FORMATION – Il y a aussi des campus en transition…

DCIM100MEDIADJI_0030.JPGL’ami Agnès me transmet une invitation pour soutenir un nouveau lieu de formation, le « campus de la transition ». Cela se passe dans le beau domaine de Forges (entre Fontainebleau et Melun), mis à disposition par les Religieuses de l’Assomption.

Mais comme toute bonne transition qui se respecte, la première étape est de remettre le lieu en état. Pour cela, quelques fins de semaine s’annoncent dans les mois à venir pour mettre la main à la pâte. (12-13 mai (avec des scouts) ; 26-27 mai (avec la visite de Jonathan Dawson + qqs étudiants du Schumacher College) ; 2-3 juin ; 16-17 juin ; les semaines des 9 et 16 juillet (avec des scouts en camp sur place)) L’idée est de préparer la rentrée de septembre 2018. Pour une formation qui doit aider à « se former en se transformant soi-même pour donner sens à sa vie professionnelle en alliant économie, écologie et humanisme. Nouvelle économie, nouvelle conscience, nouveau rapport aux autres et à la nature pour une relation plus juste à la Terre et à la multitude des peuples qui l’habitent. »

Avec des enseignements de hauts niveaux et interdisciplinaires en économie de la transition: Droit, compta, finances, sciences humaines, éthique, …Une autre façon d’apprendre, une pédagogie coopérative et expérimentale dans un lieu – le domaine de Forges – lui-même en transition vers un objectif zéro carbone et inséré dans une économie bio-locale; des ateliers pratiques et coopératifs, des expériences de terrain, des voyages apprenants; un apprentissage de la communication non-violente, une certaine sobriété et le partage des tâches du quotidien comme partie intégrale du projet (source d’inspiration: le Schumacher College en Angleterre)

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VIE MONASTIQUE – Initiation à la nature canadienne

2018 ECOLOGIE Eglises Abbaye CanadaEt du côté des monastères, il en est où le lien à la nature ? Jérome m’informe de l’existence d’une belle aventure canadienne. L’abbaye du Val Notre Dame, au Canada, pourrait bien donner des idées à certains.

Née d’une fondation-fille du monastère français de Bellefontaine, la Trappe s’installe à Oka, au Canada. Le grand monastère, dans les années 1950, compte près de 200 moines et fabrique un délicieux fromage. Un demi-siècle plus tard, la communauté est réduite et décide de s’enfouir plus profondément dans un site naturel préservé. La région de Lanaudière est choisie et les moines viennent s’établir au Val Notre-Dame au pied de la Montagne-Coupée.

Ils y déploient notamment toute une série d’activités, dont celles liées aux fruits de la nature, qui méritent d’être découvertes.

Les monastères recommenceraient-ils à se réinscrire dans leur écosystème ?

DL

INITIATIVES – Les pages vertes de l’annuaire chrétien

2018 ECOLOGIE Initiatives AnnuaireAvec un peu de retard, je transmets enfin l’info des amis des Chrétiens unis pour la terre, petite association chrétienne bien active. Dernière initiative en date : le lancement d’un annuaire des initiatives et des acteurs chrétiens de l’écologie en France.

Dans leur communiqué de lancement, après avoir souligné leur proximité avec ce qui se joue à Nantes, du côté de Notre-Dame-des-Landes, l’association explique :

Aujourd’hui Chrétiens Unis pour la Terre publie un annuaire des initiatives et des acteurs chrétiens de l’écologie en France. Construit sur la base d’informations recueillies initialement lors des Assises Chrétiennes de l’Ecologie qui se sont tenues à Saint-Etienne en 2015, ce nouvel outil permet de découvrir sur une carte, par zone géographique et par rubrique, les initiatives de plus de 163 groupes ou personnes engagées en écologie. Dans la dynamique de l’encyclique Laudato Si’, cet instrument deviendra vite indispensable. C’est en partenariat avec La Vie, le blog Eglises et Ecologie du P. Dominique Lang et la revue Projet du CERAS qu’est lancé ce site

Bien sûr, cet annuaire est appelé à vivre et s’enrichir : il est donc possible, après s’être inscrit, de soumettre un nouvel acteur, individu ou organisme, ou d’ajouter un évènement à l’agenda. Contacts : chretiensunispourlaterre@gmail.com

VIE MONASTIQUE – Carmélites paysannes

2017 ECOLOGIE CUT Lettre.pngLes amis des Chrétiens unis pour la terre poursuivent leur aventure. Leur dernière rencontre au Carmel de Mazille leur a notamment permis de renouveler leur lettre d’informations. Et aussi de récolter le témoignage des Carmélites agricoles du lieu.

Sr Julie et Sr Gabrièle, du Carmel de la Paix en Bourgogne.
Ce monastère a été transféré en 1970 de Chalon/Saône jusqu’en haut d’une colline sur la commune de Mazille (près de Cluny). C’est là que cette communauté de 29 moniales s’est lancée dans l’agriculture. Inspirées par Ste Thérèse d’Avila qui a réformé le Carmel au XVIe s. et a décrit l’âme comme un château aux 7 demeures, elles vivent les vœux monastiques d’obéissance, de chasteté et de pauvreté, au sens de simplicité essentielle. Une volonté d’amour, une recherche d’harmonie, le partage des biens et l’énergie consacrée au travail, tout cela est fondé sur la quête de Celui qui habite au centre de ces demeures intérieures. Elles ont trouvé l’équilibre entre prière et travail de leurs mains, elles ne produisent pas pour produire, leur but n’est pas non plus de faire du bio pour faire du bio (elles n’ont pas le label), elles ne commercialisent rien : sur 25 ha, avec leurs 6 vaches qui leur fournissent le lait, le beurre et le fromage, 40 brebis pour la viande (pour l’accueil), 2 grands potagers et des arbres fruitiers (carmel, en hébreu, veut dire verger !), elles sont dans l’autolimitation, juste le nécessaire pour vivre et accueillir leurs hôtes. À l’hôtellerie, pas de tarif fixé, chacun donne selon ses moyens. Leur vocation agricole est concrète, et ressentie encore aujourd’hui très fortement par les novices qui entrent au monastère, d’autant plus que la génération des 20-40 ans est plus sensible à la question de l’écologie. Un lien fort les unit à cette terre qu’elles travaillent et qui leur enseigne de l’intérieur la patience, les lentes
germinations, l’interdépendance. Toute la communauté, toutes générations confondues, de 25 à 90 ans, participe d’une manière ou d’une autre. Le temps des foins, par ex., est un temps fraternel très fort, dans la joie de la récolte. Laisser faire la nature, ne pas la dominer ou tout maîtriser, ce désir qui les habite est en écho profond avec l’Évangile de Jésus. Les premières années après leur transfert, leur changement d’activité avait suscité des interrogations dans l’Ordre du Carmel : peut-on concilier la vie de prière carmélitaine avec tant de travaux agricoles ? (et certes, le travail ne manque pas, même en hiver, avec les agnelages…) – tandis qu’aujourd’hui, leur choix suscite plutôt de l’intérêt, voire de l’émulation ! Agricultrices « en conscience », elles en reçoivent une grande dignité : celle d’être responsables de la meilleure relation possible aux autres, à la terre, et ainsi à la Création tout entière

JARDINS – Petits semis deviendront grands

2017-axelleDes nouvelles de l’amie Axelle, jardinière parisienne engagée dans le passionnant projet de l’association « Pépins production ». Un projet qui fait entrer l’agriculture urbaine parisienne dans une nouvelle étape : c’est en préparant les semis que l’on prépare les processus de transformation de notre société.

Après un appel au financement collaboratif réussi, l’équipe d’Axelle va participer aux 48heures de l’agriculture urbaine qui se tiendront à Paris le 17 et 18 mars, avec des portes ouvertes et ateliers pédagogiques de semis « que nous lancerons sur nos trois lieux de productions avec la participation de nos bénévoles : La Nursery de Saint Vincent de Paul aux Grands Voisins (Denfert), La Cabane Fleury qui fête ses un an (Square Fleury, 20è arr), et l’ouverture de la pépinière des Lucioles, rue de Chanzy (suite au concours Parisculteurs). »
J’avais commis un article sur ce projet et le parcours d’Axelle dans PELERIN 6939, novembre 2015. A retrouver ici :pelerin-paris-plantes
On peut aussi retrouver Axelle sur son blog
DL

RURAL – Une fabrique made in Oise

2017-fabrique-du-monde-rural-oiseComme il n’y a pas que Trump dans la vie, il est bon de parler d’une autre inauguration peut être bien plus prometteuse… Le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne  (MRJC) et inaugure le vendredi 20 janvier à 17 h, la Fabrique du Monde Rural à Ansauvillers (Oise).

Mais qu’est-ce qu’une Fabrique du Monde Rural ?

 Les Fabriques du Monde Rural sont un projet porté par le MRJC qui vise à créer en milieu rural des lieux gérés et animés par des jeunes, ouverts aux habitants et au territoire et vecteur d’intégration socio-économique des jeunes et de solidarité. Dans l’Oise, le MRJC a acquis un bâtiment en Octobre 2016 où il souhaite proposer des formations citoyennes, de l’hébergement collectif, un café associatif, un jardin partagé. Le lieu est labellisée Fabriques d’Initiatives Citoyennes par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.L’inauguration sera l’occasion de lancer la dynamique nationale des Fabriques, une bonne nouvelle pour les jeunes et les territoires ruraux !

Plus d’infos ici : 2017-fabrique-du-monde-rural-mrjc-picardie

DL

Fabrique du Monde Rural de l’Oise /  2 place de la Mairie / 60120 Ansauvillers

PROJET – Quand Chicago est aux Anges

2016 Chicago Ste Marie des AngesL’église Sainte Marie des Anges est une grande église du nord de Chicago (USA), à Bucktown. Le Fr. John Waiss qui en a la responsabilité porte depuis longtemps une question toute simple : « Comment faire plus avec moins ? »

Il faut dire que l’ancien ingénieur a un bagage suffisant pour pressentir que beaucoup de choses pourraient être entreprises pour améliorer le bilan énergétique de son bâtiment communautaire qui date des années 1920. La question des économies que généreraient l’aménagement de tels bâtiments commence d’ailleurs a être posée aussi par le diocèse lui-même. La paroisse du P. Waiss a commencé par se renseigner autour d’elle et a ainsi rejoint plusieurs programmes officiels d’efficacité énergétique, en les adaptant à une paroisse. Audits gratuits, installation gratuite de lampes LEDS etc : beaucoup de choses étaient ainsi déjà possibles.Mais un travail qui n’est pas toujours simple aussi, quand il s’agit d’éviter les opérations trop commerciales des acteurs privés. D’où l’intérêt de travailler avec d’autres paroisses pour profiter du retour d’expériences. Après la publication de l’encyclique Laudato si, l’archidiocèse a organisé, via un groupe interreligieux, un symposium pour « aider les Eglises sur leur chemin vers l’écoresponsabilité ». Un programme qui s’occupe désormais aussi des écoles, des campus, et d’autres bâtiments des Eglises.
Source : Art. NCR Marie Venner, membre des National Academies’ Transportation Research Board subcommittee on Climate Change, Energy, and Sustainability  et du comité directeur du Global Catholic Climate Movement.