ECOLOGIE HUMAINE – En dernier, les peuples premiers ?

Indiens Canada.pngMgr Albert LeGatt n’a pas froid aux yeux. Ou peut être, simplement, fait il preuve d’un bon sens que beaucoup avaient oublié ? Alors qu’avec ses collègues évêques canadiens il s’apprêtait à faire sa visite ad limina à Rome, l’archevêque de Saint-Boniface a publié 15 jours avant son rapport sur l’état de son diocèse. Ce qui ne se fait pas d’habitude…

Occasion d’évoquer une pastorale en pleine mutation au sein de sa région : celle de l’accompagnement des populations autochtones. Une réalité encore douloureuse, puisqu’après guerre, une bonne partie des enfants de ces familles avaient été scolarisés de force dans des internats pour les inculturer. Depuis quelques années, un long processus de guérison des mémoires et de réconciliation est engagé. Un autre pan essentiel de l’écologie humaine intégrale…

Voici l’extrait du rapport sur cette réalité :

Nous avons également une douzaine de « Réserves Indiennes » et des zones de population Métis. Nous avons des prêtres et des agents de pastorale qui exercent leur ministère dans les « Réserves » auprès des nations indigènes qui vivent souvent dans la pauvreté et souffrent d’un taux de chômage élevé, d’alcoolisme, de toxicomanie, de violence familiale et de diverses formes de dépendance.

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ACTION – De l’eau dans le gaz à Colombia

2017 ECOLOGIE Soeurs AdoratricesPas simple d’être religieuse en Pennsylvanie, du côté de Colombia. Surtout quand un pipeline vient traverser votre propriété…

Les religieuses Adoratrices du sang du Christ viennent de perdre une nouvelle bataille dans leur opposition à ce projet. Le 28 septembre dernier, le juge du district a débouté la plainte des religieuses qui soulignaient que le passage forcé de ce pipeline  – le Sunrise pipeline, un tuyau de plus de 200 km qui se raccorde au réseau entre New York et le Texas –  ne respectait pas leur liberté religieuse qui est fondée sur la foi en une Création respectée et protégée. Déçues, les religieuses ont décidé de faire appel.
« Le développement à grande échelle d’opération d’extraction de gaz de schistes et la construction de nouveaux pipelines, ne feront qu’accélérer les dommages imposées à la terre et produiront de grands souffrances à tous les membres de la Création divine. Les pauvres et les plus vulnérables y seront les plus exposés », expliquent les religieuses.

Derrière tout cela, la compagnie Transco est active. Elle a déjà réussi a interdire la construction d’une chapelle envisagée par les soeurs… sur le tracé du pipeline. Mais le bâtiment a quand même été construit en juillet dernier. La commission de régulation fédérale pour l’énergie a, elle, donné son feu vert aux plans de Transco en février dernier, au même moment où les protestataires contre le pipeline qui passe dans le Dakota ont été durement délogés.

Mais dans la région, à côté des religieuses, ce sont plus d’une trentaine de propriétaires terriens qui ont refusé de vendre leurs terres à Transco, retardant d’autant les travaux.

DL

 

Source :

Bonne fête à tous

A l’occasion de la Saint François d’Assise, « patron céleste des écologistes » depuis 1979, un peu de musique pour célébrer l’écologie intégrale qui est le chemin

La chanson, Nani Chinek, chantée en Ibo et Yoruba, est l’oeuvre du frère Franciscain Tansi Ibisi (CFR) et est accompagnée d’images tirées du documentaire  « Mary’s meal. Generation Hope », décrivant le travail d’une ONG qui procure des repas à plus d’un million d’écoliers à travers le monde chaque jour.

DL

SPECTACLE – Le bel ordinaire de François

2017 NDA François d'Assise

Pour clôturer le mois de prière pour la Création, la communauté de la chapelle Notre Dame des Anges à Paris (VIe s.) vous invite à ce beau spectacle évoquant la vie de François d’Assise (c’est le 4 octobre à 20 h 30).

A 18 h 30, il est possible aussi de se retrouver à la crypte du Forum104, pour le temps de prière pour la Création (comme tous les premiers mercredis du mois).

Venez nombreux.

DL

PS : à signaler une conférence intéressante au Forum104 (104 rue de Vaugirard, Paris), ce mardi 3 octobre, de 19 h 30 à 21 h 30 : « La gratitude, moteur de bien être pour soi et pour autrui », par Rebecca Shankland, psychologue.

 

VIE MONASTIQUE – Carmélites paysannes

2017 ECOLOGIE CUT Lettre.pngLes amis des Chrétiens unis pour la terre poursuivent leur aventure. Leur dernière rencontre au Carmel de Mazille leur a notamment permis de renouveler leur lettre d’informations. Et aussi de récolter le témoignage des Carmélites agricoles du lieu.

Sr Julie et Sr Gabrièle, du Carmel de la Paix en Bourgogne.
Ce monastère a été transféré en 1970 de Chalon/Saône jusqu’en haut d’une colline sur la commune de Mazille (près de Cluny). C’est là que cette communauté de 29 moniales s’est lancée dans l’agriculture. Inspirées par Ste Thérèse d’Avila qui a réformé le Carmel au XVIe s. et a décrit l’âme comme un château aux 7 demeures, elles vivent les vœux monastiques d’obéissance, de chasteté et de pauvreté, au sens de simplicité essentielle. Une volonté d’amour, une recherche d’harmonie, le partage des biens et l’énergie consacrée au travail, tout cela est fondé sur la quête de Celui qui habite au centre de ces demeures intérieures. Elles ont trouvé l’équilibre entre prière et travail de leurs mains, elles ne produisent pas pour produire, leur but n’est pas non plus de faire du bio pour faire du bio (elles n’ont pas le label), elles ne commercialisent rien : sur 25 ha, avec leurs 6 vaches qui leur fournissent le lait, le beurre et le fromage, 40 brebis pour la viande (pour l’accueil), 2 grands potagers et des arbres fruitiers (carmel, en hébreu, veut dire verger !), elles sont dans l’autolimitation, juste le nécessaire pour vivre et accueillir leurs hôtes. À l’hôtellerie, pas de tarif fixé, chacun donne selon ses moyens. Leur vocation agricole est concrète, et ressentie encore aujourd’hui très fortement par les novices qui entrent au monastère, d’autant plus que la génération des 20-40 ans est plus sensible à la question de l’écologie. Un lien fort les unit à cette terre qu’elles travaillent et qui leur enseigne de l’intérieur la patience, les lentes
germinations, l’interdépendance. Toute la communauté, toutes générations confondues, de 25 à 90 ans, participe d’une manière ou d’une autre. Le temps des foins, par ex., est un temps fraternel très fort, dans la joie de la récolte. Laisser faire la nature, ne pas la dominer ou tout maîtriser, ce désir qui les habite est en écho profond avec l’Évangile de Jésus. Les premières années après leur transfert, leur changement d’activité avait suscité des interrogations dans l’Ordre du Carmel : peut-on concilier la vie de prière carmélitaine avec tant de travaux agricoles ? (et certes, le travail ne manque pas, même en hiver, avec les agnelages…) – tandis qu’aujourd’hui, leur choix suscite plutôt de l’intérêt, voire de l’émulation ! Agricultrices « en conscience », elles en reçoivent une grande dignité : celle d’être responsables de la meilleure relation possible aux autres, à la terre, et ainsi à la Création tout entière

ANIMAUX – L’écologie triste et sombre de BB

BardotLe Figaro.fr relaie (!!) les propos de Brigitte Bardot – 83 ans – sur les priorités du pape François. Des propos dont l’écologie, pour le coup, ne cherche pas à être « humaine ». Et encore moins nuancée.

Alors que le journal n’en manque pas une pour relayer régulièrement les cris d’orfraie des « mécontents » du pape François, il est donc assez cohérent que les propos – d’une banalité et d’un racisme si assumés – de l’égérie des animaux trouvent là un espace. Le journal rappelle que c’est déjà le troisième courrier qu’envoie Bardot à François, sans réponse.

 « Vous vous penchez sur la misère humaine favorisant étrangement la migration musulmane au détriment des chrétiens du Moyen-Orient, mais plus misérable que le sort de ces humains, reste celui des animaux qui ne bénéficient d’aucun soutien et sont un monde infini de douleurs muettes »

En 2016, elle estimait déjà que le pape François se « tamponnait comme d’une guigne des animaux »du fait de sa non-réaction au devenir de la chapelle (controversée) gallicane Sainte Rita à Paris qui bénissait de temps en temps des animaux (entre autres activités).

Un exemple parmi d’autres qui rappelle que la sensibilité écologique peut se justifier de multiples manières, et pas toujours les plus belles.

DL

RENCONTRE – On bêle fort à Boscodon

BoscodonAutre lieu. L’abbaye de Boscodon (dans les Hautes-Alpes) accueille du 5 au 8 octobre la rencontre « Revenons à nos moutons », qui clôture la saison de ce lieu spirituel et culturel consacrée au thème « Forêt, bois, patrimoine ».

Le samedi, de 15 h à 17, il sera possible de rencontrer des bergers pour mieux connaître les défis actuels de leur vie pastorale : Michel Bouche, technicien patrimoine du Parc National des Écrins, Mickael Cruveiller, éleveur de moutons, Amélie Moncomble, Jean Ritter et André Leroy, bergers. Et le dimanche, outre les visites, on pourra participer à un atelier de feutrage de laine et à diverses activités culturelles.

DL