ALIMENTATION – Discussion à table ouverte

2018 ECOLOGIE Eglises CMR AlimentationJ’arrive un peu tard, mais l’info vaut la peine d’être connue : trois mouvement d’Eglise ont organisé le 5 avril dernier une conférence publique pour faire le point sur les Etats généraux de l’alimentation.

La conférence qui s’est déroulées à Belmont d’Azergues (69) a donné la parole à Béatrice MOLIERE, ingénieur agriculture, diététicienne-nutritionniste  et membre du CMR. A Maureen JORAND, responsable du plaidoyer à la Souveraineté Alimentaire, politique commerciale internationale au CCFD-TS et à Antoine PARISET, agriculteur, porte-parole Rhône de la Confédération paysanne. Une bonne occasion pour saisir les débats qui ont eu lieu en 2017 et le projet de loi en cours de discussion.

De fait, le CCFD-TS, le MRJC et le CMR ont été partie prenante du processus au travers d’une plateforme associative regroupant une cinquantaine de mouvements et associations, intitulée Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaireCes trois mouvement, rassemblé en un Réseau Agriculture Alimentation Santé expliquent

Si ce projet de loi semble vouloir en finir avec le dumping commercial des produits agro-alimentaires et lutter contre le gaspillage, rien ne semble engagé contre la libre circulation de produits mondiaux largement subventionnés et vendus en dessous de leurs coûts de production. De même, de nombreuses questions subsistent sur la sécurité alimentaire tant sur les marchés extérieurs (CETA – TAFTA – Amérique du Sud) que sur notre production intérieure qui souffre de l’absence de cadre et d’aide aux agriculteurs qui veulent s’engager dans une conversion bio-agro-écologique.

 

 

Et ils rajoutent aussi

Pour nous, mouvements d’Eglise, après la lecture de ce joyau que constitue l’encyclique Laudato Si’, il nous nous est apparu, comme disciples du Christ, impossible de ne pas nous sentir concernés par ces trois sujets (Agriculture, Alimentation et Santé) tous trois « liés »: « [la] responsabilité vis-à-vis d’une terre qui est à Dieu implique que l’être humain, doué d’intelligence, respecte les lois de la nature et les délicats équilibres entre les êtres de ce monde »(Laudato Si’ § 68).

DL

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PROJET – Là haut sur la montagne

2018 ECOLOGIE Eglises PubMedit_Lambert_Version4Marcher est sans doute un des meilleurs moyens pour nous émerveiller devant notre terre. Deux jésuites suisses l’ont compris, proposant, du 22 au 28 juillet prochain, une belle expérience en plein montagne.

L’intérêt de la (dé)marche est aussi de rassembler pour l’occasion des participants francophones et germanophones de toute confessions (voire même sans confession…) et le tout à un prix très abordable.
Pour retrouver le lien qui nous unit à la création dans sa diversité et son mystère… et régénérer l’espoir de faire évoluer les sociétés humaines vers des modes de vie plus durables. 
DL

 

APPEL – Notre Dame des Landes, priez pour nous

2018 ECOLOGIE Eglises ZAD.jpgLes amis du site « Notre Dame des Landes Bien commun » nous invitent à ne pas rester indifférent aux évènements en cours. Ils lancent un appel pour résister aux expulsions en cours qui ne respectent plus l’accord de départ.

Voici leur texte qui rappelle que l’encyclique Laudato si soutient les projets collectifs agricoles qui reposent une autre approche du bien commun.

Nous avions lancé en décembre 2016 un appel contre l’expulsion des agriculteurs à Notre Dame des Landes. Vous avez été plus d’un millier à soutenir cet appel. La lutte collective a permis d’éviter les expulsions. Et le projet d’aéroport a été enfin abandonné en février 2018.

Mais depuis lundi 9 avril 2018, nous renouvelons notre appel à lutter contre l’expulsion menée par l’État. Nous respectons la décision de rouvrir les routes et de garantir la liberté de circulation sur le territoire, et nous avions compris que les sites ayant élaboré un projet agricole ne seraient pas détruits. Au contraire, le site des « 100 noms » qui porte un réel projet collectif, qui avait déposé collectivement un projet, a été détruit ce lundi. Parce que ce n’était pas un projet « individuel » ! Et l’État annonce vouloir en détruire d’autres.

Nous demandons qu’un véritable dialogue soit mis en place, respectant le choix légitime de projets collectifs, qui sont d’ailleurs une tradition dans le milieu agricole. Comme l’écrit le Pape dans Laudato si : « On peut faciliter des formes de coopération ou d’organisation communautaire qui défendent les intérêts des petits producteurs et pré­servent les écosystèmes locaux de la déprédation. » (180).

 

DL

Pour infos

Le collectif Copain 44 explique :

: « Le site des Cent Noms, habité depuis plus de 5 ans, développe un projet agricole porté par un jeune agriculteur ingénieur agronome. Il est déjà déclaré porteur de projet à la chambre d’agriculture. Ce projet est réparti en deux volets autour de l’élevage ovin : un premier en brebis laitière avec transformation fromagère. Un bâtiment de 430 m² a déjà été construit (et aujourd’hui détruit). Un 2e projet associatif de production de brebis viande destiné à la formation pour la conduite de troupeaux, l’écopaturage, le sylvopastoralisme et la valorisation des pâturages humides. Le projet s’appuie sur des terres occupées depuis 5 ans et ont la potentialité de se développer avec des fermes mitoyennes à reprendre pour atteindre 45 hectares. L’ensemble de ce projet est pensé dans l’objectif de la mutualisation des moyens de production. Ce lieu était aussi un lieu de vie regroupant plusieurs habitants déclarés par trois fois auprès de la préfecture comme résidents à cet endroit. »

RENCONTRE – Heureux les artisans (écologiques) de paix

2018 ECOLOGIE Eglises Pierre Jean CluadeL’ami Jean-Claude Pierre, infatigable « pèlerin de la terre », donnera une conférence, le 18 avril prochain, sur le thème « Paix sur la Terre, paix à la Terre ».

La rencontre se déroulera à la médiathèque Saint-Yves de Saint-Brieuc, à 17 h 30 et est organisée par le Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) et la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), qui offriront aussi à cette occasion un verre de l’amitié composé de produits locaux.

2018 ECOLOGIE Eglises Jean Claude Pierre.jpgOccasion de (re)découvrir cet homme engagé de longue date dans la préservation et la sauvegarde de l’environnement en Bretagne. Co-fondateur de plusieurs associations bretonnes (Eau et Rivières de Bretagne, en 1969, de Nature et Culture en 1991, du Réseau Cohérence en 1997, de l’Institut de Silfiac en 2008), son grand combat est la défense de l’eau comme milieu de vie et comme ressource à préserver. Il compte plus de 2 000 conférences sur les thèmes relevant de la nature et de la promotion d’un authentique développement durable et solidaire à son compteur. Il intervient dans tous les milieux : les collectivités, les entreprises et dans le monde de l’éducation. Dans son dernier livre, “L’appel de Gaïa”, il développe l’idée selon laquelle la Terre, puisqu’elle est la demeure des Hommes, doit être considérée comme sacrée.

DL

 

SPIRITUALITE – L’heure de la retraite a sonné

2018 ECOLOGIE Eglises flyer-NDWeb-écologie2018Le temps de prendre sa retraite ? En l’occurence, la retraite annuelle du site Notre-Dame du Web dédiée à l’écologie et qui se déroulera du 17 au 23 juin prochain.

Cette retraite existe depuis bientôt dix ans et inaugure cette année une nouvelle formule, avec une proposition sur sept jours, avec l’accès à un fichier audio pour « prier en chemin » etc.

Les organisateurs précisent :
Les thèmes adoptés pour chacune de nos 7 journées vont suivre le cheminement proposé dans les 7 chapitres du petit livre des éditions Vie Chrétienne «Sauvegarder la Création», paru en février de cette année.
2018 ECOLOGIE Eglises 610-RVX52p38 Sauvegarder la création.png.jpgIl est indiqué sur le site jésuite Vie chrétienne que l’ouvrage Sauvegarder la création, un défi spirituel reprend en fait des pages issues de la revue Progressio de 1976 (n°76)  publiée par la Communauté mondiale de Vie chrétienne, ainsi que de la Boîte à outils d’octobre 1975 (L’écologie dans ma vie), fruit de la collaboration entre la Communauté de Vie chrétienne de Belgique francophone, le centre spirituel ignatien La Pairelle et le Centre Avec (centre d’analyse sociale des Jésuites en Belgique francophone et Luxembourg).
DL
PS : Je n’ai rien contre le recyclage éditorial, mais j’espère juste qu’il y a bien eu une mise à jour des contenus (!), d’autant qu’il est précisé que le livre « propose au lecteur des réflexions sur l’état de la planète et sur notre responsabilité de chrétiens, mais aussi des exercices spirituels, nourris de la Parole de Dieu et de textes de prière, pour lui permettre de mieux contempler la Création et louer le Créateur, discerner sa part dans le péché écologique et agir pour répondre aux appels pressants de la Terre. » J’imagine bien que la spiritualité ignatienne est durable : mais il ne faudrait pas qu’elle soit « hors sol »…

CLIMAT – Quand un Papou nous ramène à la raison

2018 ECOLOGIE Mgr RibatParole de missionnaire et de cardinal : « La meilleure manière pour moi de servir quotidiennement les gens de mon peuple est de lutter contre le changement climatique. »

Mgr John Ribat, 60 ans, est l’archevêque de Port-Moresby en Papouasie Nouvelle-Guinée. De fait, il est aussi le premier cardinal du pays. Il est aussi membre des missionnaires du Sacré-Coeur de Jésus. Son souci autour du dérèglement climatique vient de ce que son pays est directement confronté à l’élévation du niveau de la mer. Tout comme les côtes des USA, comme l’ont montré les évènements liés à la tempête Harvey il y a peu. Et c’est aussi pour cela qu’il partage sa réflexion dans un grand quotidien américain, pour aider à réveiller les consciences de ce pays grand producteur de gaz à effets de serre. C’est à cette fin que le cardinal a aussi tenu un discours devant le Congrès américain, interpellant les responsables politiques à prendre soin, eux aussi, de leurs peuples, en luttant ensemble contre le dérèglement climatique en cours.

About 18 months ago, I was at home in Papua New Guinea when a papal ambassador visited me with unexpected news. The Catholic Church in Papua New Guinea was receiving its very first cardinal, and it was I who had been appointed.

From that life-changing moment, one question has been foremost in my mind: how to best serve my people? For us in Papua New Guinea, as for many people here in the U.S., the answer is both simple and very challenging. One of the best ways to serve everyday people is to address climate change.

A concern that confronts residents of both the U.S. and Papua New Guinea is our rising seas, which are driven upwards by melting glaciers and warming waters. I come from a nation of islands in the southern Pacific Ocean, and rising seas mean that water creeps constantly closer to shoreline homes, schools, and businesses. Of course, sea level rise also threatens homes and livelihoods in the U.S., with the highly populated economic powerhouses of Miami and New York City being prime examples.In the U.S., the incredible scenes of flooding in Houston that Hurricane Harvey brought us were likely a result of a fairly normal storm meeting abnormally warm coastal waters. For us Pacific Islanders, a similar event occurred in 2008, when 65,000 people were displaced by this combination of sea level rise and weather.

My vocation has led me to hours of crisis inside the homes and businesses of many people who suffer the consequences of a warmer world. As a person of faith, I believe that God calls us to care for one another. Because climate change hurts so many people, solving it is central to our faith. That’s among the reasons why it’s been the subject of papal teaching for decades, starting with Saint Pope John Paul II, continuing through Pope Emeritus Benedict XVI, and finding expression today in Pope Francis. Last week, I visited the U.S. Congress. There and elsewhere, I spoke with leaders from both sides of the political spectrum who see, as I do, that addressing climate change is one of the most important ways to serve our sisters and brothers in Christ. I learned that the U.S. military has identified climate change as being one of the world’s biggest threats.

The science on climate change is clear. It is driven by the enormous amounts of fossil fuels like coal, oil, and natural gas that we burn. Of course, these fuels have been essential to our modern prosperity, and we owe miners and oilmen a debt of gratitude for the difficult, dangerous jobs they’ve held that made that prosperity possible. However, we now know that burning these fuels releases gases that act like a blanket in our atmosphere, where they trap the sun’s heat close to the surface of our planet. This wreaks havoc with our planet’s sensitive thermostat, leading to warmer seas (and the extreme storms they generate), changing rainfall patterns (and more conflicts among subsistence farmers), and wider territory for mosquitoes (and the malaria they carry).

These challenges reveal that climate change isn’t a political issue, but a human issue. The good news is that we do have the power to turn this around. Scientists, businesses, and faith leaders are already working hand-in-hand to solve this crisis, and they are already creating good jobs and energy choices. Clean energy now supports more jobs in the U.S. than coal does. We have a terrific start. But we’re deep into a crisis that affects all of us, and we need to pull together to face it. Much more ambition is needed, right away, to protect creation and all of us who share it.

People in Papua New Guinea and people in the U.S. face many of the same challenges when it comes to climate change. As the congressional leaders I spoke to return to their districts this year, I hope that they will share with their communities the good news that they are serving their people by addressing climate change.

On pourra lire aussi avec intérêt un autre entretien réalisé à cette occasion où le cardinal souligne le lien entre prédation envers la terre et pensée colonialiste.

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RENCONTRE – Climat favorable dans le Missouri

Du 22 au 24 avril prochain, l’université américaine Saint-Louis organise un colloque rassemblant la fine fleur de la recherche sur le climat et les défis environnementaux.

C’est une réponse directe aux appels du pape à rassembler les énergies de tous pour défendre le bien commun de notre terre, notre maison commune. C’est aussi un rassemblement qui célèbre le deuxième centenaire de la prestigieuse université jésuite du Missouri.

Parmi les intervenants, -dont de nombreux experts du GIEC – il faut noter aussi la présence du cardinal Turkson ainsi que plusieurs représentants de réseaux protestants évangéliques mobilisés par les questions climatiques.

DL