FORMATION – Il y a aussi des campus en transition…

DCIM100MEDIADJI_0030.JPGL’ami Agnès me transmet une invitation pour soutenir un nouveau lieu de formation, le « campus de la transition ». Cela se passe dans le beau domaine de Forges (entre Fontainebleau et Melun), mis à disposition par les Religieuses de l’Assomption.

Mais comme toute bonne transition qui se respecte, la première étape est de remettre le lieu en état. Pour cela, quelques fins de semaine s’annoncent dans les mois à venir pour mettre la main à la pâte. (12-13 mai (avec des scouts) ; 26-27 mai (avec la visite de Jonathan Dawson + qqs étudiants du Schumacher College) ; 2-3 juin ; 16-17 juin ; les semaines des 9 et 16 juillet (avec des scouts en camp sur place)) L’idée est de préparer la rentrée de septembre 2018. Pour une formation qui doit aider à « se former en se transformant soi-même pour donner sens à sa vie professionnelle en alliant économie, écologie et humanisme. Nouvelle économie, nouvelle conscience, nouveau rapport aux autres et à la nature pour une relation plus juste à la Terre et à la multitude des peuples qui l’habitent. »

Avec des enseignements de hauts niveaux et interdisciplinaires en économie de la transition: Droit, compta, finances, sciences humaines, éthique, …Une autre façon d’apprendre, une pédagogie coopérative et expérimentale dans un lieu – le domaine de Forges – lui-même en transition vers un objectif zéro carbone et inséré dans une économie bio-locale; des ateliers pratiques et coopératifs, des expériences de terrain, des voyages apprenants; un apprentissage de la communication non-violente, une certaine sobriété et le partage des tâches du quotidien comme partie intégrale du projet (source d’inspiration: le Schumacher College en Angleterre)

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ECOLOGIE – L’appel et Le Saux

Les frères de Saint-Jean préparent leur colloque à Notre-Dame du Chêne, du côté de Vion (Sarthe). A cette occasion, le journal La Croix donne la parole à Mgr Yves Le Saux.

L’évêque du Mans sera en effet présent au colloque organisé par les Frères de Saint-Jean, dans leur sanctuaire sarthois de Notre-Dame-du-Chêne. Avec lui interviendront aussi le philosophe Bertrand Vergely (Sauver la planète ?), le Fr.François-Frédéric Lot (Maître des Etudes des Frères de Saint-Jean) (Le corps augmenté, quelle attente ?) ; Hervé Coves, agronome franciscain (Sagesse du sol et rythme du vivant) mais aussi Tugdual Derville (De la terre à la personne), Tebaldo Vinciguerra (Le lien social au cœur de la question écologique), Gaultier Bès (Conversion écologique et progrès), Marianne Durano ( Quelle place pour le corps dans la conversion écologique ?) sans oublier différents forums sur l’agroécologie, les médecines naturelles, l’alimentation, l’économie solidaire, la famille etc.
Le journal Ouest France titre avec délice (et une belle faute d’orthographe)
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Dans un autre quotidien régional, on évoque la conversion à la permaculture, pour ces Frères de Saint-Jean qui ont 4 ha de terres à transformer…
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Et encore un autre traitement journalistique plus confus encore…
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EXTRAIT DE L’ENTRETIEN PARU DANS LA CROIX LE 12 AVRIL 2018

Où en est la réception de l’encyclique Laudato si’, près de trois ans après sa parution ? Avez-vous le sentiment que les catholiques se sont convertis à l’écologie ?

Mgr Yves Le Saux : L’un des domaines dans lesquels se perçoivent les effets du texte, c’est le dialogue avec le monde agricole. Le texte du pape constitue une base commune pour prendre de la distance et réfléchir aux pratiques. Il a permis de mettre autour d’une table des gens qui avaient auparavant du mal à se rencontrer.On voit aussi le changement au niveau individuel, même si cela reste modeste pour l’heure. Cette évolution se manifeste surtout chez ceux qui ont pris le temps de lire le texte et de réfléchir vraiment à ce à quoi il nous appelle, c’est-à-dire à un changement de mode de vie. Dans certaines paroisses aussi, les pratiques commencent à évoluer. Ce sont des petites choses concrètes, comme la gestion du chauffage ou des déchets. C’est de toute façon un processus à long terme, mais il est lancé.

Sur le plan des idées, l’écologie est une porte d’entrée vers les questions anthropologiques. Très vite, quand on s’intéresse à l’environnement, on est amené à s’interroger sur l’homme, sur sa place dans le monde. Et la question, au fond, est de savoir quelle société nous voulons pour l’avenir. Ce sont des réflexions qui peuvent être assez radicales, qui nous invitent notamment à revisiter nos modèles économiques.On trouvera toujours des climatosceptiques, ou certains qui jugeront que le pape est naïf, mais je crois que c’est vraiment marginal. Il y a une réelle prise de conscience que nous devons vivre autrement, avancer vers une sobriété heureuse, et que le bonheur n’est pas dans le tout-consommation. Maintenant, il faut aller jusqu’au bout de la logique, en adoptant aussi l’écologie humaine. Les débats actuels sur la bioéthique, par exemple, sont liés à ces questions.

L’évêque souligne aussi que le sujet de l’écologie peut permettre à des chrétiens de différentes sensibilités de se retrouver, partageant au final des préoccupations proches. Il note notamment que différentes communautés monastiques commencent à se mobiliser sur ces sujets. Du côté des évêques, selon lui, plusieurs sont bien mobilisés sur le sujet, soutenant des initiatives locales. Mais pour eux aussi, ils ne sont qu’ « au début d’un long processus. »

Par ailleurs, quand des initiatives viennent des fidèles, il faut aussi s’en réjouir. Dans l’Église, tout n’a pas à venir des évêques. D’autant qu’une consigne que donnerait un évêque, ou un discours théorique, ne serait pas forcément efficace. Ce qui compte, ce sont les interactions concrètes qui permettent de lancer des réflexions.

Recueilli par Gauthier Vaillant

AGRICULTURE – Un pasteur auprès des éleveurs

2018 ECOLOGIE Eglise devillard_jLe P. Jean-Noël Devillard, vicaire épiscopal du diocèse d’Autun, vient d’écrire une lettre aux prêtres du diocèse concernant le projet pastoral dont il est chargé en direction des éleveurs et agriculteurs de la région.

Une lettre qui poursuit la réflexion initiée par le synode diocésain local et qui invite aussi à mieux accompagner les mutations du monde agricole actuel. En insistant sur la proximité aux familles et l’accompagnement vers des transitions écologiques  nécessaires. Le document lance un appel à la constitution d’équipes qui prépareront les visites de l’évêque du lieu auprès des éleveurs de la région.

Aux doyens, aux curés, aux diacres et à leurs épouses, aux vicaires épiscopaux. A tous les prêtres du diocèse.

Chers frères,

Permettez-moi revenir plus largement sur le projet diocésain auprès des éleveurs et agriculteurs du diocèse. Il s’agit de se donner les moyens opérationnels pour que notre Église Diocésaine soit proche de ces familles d’éleveurs, d’agriculteurs, qui entretiennent les terroirs et paysages de notre diocèse, produisent ce qui est nécessaire à une alimentation saine des populations (du local-à l’international), en renonçant le plus rapidement possible à une utilisation de produits potentiellement dangereux pour la planète (Air, eau, terre, végétaux-animaux et humains).

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INTERVENTION – L’eau de là, pour la vie d’ici.

2018 ECOLOGIE Forum mondial de l'eauDu 18 au 23 mars se déroule le Forum mondial de l’eau, un de ces grands raout internationaux, qui rassemble acteurs privés et politiques autour de cette thématique cruciale qu’est l’accès à l’eau potable.

A cette occasion, le Français Mgr Bruno-Marie Duffé, Secrétaire du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral et chef de la Délégation du Saint-Siège au Forum s’est fait le porte parole du pape François. Voici les principaux extraits de son intervention.

(Brasilia, 20 mars 2018)

(…) Un apport quantitativement et qualitativement inadéquat en eau représente une frontière entre la mort et la survie, ou encore entre la survie et plusieurs niveaux de bien-être. Il est donc besoin d’un engagement prioritaire de la part des gouvernants, des administrations locales, des investisseurs, des inventeurs, des bâtisseurs, afin que l’eau soit fournie de façon à garantir à tous une vie digne et un authentique développement humain intégral, non pas uniquement la survie. Hélas les statistiques nous rappellent combien de personnes souffrent la soif ou doivent s’approvisionner à des sources polluées ou dangereuses. En 2015, « 844 millions de personnes n’avaient toujours pas accès à des services élémentaires d’approvisionnement en eau de boisson »(1), « 2 milliards de personnes utilisent des points d’eau contaminés par des matières fécales » (2). C’est une honte pour l’humanité du XXIème siècle.

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ECOLOGIE – Rentrée académique sous un chêne

de¦üpliant1[1]Ca bouge du côté de Notre-Dame-du-Chêne. Le petit sanctuaire niché dans la Sarthe, pas loin de l’abbaye de Solesmes, confié à la communauté des Frères de Saint-Jean, va accueillir une  Académie pour une écologie intégrale.

C’est donc un lieu de rencontres et de formations qui nait ainsi, dans un lieu au nom porteur. Déjà, les lieux sont en phase d’aménagement grâce à Jérémie Ancelet, permaculteur de son état.

Un colloque s’annonce le 13-15 avril, portant sur le thème des « nouvelles attentes écologiques », et qui constituera le coup d’envoi de l’Académie.

DL

Plus d’infos : http://www.academie-ecologie-integrale.org

CAREME – Si tu le veux, change cette pierre en plastique

Le site Aleteia pose une question simple mais efficace : et si on faisait un jeûne… de plastique, pendant ce Carême ?

C’est le journaliste Sylvain Dorient qui pose la question en citant par exemple les propositions de l’équipe française du réseau Eglise verte et leur label pour paroisses en transition. Car derrière le plastique se pose la question de nos habitudes tellement évidentes qu’elles sont intouchables, même si elles ne sont pas bonnes pour nous.

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Or n’est-ce pas justement à cela que s’attaquent nos efforts de Carême pour être plus cohérents dans notre vie spirituelle ?

En Angleterre, l’opération s’est formalisée autour d’un groupe Facebook pour soutenir et partager les initiatives en cours, notamment dans nos paroisses

2018 ECOLOGIE Plastique Carême 2018.png

Sylvain commente notamment

Ce message est comme un signe : si on ne limite pas la consommation de plastique, elle trouvera toujours des moyens de se développer, même dans les usages les plus improbables. Un premier pas, pour le pénitent qui souhaite se débarrasser du plastique, est d’éviter les usages les plus absurdes du plastique, les sur-emballages, les sacs jetables pour faire les courses, et les portions toutes découpées.

DL