DEVOTION – Marie des arbres

A l’occasion d’un article récent pour le magazine PELERIN, j’ai mené une petite enquête sur la présence de statues de la Vierge dans certains arbres vénérables.

Carte arbre

Si vous connaissez d’autres sites où la dévotion mariale (ou autre) est liée à un arbre particulier, je suis preneur de toute info pour essayer de continuer à compléter la liste ci jointe.

N’hésitez pas à laisser un commentaire.

DL

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EGLISES – L’Eglise de la Contrée

eglise-arbre-3 eglise-arbre-4Un peu de légèreté en ce jour un peu lourd… Une église verte -littéralement pour le coup-, à découvrir en Nouvelle Zélande. La question qui demeure : est-ce la paroisse des Hobbits voisins ?

En quatre ans, Brian Cox, paysagiste et jardinier, a planté des arbres déjà bien avancés autour d’un cadre en fer qui sert de tuteur géant. « Je suis sorti par ma porte de derrière et j’ai pensé : cet espace a besoin d’une église » – et il a commencé. « J’ai nettoyé la zone en avril 2011 et ai fait l’armature de fer »

Et les feuilles de chant, elles sont à lire directement sur les branches ?

DL

SPIRITUALITE – Un peu d’eucalyptus pour la paix intérieure

2015 Taizé expoEt puis, il y a la rencontre entre la foi et la nature. Une rencontre qui vaut bien des discours. Exemple ? Le travail de F. Denis, frère de Taizé, qui, dans sa petite fraternité de Nairobi (Kenya) concilie présence aux autres et à la terre, d’une bien belle manière.

Le site de la communauté de Taizé en rend compte :

Après cinquante ans de vie fraternelle à Taizé et en Afrique, et un long itinéraire en architecture, frère Denis a rejoint en 2010 la fraternité naissante de Nairobi (Kenya), créée dans l’élan de la Rencontre Internationale de Jeunes qui a eu lieu dans cette ville en 2008. Fini l’architecture mais le cadre de vie est beau et les grands arbres qui entourent la maison proposent une nouvelle piste. Un eucalyptus géant mue chaque année et perd des mètres carrés d’écorce vouée à pourrir sur le sol ; le massif de bambous offre des feuilles de vieil or, et il y a aussi les flamboyants, les acacias… L’idée vient d’utiliser ces trésors pour des collages sur bois, d’abord en petit format qu’on appellera « buisson ardent », « arbre de vie », « échelle de Jacob » , « eau vive », avant de passer à une plus grande échelle pour la décoration de la chapelle qui accueille la prière des frères et des jeunes.

Et puis des scènes de l’Évangile, prototypes des stations de ce qui pourrait devenir un chemin de pèlerinage dans les alentours de la fraternité. Il y a aussi une dimension pastorale dans cette recherche. Si souvent les jeunes nous disent : « On n’a pas de moyen », ce qui peut se traduire par : « On ne peut rien faire ». Leur montrer qu’on peut faire, créer quelque chose avec presque rien, avec ce qui est là, offert, c’est peut-être ouvrir un chemin à certains d’entre eux. Durant les semaines de rencontres que la fraternité accueille, il est ainsi proposé un carrefour « De la récup à l’art » ou mieux en anglais « From scrap to art ». Et puis bien sûr, il y a aussi les oiseaux qui folâtrent, splendides, autour de la maison. On voudrait pouvoir en garder la trace, partager avec d’autres l’émerveillement.

Comme on fait son jardin

Le denier numéro du journal protestant Réforme consacre un dossier, en plusieurs épisodes, à la question des jardins. On y découvrira notamment l’initiative allemande des Tafelgarten. Et une intéressante réflexion d’historien sur la place des arbres. N’hésitez pas à vous procurer un exemplaire de ce journal hebdomadaire daté du 4 juillet, n° 3520.

DL

Je t’ai vu sous le figuier

Bernardins arbres 2013Le dernier numéro du magazine du diocèse de Paris « Paris Notre Dame » évoque l’exposition en cours aux Bernardins consacrée aux… arbres !

« L’arbre est un être vivant vertical qui porte du fruit et se renouvelle. L’image de l’arbre est abondante dans les Ecritures et dans la tradition. (…) Il est intéressant de constater qu’à notre époque, l’arbre continue à avoir un fort pouvoir symboilque. Il nous parle aussi d’écologie. A l’heure où l’art est libéré de la représentativité et marqué par la technologie, beaucoup d’artistes continuent à s’y intéresser. »

Extrait d’un commentaire de Jérome Alexandre, professeur de théologie dogmatique et codirecteur du département « La parole de l’art » au Collège des Bernardins.

Bonne année les chênes, cèdres, oliviers et autres baobabs…

chagallBonne année ? Eh bien oui ! Dans la traduction juive en tout cas telle qu’elle s’ébauche dans  le Premier Testament, le 26 janvier de cette année correspond au 15 du mois de Shvat (Tou bi Shvat ט »ו בשבט). Une date symbolique évoquant traditionnellement la fin de la saison pluvieuse hivernale en Israël. Un bon moment pour… planter des arbres et en récolter les fruits quelques années plus tard. Si la date est fixe pour un évènement quand même très lié aux variations saisonnières et climatiques, c’est pour rappeler, disent les commentateurs juifs, que si la nature est importante, la prière l’est encore bien plus pour recevoir les fruits de la grâce pour sa vie…

Mais la spiritualité juive va plus loin encore.  Pour le commentateur Rachi, il faut distinguer dans la nature le fonctionnement des légumes qui absorbent directement l’eau de la pluie jusqu’à la cueillette, de celui des fruits des arbres qui constituent d’abord des réserves de sève à partir de ces eaux de pluies. Réserves dans lesquelles les fruits en devenir vont puiser bien plus tard. Le nouvel an des arbres correspond pour Rachi au début de cette période. Lire la suite