RENDEZ-VOUS – Pour ne pas laisser l’écologie en rade

2018 ECOLOGIE Eglise Toulon DiaconieOui, c’est bien d’un rendez-vous à Toulon dont il s’agit. Un colloque qui se déroule le 12 juin prochain et qui croise écologies environnementale et sociale. Il est organisé par le service formation de l’Union diaconale du Var en partenariat avec le Conservatoire du littoral et le magazine Pèlerin.

La journée croisera plusieurs regards et expériences pour enrichir notre vie quotidienne et les pratiques de celles et ceux qui s’engagent pour construire un monde plus fraternel avec les plus démunis.

« Il est fondamental de chercher des solutions d’écologie intégrale qui prennent en compte les interactions des systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale, l’autre sociale, mais une seule et même crise socio-environnementale… Il faut une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour restaurer la dignité des exclus, et simultanément préserver la nature. »
Pape François, Laudato Si §139.

Intervenants :
Dominique LANG – Prêtre assomptionniste et journaliste au Pèlerin
François FOUCHIER – Délégué Régional PACA au Conservatoire du littoral
Gilles REBECHE – Diacre, animateur de la diaconie dans le Var
Tarif : 5€ / Lieu : DDEC – Salle Tabgha – impasse Mirabeau – 83000 Toulon / Inscription obligatoire avant le mardi 5 juin auprès du service formation de l’UDV / Contacts : formation@udv-services.fr ou 04 94 24 90 01

 

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ANIMAUX – Pas de paix sans respect

On me signale la préparation d’un colloque œcuménique à Strasbourg, le 22 octobre, sur la question du respect de la vie animale.

2016 COlloque ANimal

Parmi les intervenants pressentis, signalons Sébastien Arsac de l’association L214, le F. Bernard Durel, dominicain et écologiste engagé, JEnny Litzelmann, philosophe et directrice de la Maison d’Albert Schweitzer à Gusnbach, Corinne Pelluchon, philosophe et David Chauvet, juriste.

Pour Jacqueline Berthelon, membre de Pax Christi et du réseau oecuménique Justice, Paix et Sauvegarde de la Création, qui est responsable de l’organisation de cette journée, la question du bien être animal est tout simplement celle d’une cohérence intérieure véritable pour chaque être humain.

Pouvons-nous trouver la paix intérieure à côté de la souffrance d’ un autre, en étant
divisés en nous-mêmes, en occultant quand il le faut notre aspiration à l’ amour et à la compassion, en étant séparés de la nature et de nos compagnons de planète, nos frères et soeurs, ainsi que le concevait saint François d’ Assise, avant que la science ne le confirme ? Si la réponse est non, pouvons- nous espérer construire une société de paix ? Un oecuménisme universel fondé sur l’ amour et le respect de toute vie peut il porter cette espérance ?

Les constats de la raison.
La raison constate l’ interdépendance entre la souffrance animale,le désastre écologique, la santé humaine, la souffrance au travail dans l’ univers de la production industrielle de viande. L’ éclairage de Jean-Claude Nouët, médecin et président d’ honneur de la Ligue Française des Droits de l’ Animal, fait apparaître que « la fascination pour la violence, le sang et la douleur est toujours psychiquement inquiétante ». La raison constate aussi l’ interdépendance entre l’ animal thérapeute et la personne, entre l’empathie et la bonne santé.

La spiritualité et les religions.
La spiritualité aussi est interrogée avec la science et la philosophie : La terre appartient elle à l’ homme ou l’ homme à la terre ? Notre relation à l’ animal et aux animaux interroge notre religion qui exprime en dogmes, en paroles et en actes notre relation à Dieu et à la création. Un livre chrétien réfléchit à cela, dont le titre est « La terre comme soi même », de Michel Maxime Egger, préfacé par Pierre Rabhi . A son tour, l’ encyclique Laudato si proclame l’ unité de la création avec les mots du patriarche Bartholomée : « C’ est notre humble conviction que le divin et l’ humain se rencontrent même dans les plus petits détails du vêtement sans coutures de la  création de Dieu, jusque dans l’ infime grain de poussière de notre planète ». (§9)
Les chocs subis par la sensibilité et les constats faits par la raison , provoquent et
conduisent à une remise en question de nos valeurs fondamentales à l’oeuvre dans notre relation à la nature et à la vie, telles qu’ elles légitiment le fonctionnement de notre civilisation, si l’ on peut employer ce mot pour désigner la barbarie évoquée auparavant. Cette réflexion concerne chacun de nous, dans sa libre conscience, mais aussi les religions, fondatrices de sens, qui paraissent, à ce jour, avoir échoué à conduire l’ homme vers le plus haut de soi- même, en même temps qu’ à l’ ouvrir à l’ amour et au respect de toute vie, dans l’ intuition de l’ unité de la création.

COLLOQUE – Interreligieux climatique au Sénat

J’avais annoncé le colloque au Sénat. Plusieurs articles en ont rendu compte dans la presse. Voici déjà celui du Monde et un peu plus loin celui du magazine Terra Eco.

Le « plaidoyer » pour le climat des six religions de France

LE MONDE | 22.05.2015 à 10h59 • Mis à jour le 22.05.2015 à 15h00 | Par Cécile Chambraud

Les principaux cultes existant en France ont décidé de s’unir pour être audibles dans la préparation de la conférence de Paris sur les changements climatiques (COP21), qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre. François Hollande recevra le 1er juillet à l’Elysée les représentants des catholiques, des protestants, des orthodoxes, des musulmans, des juifs et des bouddhistes, qui, depuis 2010, se rencontrent tous les mois dans le cadre de l’informelle Conférence des responsables de culte en France (CRCF). Observant un jeûne ce jour-là, ils remettront au président de la République un texte commun interreligieux, un « plaidoyer » selon le terme utilisé par François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, qui assure la présidence tournante de la CRCF.Le MOnde Sénat Religions

Quel sera le contenu de ce texte ? Pour commencer à y travailler, la CRCF a organisé, jeudi 21 mai, au Sénat, à Paris, un colloque qui réunissait des représentants de ces six confessions. Ils y avaient convié Nicolas Hulot. L’envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète pouvait d’ailleurs se considérer comme pas tout à fait étranger à cette initiative. En février 2014, devant la crainte d’un « échec » de la conférence de Paris par manque de volonté des politiques, Nicolas Hulot avait appelé dans Le Monde les autorités religieuses à « provoquer un sursaut de conscience face à la crise climatique actuelle ».Pour contribuer à cette mobilisation, le militant écologiste s’est rendu trois fois au Vatican, a tenté de convaincre le pape d’aller au symbolique Mont-Saint-Michel lors d’un voyage en France initialement envisagé en 2015, et a aussi rencontré le patriarche de Constantinople Bartholomée.

« La crise climatique est l’ultime injustice »

Jeudi 21, Nicolas Hulot a exhorté les représentants français des religions à apporter une « dimension verticale » à la « profonde crise de civilisation » née du changement climatique. « L’âme du monde est malade, a-t-il affirmé. Vous avez des voix qui passent au-dessus du bruit de fond de la société. La crise climatique est l’ultime injustice. Elle affecte prioritairement les personnes en situation de vulnérabilité. Elle fait le lit de toutes les radicalisations et de tous les intégrismes. Pour la première fois dans l’Histoire, il y a un enjeu qui vaut pour toutes les sociétés, pour toutes les cultures. »

Les délégués des six confessions ont fait un constat partagé sur la profondeur de la crise et l’urgence d’y répondre. « Nous sommes dans une période favorable pour nous ressaisir et ne pas sombrer dans le catastrophisme. Un autre avenir est possible », a assuré Jean-Luc Brunin, l’évêque du Havre et président du conseil famille et société à la Conférence des évêques de France. Même si ces différentes familles spirituelles ne peuvent se prévaloir d’avoir été des précurseurs sur la question du changement climatique, les confessions chrétiennes travaillent le sujet depuis plusieurs mois, chacune de son côté. Les représentants des trois grandes religions révélées ont rappelé ce qui, dans les textes sur lesquels elles reposent, fonde leurs conceptions des rapports entre l’homme et la nature, notamment dans les récits de la Création. Certains ont estimé que les religions avaient peut-être laissé le champ libre à une interprétation qui oppose l’homme et son environnement et qu’il y avait place pour un travail théologique. « Une anthropologie humaine à repenser », a résumé Mgr Brunin.

« Savoir rassembler »

Après des mois marqués par les répercussions des attentats de janvier à Paris et les interrogations autour du djihadisme, les participants à cette initiative ont aussi apprécié de pouvoir se retrouver autour d’un sujet moins explosif. « Il faut saisir l’occasion de débats qui rapprochent dans notre société, observe Joël Mergui, président du Consistoire central. Dans une situation de crise, il est indispensable de savoir rassembler. » Anouar Kbibech, président du Rassemblement des musulmans de France, qui prendra la présidence du Conseil français du culte musulman le 30 juin, a exprimé son « bonheur » de ne pas être une fois de plus interrogé sur « des repas halal dans les cantines, le voile ou la longueur des jupes », sujets de controverses récurrentes.

En filigrane de cette initiative commune, les représentants des différentes confessions voient tout l’intérêt qu’ils peuvent avoir à se saisir d’un sujet comme le changement climatique, au moment où le contenu du principe de laïcité fait l’objet de polémiques incessantes. Pas religieux au sens strict, pas aussi clivant que les questions de bioéthique ou de pratiques sexuelles, il concerne par nature toutes les familles spirituelles. Aussi leur participation au débat public est-elle sans doute moins sujette à controverse.Sur le climat, a affirmé François Clavairoly, « les cultes ne se positionnent nullement en surplomb de la société comme des donneurs de leçon. Mais ils ne sont pas timides au point de s’effacer et ils collaborent avec les forces vives du pays ». « Inclure les religions dans la réflexion collective, c’est la plus belle laïcité », a affirmé le grand rabbin de France, Haïm Korsia.

Voici le CR du magazine TERRA ECO

L’écologie enfin en odeur de sainteté

Qui de Bouddha, de Dieu ou d’Allah se soucie le plus du climat ? Le 21 mai les représentants de six confessions planchaient sur un plaidoyer commun en vue de la COP21. Derrière un volontarisme partagé, le défi climatique bouscule des certitudes.

Les religions aiment les arbres. Le quidam qui, ce jeudi 21 mai, aurait franchit par hasard la porte du colloque « Le Climat : quel enjeu pour les religions ? » sans en connaître l’intitulé, pourrait voir dans cette déclaration d’amour au végétal le message clé de la journée. « Chaque musulman qui plante un arbre, accomplit un acte de charité », explique Tarik Bengazai, assis ce matin au troisième sous-sol du Sénat pour représenter l’Islam. « Si tu es en train de planter un arbre et qu’on t’annonce la venue du Messie, le Messie attendra », rappelle le rabbin Michaël Azoulay qui porte la voix du judaïsme. L’Eglise orthodoxe, elle, prend de la hauteur, « qui aime la création, aime les créatures », sermonne Monseigneur Emmanuel, le président des évêques orthodoxes de France. A la tribune, kippa et robe bouddhiste se côtoient. Catholiques, protestants, orthodoxes, juifs, bouddhistes et musulmans, les représentants de six confessions piochent tour à tour dans leurs versets pour démontrer l’écolo-compatibilité de leur foi.

« Ce colloque inaugure la collaboration inter-religieuse vers la COP21 ( la conférence internationale sur le climat qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain NDLR) », précise François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France. Le pasteur préside également la Conférence des responsables de cultes en France (CRCF) qui, depuis cinq ans, réunit régulièrement les instances religieuses pour des discutions informelles. Ce mois-ci, le rendez-vous est crucial : la CRCF planche sur un plaidoyer inter-religieux qu’elle remettra le 1er juillet à François Hollande. L’idée ? User de son «  autorité morale », pour dire sa préoccupation face à l’enjeu climatique et pousser les décideurs à l’ambition en vue de la COP21. Devant la grandeur de la tâche, l’Assemblée est ravie. Surtout Anouar Kbibech, le président du rassemblement des musulmans de France, « content de ne pas répondre sur des questions polémiques de repas de substitution ou de longueur de robes à l’école ». Chez les protestants, Martin Kopp y voit une opportunité d’apaisement. « Depuis les événement de Charlie Hebdo, les religions sont sur la défensive, le climat est un sujet sur lequel on peut montrer que nos voix peuvent aussi peser positivement. »

Avec Shabbat, 52 jours sans voitures par an

Commence alors la surenchère. A la tribune, la Fédération protestante de France (FPF) ne manque pas de rappeler qu’elle vient de publier Les changements climatiques (Editions Olivetan, 2014), un petit livre « vendu 8 euros » précise Martin Kopp. Dans la salle, le membre d’une association chrétienne brandit Enjeux et défis écologiques pour l’avenir (Editions du cerf, 2012), l’ouvrage des évêques catholiques. « Et nous c’est 3 euros », nargue-t-il. Eclats de rire dans la salle. Sur l’estrade Anouar Kbibech fait profil bas. « Côté musulman nous n’avons pas produit de littérature sur la question, on a sans doute moins pris conscience de l’urgence, dans les mosquées on parle peu d’environnement », confesse-t-il. Dans la chorale des bons élèves, Monseigneur Brunin rappelle la sortie en juin de l’encyclique sur l’Ecologie humaine du pape François tandis que le représentant du judaïsme tente de voler la vedette au moine bouddhiste. « Les associations écologistes peinent à imposer un jour sans voiture par an… Ce n’est pas pour dire mais avec Shabbat nous avons 52 jours sans voitures par an, et même 60 en comptant les jours de fête », souligne Michaël Azoulay. Les protestants rappellent que l’union de ses églises d’Alsace-Lorraine subventionne les investissements en faveur de l’environnement à hauteur de 20%. De quoi refaire l’isolation des presbytères.L’ambiance est bon enfant. Par moment pourtant, l’autosatisfaction laisse poindre des mea-culpa. La Genèse ne dit-elle pas « Remplissez la Terre, dominez là, soumettez là » ? « On a un peu oublié la suite « “ soignez là, préservez là ” », reconnaît le rabbin Michaël Azoulay. Au nom de l’Eglise catholique, Christine Lang opine : « L’accent a été mis sur l’humain comme être supérieur par excellence, on a oublié qu’il n’existe que dans son environnement. » L’enjeu climatique malmène la vision anthropocentrée du monde que véhiculent la plupart des confessions monothéistes. « Les religions nous ont autorisés à exploiter de façon éhontée la nature. Aujourd’hui elles découvrent que l’homme peut être victime de cette exploitation », résume Jérôme Bignon, président du groupe de travail du Sénat sur le climat et l’environnement.

Bouddha, lui, savait déjà

Fort de cet examen de conscience, les responsable religieux changent de braquet. « Il faut passer d’une logique d’exploitation à une logique de préservation », reconnaît Michaël Azoulay. « On ne peut aller vers un monde décarboné en cherchant une croissance infinie, il faut retrouver les valeur de modération, de sobriété qu’on a perdues », développe Martin Kopp. Silencieux au bout de l’estrade le moine bouddhisme regarde ses collègues avec compassion « On observe en ce moment une évolution de la perception de la nature chez certaines religions monothéistes », se félicite Olivier Reigen Wang-Genh. Bouddha, lui, savait déjà. « L’être humain fait un avec la nature, on ne peut pas l’extraire de son ensemble », rappelle le président de l’union bouddhiste de France. L’écologie ? « Un bouddhiste tombe dedans quand il est petit. »Soucieux de ne pas rester sur la touche, ses acolytes donneront de leur personne. Lorsqu’ils présenteront leur plaidoyer au président de la République, le 1er juillet prochain, ils jeûneront pour montrer leur détermination. Ils réfléchissent à inviter François Hollande à faire de même. Et « même si le jeûne n’est pas vraiment le truc des protestants », le pasteur Clavairoly ne fera pas exception.

Mais l’examen de conscience a ses limites. Les cultes français envisagent-ils d’exclure tout investissement de leurs deniers dans certains secteurs polluants, comme le fait l’Eglise anglicane ? Le président de la CRCF botte en touche « vous ne devez pas être consciente de l’état des finances des églises », rétorque-il à la journaliste de Pèlerin magazine qui l’interrogeait. Quant à la révolution théologique… « Protéger l’environnement ce n’est pas renier la centralité de l’homme, nuance Michaël Azoulay, c’est quelque chose que nous devons faire, ne serait-ce que par opportunisme. » L’accusation d’anthropocentrisme fait également tiquer le grand Rabbin de France, Haïm Korsia « L’impératif d’attention à la nature ne doit pas exclure l’homme, rappelons nous que les textes disent l’homme est comme l’arbre des champs ». Ça faisait longtemps…

ORTHODOXIE – Halki est beau le messager qui vient sur la montagne

2015 HalkiLe blog E&E a déjà évoqué la mobilisation du patriarche Bartholomée sur les questions environnementales. Après le travail fait sur les grands fleuves du monde, il invite désormais chaque année à un sommet sur l’environnement, à Halki, sur cette petite île qui accueillait le séminaire grec orthodoxe et qui est désormais un institut d’études théologiques.

Ce 2e sommet se déroulera du 8 au 10 juin et a pour titre « Théologie, Ecologie et Parole : un colloque sur l’environnement, la littérature et les arts ».Un colloque universitaire donc, organisé en collaboration avec la Southern New Hampshire University. Une rencontre qui fait aussi écho au Symposium international sur « Religion, science et environnement » qui s’était déroulé en  1995 à Patmos.

« L’objectif du colloque – explique le Patriarche œcuménique dans un message diffusé par les moyens de communication du Patriarcat – est d’approfondir les racines littéraires et philosophiques de notre préoccupation pour une gestion de l’environnement équilibrée et soutenable ».

Parmi les intervenants figurent des lettrés tels que Terry Tempest Williams et des théologiens tels que l’anglican Timothy Gorringe.La première intervention sera confiée au Métropolite Iohannis.

DL

Source: Agence Fides

ROME – Une terre et des hommes

Académie ColloqueVoilà que l’ami Martin Kopp (!) nous informe de ce qui se joue au Vatican (;p) !! En l’occurence, un colloque à venir qui se déroulera au Vatican le 28 avril prochain. Une rencontre intitulée « Protéger la terre, rendre plus digne l’humanité ».

Le colloque, organisé par l’Académie pontificale des Sciences et le Conseil pontifical Justice et paix, cherchera à faire réfléchir sur les dimensions morales du changement climatique et du développement durable, par le biais de discussions entre scientifiques, responsables religieux et personnalités des programmes de développement durables. Le but de la conférence, ouverte par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon,  est, selon les organisateurs, de trouver un « consensus sur le fait que le développement durable est compatible avec les traditions religieuses actuelles, dans leur attention spéciale aux plus vulnérables. » La question de la traite esclavagiste des personnes aujourd’hui sera abordée à la fin de cette session, d’autant qu’un autre colloque, qui se déroule du 17 au 21 avril, traitera spécifiquement cette question.

On l’aura compris : la démarche romaine consiste à mobiliser les traditions spirituelles autour de ce sujet et il est fort à parier que la future encyclique évoquera ce chantier du dialogue inter-religieux et oecuménique, au service de la planète. Il est fort à parier aussi que la visite du pape à New York, en septembre prochain le manifestera aussi. Peut être même osera t-il interpeller le Congrès américain à Washingon sur ce sujet ? Une étude récente laisse entendre que 56 % des membres du Congrès actuel, soit 169 membres, expriment des doutes sur la science qui a mis à jour le dérèglement climatique en cours. 35 d’entre eux sont catholiques.

A noter aussi que le cardinal ghanéen président du Conseil pontifical Justice et paix, Peter Turkson, devrait se rendre à la conférence de Paris à la fin de l’année.

DL

RENDEZ-VOUS – Gardiens de la paix… et de la Création

Affiche-finale-Colloque-2015Dans moins d’un mois, Pax Christi France organise son colloque annuel, sur le thème : « Si tu veux la paix, protège la Création. » Une bonne occasion pour continuer à réfléchir et à se mobiliser sur les urgences de solidarité liées au changement climatique en cours. Car il s’agit bien d’un défi moral et d’une question de justice, avant tout…

Et voici le programme. Les inscriptions sont ouvertes. Une bonne occasion de se retrouver et de préparer l’autre initiative que nous lançons : une marche, fin août, sans doute de Lyon (ou d’ailleurs) jusqu’à Saint-Etienne pour les Assises chrétiennes de l’écologie.

Plus d’infos ici. Et voici le programme.

colloque-2015.-programme

DL

 

 

COLLOQUE – Des animaux et des hommes

2015 Création colloqueChristine me signale un colloque universitaire à venir (12 au 14 mars) à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg, sur le thème prometteur de : « La restauration de la Création : quelle place pour les animaux ? »

Plus d’infos ici

Programme de ce colloque passionnant
Le colloque est organisé dans le cadre du programme de recherche de l’Equipe de Recherches sur le christianisme ancien et médiéval pour 2013-2017 : « Théologie de la création : des animaux et des hommes ». Relire sous cet angle les œuvres des philosophes et théologiens anciens et médiévaux n’est pas sans résonance avec les préoccupations les plus actuelles dans notre société et parmi les chercheurs : c’est le cas d’une réflexion de plus en plus attentive sur la redéfinition du statut juridique des animaux, de la part, en même temps, des philosophes, des théologiens, mais aussi des juristes et des hommes politiques. Les intervenants du colloque, biblistes, patrologues, médiévistes et philosophes souhaitent aborder le thème complexe du statut des animaux dans la pensée chrétienne ancienne et médiévale selon une perspective eschatologique, en se concentrant, en particulier, sur la question du salut des animaux dans le projet divin. Dans une perspective pluridisciplinaire, exposés et discussions susciteront, nous l’espérons, une réflexion féconde.

Contact et inscriptions auprès des organisateurs : Isabel IRIBARREN, iribar@unistra.fr

DL