CONFERENCE – Causons !

Beaucoup d’infos … mais peu de temps pour les publier. Et dire que c’est le Carême !

En passant, un prochain RV dans la région de Rouen

2017 Rouen Mars 2017

 

La soirée débutera par un partage d’expériences locales avec une intervention de la paroisse Sainte-Thérèse de la Vallée du Cailly pilote sur le diocèse de ROUEN en matière d’écologie, de la RESSOURCERIE RESISTES et du réseau des AMAP.

Vendredi 24 mars à 20h au Centre diocésain (41 route de Neufchâtel à Rouen).
Entrée libre

SPIRITUALITE – Qu’on somme d’arrêter !

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Installation de l’artiste Berlinde de Bruckyère

Le Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France prépare un livre sur le thème « Nouveaux modes de vies ? L’appel de Laudato si ». Pour accompagner cette réflexion, le site de la Conférence des Evêques propose aussi, durant les 5 vendredi de Carême, une méditation proposée par Sr Marie-Laure Denès, op, directrice du Service national Famille et Société.

Vendredi 10 mars. Mieux consommer

« Mieux consommer », thème de la deuxième méditation pour le Carême 2017, à partir de « Nouveaux modes de vie ? L’appel de Laudato Si’ ».

Il est important d’assimiler un vieil enseignement présent dans diverses traditions religieuses et aussi dans la Bible. Il s’agit de la conviction que « moins est plus ». En effet l’accumulation constante de possibilités de consommer distrait le coeur et empêche d’évaluer chaque chose et chaque moment. En revanche, le fait d’être sereinement présent à chaque réalité, aussi petite soit-elle, nous ouvre beaucoup plus de possibilités de compréhension et d’épanouissement personnel. La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété et une capacité de jouir avec peu. La sobriété qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. (Laudato Si’, § 222 et 223)
Acheter, consommer, jeter. Quoi de plus banal dans une société dite « de consommation » sensée répondre à tous nos besoins et nous les souffler à l’oreille si nous manquons d’idées ! Quand nous semblons faillir à notre mission de consommateur, la sphère politique et économique redouble d’inventivité pour nous stimuler à nouveau. La montagne sur laquelle nous sommes tentés de planter nos tentes n’est pas celle de la Transfiguration où se révèle un Dieu de lumière comme nous le rappelle l’évangile de ce dimanche [Mt 17, 1-9, ndlr]. Nous nous contentons trop souvent d’être fascinés par ce qui brille sans éclairer, nos nouveaux veaux d’or. Toujours plus, quand je veux : quelle liberté ! Et pourtant, qui n’a jamais eu l’impression, même de façon fugace, d’être prisonnier de ses biens, esclaves des injonctions à consommer, saturé jusqu’à n’avoir plus envie de rien ? Qui n’a jamais éprouvé le désir de s’alléger, de se désencombrer pour poursuivre la route ?

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AGRICULTURE – Prêtres de salon

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Après le texte des évêques publié il y a quelques jours, une bonne nouvelle glanée par hasard : quelques prêtres du doyenné de Denain sont venus au salon de l’agriculture.

« Avec une attention toute particulière pour les agriculteurs en difficulté, les prêtres du Denaisis sont allés au salon de l’agriculture. », explique le site du diocèse de Cambrai.

On aimerait en savoir un peu plus. En espérant que ces prêtres sont aussi allés visiter tout ce qui émerge de nouveau et de stimulant dans le monde agricole, à côté de la surenchère technologiste du salon…

DL

DOCUMENTAIRE – La nature ? Combien de volumes ?

2017-livre-de-la-natureQue lire de neuf durant ce temps de Carême pour édifier notre foi ? Peut être le livre de… la nature ? Si l’expression « livre de la nature » est ancienne, elle retrouve une pertinence spirituelle et théologique dans ces temps de crise écologique. Un documentaire récent donne la parole à des scientifiques qui sont aussi des hommes de foi.

Le documentaire est l’oeuvre de Fabien Revol et Virginie Berda et est sobrement intitulé « Le livre de la Nature ». Il est produit par l’Université Catholique de Lyon.En voici la présentation (issue du site du Réseau Blaise Pascal)

Le « livre de la nature » est une expression très ancienne qui correspond à l’idée que le monde se présente comme un texte que l’homme peut déchiffrer. Ce texte est censé révéler non seulement l’écriture avec laquelle le monde est écrit mais également des informations sur son auteur. C’est pourquoi ce thème a une portée théologique qui intéresse les croyants de diverses traditions religieuses. Les questions qui se posent sont alors : comment parler de la complémentarité des deux livres de la Révélation : le livre des Écritures et celui de la Nature ? Est-il possible aujourd’hui que les sciences de la nature aident au déchiffrage de ce livre ?

Ces questions, et plusieurs autres, nous les avons posées à des croyants qui présentent la particularité d’avoir des profils interdisciplinaires : tous scientifiques, certains d’entre eux sont également philosophes ou théologiens, ou prêtres, ou les quatre à la fois. Les personnes rencontrées dans ce film sont aussi porteuses de traditions différentes ; chrétienne : catholique, protestante, anglicane, mais aussi musulmane. Ce film ne cherche pas à donner des réponses toutes faites mais à mettre en valeur les interprétations scripturales ou philosophiques qui entrent en discussion au sujet de cette possibilité de connaître Dieu à partir des œuvres de la création.

Dans ce film sont interviewées des personnes au profil interdisciplinaire entre science, philosophie et théologie : François EUVÉ Physicien et théologien, jésuite ; Philippe DETERRE Biologiste au CNRS, prêtre de la Mission de France ; Bruno GUIDERDONI Astrophysicien, musulman ; Mark HARRIS Physicien, théologien, prêtre de l’Église anglicane ; Rafael MARTINEZ Physicien, philosophe, prêtre ; Giuseppe TANZELLA NITTI Astronome et théologien, prêtre ; Denis ALEXANDER Biologiste, directeur du Faraday Institute de Cambridge ; Jean-Louis LÉONHARDT Physicien et mathématicien.

Bon, ça manque un peu de femmes tout cela. A croire que seul les hommes sont capables de concilier la science et la foi. Allez, encore un effort dans la biodiversité humaine…

DL

Pour commander le documentaire, écrire à : scienceetreligion@univ-catholyon.fr

 

LECTURE – A cheval sur l’équité

2017-projet-fev-2017La revue Projet publie son numéro 356, sur le thème de « Inégalités, un défi écologique ? » De très bonnes lectures en perspective pour creuser ces liens incontournables de l’écologie intégrale.

Pour faire entrer dans le sujet, voici l’édito de Jean Merckaert, le rédacteur en chef de la revue jésuite.

En 2015, la fortune cumulée de 62 personnes équivaut à celle de la moitié la plus pauvre de l’humanité, selon Oxfam ! Même si la méthode de calcul peut toujours être débattue, le chiffre reflète une réalité insupportable. Si les inégalités entre pays ont reculé au cours des dernières décennies (Afrique subsaharienne mise à part), celles entre individus ont explosé – et plus encore en termes de patrimoine que de revenus. Dans des proportions certes variables selon les pays – la France se situant quelque part entre le Danemark et les États-Unis – elles ont atteint une telle ampleur que même le Fonds monétaire international, longtemps le héraut du néolibéralisme, s’en inquiète. Mais pas nécessairement pour les bonnes raisons : comme si de leurs incidences sur la croissance pouvait dépendre notre tolérance aux inégalités  !

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JESUITES – A taaaaaaaaaaaable !

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Crédit photo : Didier Rémiot

Fini les sandwiches sur le pouce au Centre Sèvres à Paris ? En tout cas, la réflexion sur la nourriture y est lancée, grâce  la prochaine soirée d' »Ethique publique »,le mardi 7 mars 2017 de 19h15 à 20h45.

 

La soirée, animée par P. François BOËDEC, s.j. et P. Bruno SAINTÔT, s.j.?  est organisée en partenariat avec la revue Etudes et le Département d’éthique bio-médicale du Centre Sèvres. Elle posera la question de la « bonne nourriture », comme enjeu sanitaire et environnemental. Un nutritionniste, Christian RÉMÉSY (1) et un médecin,  Joël MÉNARD (2) apporteront des éléments de réponses, même si a priori, leur réflexion abordera surtout le premier aspect des choses. Une bonne réflexion à venir, pour accompagner l’extase collective du Salon de l’agriculture…

La qualité globale de l’offre alimentaire, son adéquation aux besoins nutritionnels humains et l’adoption de modes alimentaires protecteurs sont des leviers majeurs pour la gestion de la santé publique. De plus le fonctionnement de la chaîne alimentaire a des répercussions écologiques considérables. Heureusement, il existe une bonne concordance entre les modes alimentaires bons pour la santé de l’homme et de la planète. Actuellement les informations nutritionnelles sont très insuffisantes ou parfois même incohérentes. Comment être bien informés sur les bénéfices/risques de ce qui est produit, notamment par les industries agroalimentaires ? Comment adapter nos modes alimentaires pour bien se porter et prévenir de nombreuses pathologies ? Plus largement, pourquoi une « transition alimentaire » devient-elle une nécessité afin de corriger les défauts de la chaîne alimentaire actuelle et ses conséquences négatives sur la santé humaine et l’environnement. Comment définir et faire connaître des modes alimentaires plus durables ?

Et si les maisons d’accueil jésuites devenaient exemplaires en termes d’alimentation locale, de saison et bio, pour mieux connecter l’expérience spirituelle et corporelle ? Une utopie ?

DL

(1) Ancien Directeur de Recherche de l’INRA, ancien Directeur d’une des Unités du Centre de Recherche en Nutrition Humaine de Clermont Ferrand, auteur de Que mangerons-nous demain ? (Odile Jacob, 2005) et L’alimentation durable pour la santé de l’homme et de la planète (Odile Jacob, 2010).
(2) Professeur Emérite de Santé Publique, ancien Directeur Général de la Santé.