La patience de la terre

Le blog E&E a déjà évoqué la belle aventure écologique des soeurs dominicaines de Taulignan dans la Drôme. Une vidéo réalisée il y a quelques temps présente leur travail et leur approche.


DL

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Sisters acts

dominicainesAlors qu’un nombre croissant de pipelines transportant du gaz naturel liquéfié sont en projet, de manière à pouvoir relier les opérations de fracturation hydraulique dans le Nord-est avec les industries chimiques du Sud, nous, membres de trois communautés religieuses du « Kentucky Holy Land », avons rejoint de nombreux citoyens dans l’opposition à la construction de tels pipelines dans notre Etat. Nous nous rangeons du côté de ceux qui s’opposent aux risques élevés imposés aux écosystèmes naturels et au bien être des humains par la course en cours qui cherche à tendre à « l’indépendance énergétique », supposant la création de larges infrastructures pour l’extraction, le raffinage et la combustion de plus en plus d’énergies fossiles. Nous appelons d’urgence, au contraire, au développement de politiques nationales et d’infrastructures qui faciliteront une transition vers les énergies renouvelables.

Le blog E&E a déjà évoqué la mobilisation de ces Dominicaines (notamment) contre les projets industriels en cours. Elle passe désormais par cet appel qu’on signé déjà de très nombreuses autres communautés à travers le pays ! La transition énergétique américaine viendrait-elle des couvents ?

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Toute la Clarté sur le bio

Dans un numéro récent du magazine Pèlerin consacré à la Fête de la Nature (fin mai), j’ai commis une petite visite au monastère des Dominicaines de Taulignan, dans la Drôme. Une belle aventure spirituelle et écologique, comme on les aime. A découvrir ci dessous.

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Signe d’étang

Le journal français Libération aime traiter de sujets décalés. En voici un exemple récent  : l’histoire de la vidange d’un étang au sein d’une propriété des dominicaines du Saint Esprit à Pontcalec (une congrégation enseignante traditionaliste catholique…) Une vidange  due à un accident d’entretien, mais qui permet aussi de poursuivre la restauration de la continuité des cours d’eau en cours dans la région. Une restauration qui va aussi à l’encontre des habitudes des habitants. Quant aux sœurs, imperturbables, mis à part la nostalgie de leur étang, seul compte la mission éducatrice (classique) des enfants qui est la leur. A croire que la nature n’a rien à nous apprendre. Est-ce que Thomas d’Aquin serait bien d’accord ?

DL

L’autre Sisteract

Les religieuses américaines sont pleines de ressources, comme l’ont montré les évènements récents. C’est vrai aussi du côté des chantiers écologiques. Ainsi, les Soeurs dominicaines situées près de la frontières mexicaine au Texas qui ont fondé il y a dix ans le sanctuaire « Sisterfarm » (la ferme des Soeurs). Une ferme dédiée à la biodiversité culturelle et naturelle, en tentant de vivre en bonne entente avec la nature. Une attention à la diversité du vivant qui à pour perspective celui sur la paix, comme l’indique par exemple l’écologiste indienne Vandana Shiva.

Le projet « Cultivons la diversité » se déploie dans cette ferme autour de trois dimensions : d’abord une pratique locale, sous la forme d’un modèle réplicable de vie écoresponsable (soutenable) via la permaculture de 3 hectares de terrain agricole autour du centre, assurant un respect du vivant sous toutes ses formes. On y trouve des techniques de composts, de récupération d’eau, de conservation d’énergie, de produits non-toxiques etc.  Ce projet est accompagné de l’édition d’une petite revue évoquant le lien entre respect de la terre et spiritualité, notamment à partir du regard féminin et des populations minoritaires. Enfin, la troisième dimension du site est de mener un certain nombre de combats, en partant notamment de la voix des sagesses des femmes latinos qui ont gardé un lien fort à la terre, entre respect écologique et sens de la justice sociale.

Contact : www.sisterfarm.org

Source : Article de Rich Heffernon, sur Ecocatholic

Des Dominicaines « clairement » bio

travail_champs_religieuses Au cours des Assises chrétiennes de l’écologie organisées en novembre dernier à Saint-Etienne, l’atelier « Vie monastique et engagement écologique » a donné la parole à Frère Guillaume, du monastère bénédictin de la Pierre Qui Vire et à Sœur Dominique, dominicaine de la communauté drômoise de la Clarté Notre-Dame. Un article de Chantal Joly présente cette dernière communauté.

Les Dominicaines de la Clarté Notre-Dame, en Drôme provençale, sont « dans le département le plus bio de France ». Pour autant, leur action se limitait jusqu’à peu « à une modération dans les besoins, le souci de la qualité des produits, l’apport de la nature pour prier ». Jusqu’à la fermeture d’un atelier de reliure et la résiliation d’un contrat de fermage. Sœur Dominique raconte cette « conversion » : « Nous cherchions un travail or le Seigneur nous avait donné des terres : sept hectares avec des bâtiments. Pierre Rabhi, un prophète en agro-écologie, nous a alertées sur nos ressources en thym et romarin. Les Sœurs orthodoxes de Solan, pionnières dans ce domaine, nous ont conseillées. La chambre d’agriculture nous a supérieurement aidées. Lire la suite