ECOLOGIE – Des psychologies de pleine terre

2016-09-21_michelmaxime_egger

Michel Maxime Egger est un théologien orthodoxe qui travaille depuis quelques années sur une approche originale, celle de l’écopsychologie. Une approche intuitive et spirituelle des enjeux écologiques.

On pourra la découvrir par exemple le 21 septembre prochain à Genève (CH) pour un échange sur le chemin qui nous relie à la Terre, « entre gratitude et action ». On peut aussi découvrir son travail avec d’autres sur le site Trilogies.

DL

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ECOLOGIE – Sur le divan

Egger_Soigner-l'esprit,-guérir-la-Terre_Couv-2L’ami Michel Maxime apporte une nouvelle pierre à la réflexion écologique. Son dernier ouvrage aborde en effet la question de « l’écopsychologie », un domaine peu connu en Europe mais très puissant dans les milieux anglo-saxons. De Carl Jung à Paul Shepard, en passant par bien d’autres auteurs, le domaine décrit toutes les ramifications que dessine une pensée holistique de l’écologie pour l’humanité aujourd’hui.

Cet ouvrage fait découvrir un mouvement important et quasi inconnu en Europe continentale. Puisant ses racines dans la contre-culture américaine des années 1960, l’écopsychologie s’est cristallisée dans les années 1990 en Californie et développée depuis lors essentiellement dans le monde anglo-saxon. Elle se veut une réponse novatrice et profonde au défi majeur que constitue la crise écologique. S’inspirant notamment des travaux pionniers du psychanalyste Carl G. Jung, elle est incarnée par des figures comme le professeur d’écologie humaine Paul Shepard, l’historien visionnaire Theodore Roszak et l’écophilosophe bouddhiste Joanna Macy. Ces quatre penseurs font tous l’objet d’un chapitre-portrait.
L’écopsychologie regroupe des approches théoriques et pratiques diverses qui convoquent de nombreux apports : écologie profonde, psychologie transpersonnelle, éthologie, théorie des systèmes, spiritualité, écoféminisme, etc. Cette hétérogénéité fait d’elle moins une nouvelle discipline universitaire ou branche de la psychologie qu’un projet transdisciplinaire qui donne une place centrale à l’expérience subjective. Cela ne signifie pas cependant qu’il n’y a pas de lignes de force communes. C’est précisément ce que l’ouvrage met en relief, à travers une approche qui se veut synthétique, objective et critique. Synthétique, en présentant – de manière articulée – les principaux axes de réflexion et de pratique. Objective, en donnant la parole aux auteurs eux-mêmes. Critique, car certaines positions font l’objet de débats parmi les écopsychologues.

Michel Maxime EGGER
Soigner l’esprit, guérir la Terre. Introduction à l’écopsychologie
Editions Labor et Fides, 2015, 296 p., 25 €

DL