RESUMES

2016 Klein TOut peut changerRésumé de l’ouvrage de Naomi Klein, « Tout peut changer ».

 

AVANT-PROPOS
Note : Les citations de l’auteur seront indiquées en italique
Abréviation : GES : Gaz à effet de serre

Les conséquences du changement climatique sont tellement effrayantes qu’elles suscitent souvent le déni. Mais ce sombre avenir peut être évité, à condition de tout changer de fond en comble. Les arguments prétendant que l’argent manque pour ce faire sont fallacieux : nous avons bien vu avec quelle facilité il fut trouvé pour renflouer les banques lorsque les élites décidèrent de déclarer l’état de crise. Dans son livre « La Stratégie du choc », Naomi Klein a démontré comment les milieux d’affaires ont systématiquement tiré profit des crises survenues pendant les quarante dernières années, grâce aux politiques destinées à enrichir une petite minorité : dérèglementations, réduction des dépenses sociales, privatisations à grande échelle. Les crises ont aussi servi à justifier de graves atteintes aux libertés civiles et à d’épouvantables violations des droits de l’homme.

Pourquoi la crise climatique échapperait-elle à la règle ?
Constats : Car on en voit déjà les prémisses, qui font se réjouir ouvertement un géant de l’armement, ravi de voir le volume de ses affaires augmenter face à la panique sécuritaire. On peut déjà mentionner :

  • La privatisation des forêts communales pour en faire des fermes forestières ou des réserves écologiques permettant à leurs propriétaires d’accumuler la très lucrative arnaque des « crédits-carbone » ;
  • La confiscation des semences ;
  • Les profits immobiliers suite aux reconstructions en zones non inondables…

Le système actuel est conçu pour apporter de nouvelles façons de privatiser les biens communs et de mettre les catastrophes au service du profit ; livré à lui-même, il n’est capable de rien d’autre.
Face à ce système de pillage des biens publics et de « profitation », les mouvements citoyens de protestation se multiplient. La conférence de Copenhague de 2009 a été l’occasion d’ouvrir les yeux sur le manque de volonté réel des gouvernements à intervenir efficacement au niveau des émissions de GES. En 2012, un rapport de la Banque Mondiale présente les risques que comporte « l’objectif des 2°C » :
« Fonte de la calotte glaciaire antarctique, hausse du niveau de la mer, dégradation du fleuve Amazone avec conséquences dévastatrices sur les écosystèmes régionaux, vagues de chaleur extrême, déclin des réserves mondiales de nourriture… »

Causes : Où est le problème ?
« Le système économique et la planète sont en guerre l’un contre l’autre » (Henry Red Cloud)
Si le nécessaire n’a pas encore été fait pour réduire les émissions, c’est parce que les politiques à mettre en oeuvre sont fondamentalement incompatibles avec le capitalisme dérèglementé dont l’idéologie a dominé toute la période durant laquelle nous nous sommes démenés pour trouver une issue à la crise du climat. Le problème est moins technique que politique. Les solutions, connues depuis longtemps, se heurtent aux obstacles idéologiques.
Ce livre propose une (…) stratégie qui consiste à voir grand, à agir en profondeur et à rompre avec le fondamentalisme marchand, cette idéologie suffocante qui est devenue le pire ennemi de la santé de la planète.

CHAPITRE 1

2016 NK chapitre 1

CHAPITRE 2

2016 NK chapitre 2