trouvé à bord de sa petite Fiat, qui tranchait net avec les 4×4 aux vitres fumées de son escorte de sécurité, un véhicule efficace à sa communication outre-Atlantique.
A côté de cette audace, assumée tranquillement la fenêtre grande ouverte, il aura pour le reste navigué avec prudence dans les eaux troubles que ce périple lui faisait traverser. Non par pusillanimité ou timidité – ce n’est pas son style, on le sait – mais par intelligence de la situation. Il s’est montré ainsi doux critique avec le régime Castro, à un moment délicat de sa négociation de normalisation avec les Etats-Unis. Prudent à Washington entre Républicains et Démocrates pour ne pas bénéficier davantage à l’un des camps à l’approche de la présidentielle américaine, tout en affirmant ce qu’il avait à dire. Prudent encore à Philadelphie, à la rencontre mondiale des familles, à la veille d’un difficile Synode des évêques sur ce thème. Prudent désormais à bord du vol retour, lorsqu’il prend les questions de la presse, pour éviter qu’une expression mal choisie ou mal interprétée fasse immédiatement le tour médiatique de la planète et lui renvoie une volée.. de bois vert.

PAPE FRANCOIS – Appel à développer une « culture de protection »

2015 Pape CongrèsAlors que l’impressionnant discours du pape devant l’ONU vient de s’achever (on en parlera bientôt), petit rappel du discours prononcé devant le Congrès américain.

Où l’on voit que Laudato si n’est pas le fruit d’un gauchisme irréel, mais bien celui d’une belle volonté de dialogue avec tous et d’une pensée globale des « biens communs » qui se tiennent tous (et qu’on ne peut donc pas séparer), réunissant justice sociale et respect de la terre.

La juste utilisation des ressources naturelles, la convenable application de la technologie et l’exploitation de l’esprit d’entreprise sont des éléments essentiels d?une économie qui vise à être moderne, inclusive et durable. L’activité d’entreprise, qui est une vocation noble orientée à produire de la richesse et à améliorer le monde pour tous, peut être une manière très féconde de promouvoir la région où elle installe ses projets, surtout si on comprend que la création d’emplois est incontournable.

Le bien commun inclut aussi la terre, un thème central de ma récente encyclique, qui tend à faire dialoguer sur tout ce qui touche à l’avenir de la terre et de l’humanité. « Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous. Dans Laudato Si’, j’ai invité au courage et à la responsabilité en vue de redresser la barre et d’inverser les effets les plus graves de la détérioration environnementale causée par l’activité humaine. Je suis certain que nous pouvons faire la différence et je n’ai aucun doute que les Etats-Unis ont un rôle important à jouer. C’est le moment d’actions et de stratégies courageuses, visant à mettre en oeuvre une culture de protection et une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature.

La liberté humaine est capable de limiter la technique, de l’orienter. Elle interpelle notre intelligence et nous dit comment cultiver et limiter notre pouvoir, comment mettre la technologie au service d’un autre type de progrès, plus sain, plus humain, plus social, plus intégral

DL

ETATS-UNIS – Obama et les douze apôtres

2015 Obama Champions catholiquesLe site Aleteia vient de rendre compte de la rencontre du président Obama avec une douzaine de représentants religieux très engagés dans les questions environnementales. Des hommes et des femmes qui « ont fait preuve de leadership clair à travers les États-Unis et partout dans le monde par leurs efforts pour éduquer les autres sur les implications de la justice morale et sociale liées au changement climatique ». Parmi eux deux catholiques :

Soeur Joan est sœur franciscaine, directrice exécutive du Nouveau-Mexique Interfaith Power and Light. Patrick Carolan, lui, est directeur du réseau d’action des Franciscains. (…)Tous deux ont modestement confié avoir été surpris par cette nomination : « Parmi toutes ces personnes [reçues par le président], nombreux sont ceux qui font du bon travail. C’est une vraie bénédiction d’être parmi eux », a déclaré Patrick Carolan. « Tous les gens honorés sont des gens avec qui je collabore. Cela témoigne à quel point cette communauté est connectée, tel que le préconise le pape François dans son encyclique, Laudato si’. Nous avons tous besoin d’être connectés et nous le sommes tous », a-t-il affirmé. Sœur Joan reconnaît elle aussi que la coopération entre tous les acteurs religieux est une condition-clé : « Dans le travail que je fais avec Interfaith Power and Light, nous collaborons avec un certain nombre d’organisations parce que, lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons faire beaucoup de bien », s’est-elle réjouie.La religieuse franciscaine du Minnesota dit constater de nettes améliorations dans la compréhension de l’importance de prendre soin de toute création de Dieu. « Je découvre que de plus en plus de personnes de foi font les bonnes connexions et reconnaissent que les problèmes sont énormes et qu’ils nécessitent un engagement à plusieurs niveaux. »

Mais aussi, et c’est dommage qu’Aleteia l’ait oublié, d’autres chrétiens d’autres confessions, à côté de croyants musulmans, juif et hindous.

Ainsi par exemple

  • la pasteur Kim Morrom, de l’Eglise unie du Christ. Elle est notamment directrice du réseau « Nebraska Interfaith Power and Light », très engagé pour aider les communautés croyantes à répondre au changement climatique. ELle est aussi « ministre du développement durable » à l’église First-Plyumouth, à Lincoln et intervient à l’université du Nebraska. SI vous comprenez l’anglais, vous pouvez la rencontrer à travers une de ses homélies ci dessous.

  • 2015 Steven Beumer2015 Durley et Lamb2015 YearwoodSteven Beumer est un membre de l’église luthérienne de Saint Jean l’évangéliste à WInter Park, en Floride, très engagé sur des programmes de développement durable au sein des communautés.
    Cassandra Carmichael est la directrice du réseau « National Religious Partnership for the Environment », rassemblant des membres juifs, catholiques, évangéliques, protestants. Elle a travaillé aussi avec le Conseil national des Eglises, oeuvrant à mettre en place de nombreux programmes d’action pour les 37 Eglises membres de ce réseau.
    Gérard Durley est un membre très engagé d’une église baptiste d’Atlanta, notamment sur les questions des droits civiques et désormais aussi sur les enjeux environnementaux.
    Rachel Lamb est une des responsables d’un comité engageant de jeunes chrétiens évangéliques pour des actions pour le climat (YECA), particulièrement actif sur les campus universitaires.
    Et le révérend Lennox Yearwood, rapeur à ses heures et activiste très engagé sur les questions environnementales. Le blog E&E l’a déjà présenté il y a quelques temps.
  • Les autres lauréats sont Huda Alkaff, fondatrice en 2005 sur groupe environnemental musulman du Wisconsin, Nana Firman qui encourage les communautés musulmanes américaines à des pratiques écoresponsables, le rabbin Marc Soloway, de la Congrégation Bonai Shalom à Boulder (Colorado), très engagés dans les questions d’agriculture et de communautés écoresponsables. Et enfin l’hindoue Sunita Viswanath, activitiste pour les droits humains et particulièrement les droits des femmes, en Afghanistan notamment. Militante d’un hindouisme social très engagé sur les questions du respect de l’environnement.

DL