BIODIVERSITE – Des nids douillets pour de drôles de pèlerins

2017 ECOLOGIE Faucun pèlerin

Extrait d’un dossier pour la Fête de la Nature 2017 dans PELERIN

On connaissait les chouettes, les mulots et les abeilles. Désormais, il faut aussi compter sur le retour des faucons pèlerins dans nos clochers d’église. A Lyon, leur retour est même officiel.

Un communiqué de presse du 3 mai annonce l’installation d’un nichoir le 10 mai sur le clocher de l’église de l’Annonciation de Vaise (Lyon 9e). Une démarche qui est le fruit d’une réflexion menée par la Délégation à l’Écologie du diocèse de Lyon auprès de cette paroisse, en lien avec la LPO Rhône.

De quoi soutenir le retour de ces magnifiques oiseaux menacées d’extinction dans les années 1970 en France. Lyon compte déjà, de son côté, 3 couples nichant sur des sites artificiels de ce genre.

Le projet est né suite à l’observation répétée de Faucons pèlerins sur le clocher de l’église de
l’Annonciation. Ce clocher présente toutes les caractéristiques que l’espèce apprécie comme site de nidification et d’affût. Il apparaissait donc particulièrement pertinent d’y poser un nichoir destiné à inciter ces oiseaux à adopter l’endroit comme site de nidification.

 

Publicités

ECOLOGIE -Colloque au Vatican sur les (saintes) espèces ?

 

2016-academie-biodiversite

Le site de la revue « L’écologiste » annonce un colloque intéressant à venir au Vatican ! Vérification faite : il s’agit bien d’un atelier de travail qui se déroulera du 27 février au 1 mars 2017 à l’Académie pontificale des Sciences, sur le thème « Comment sauver le monde naturel duquel nous dépendons ».

Une bonne nouvelle donc, puisqu’enfin, la question du devenir de la biodiversité est abordée frontalement. Dans le texte introductif de l’atelier est évoqué le risque d’une phase d’extinction massive des espèces vivantes, 66 millions d’années après la dernière. Une période intermédiaire qui a permis l’émergence de plus de 10 millions d’organismes eucaryotes (complexes) et un grand nombre d’organismes unicellulaires. Parmi eux, nos aïeuls biologiques, homo erectus et leurs descendants- remontent à 2 millions d’années. « L’homme qui sait » lui n’a que 60 000 ans d’âge et s’est répandu sur tous les continents. Il y a 10 000 ans, la planète devait compter environ… un million d’habitant, dont 100 000 européens. Agriculture, écriture, technologies : les progrès des savoir-faire ont, depuis lors, changé la face du monde en bien. Mais aussi en mal, notamment en impactant directement la survie des autres espèces, dont un bon nombre ont déjà disparu sous les coups du développement de l’agriculture moderne.

Lire la suite

EGLISES – Des (chauve-)souris et des hommes

2016 Grand murinOn était resté, du côté de Sainte-Anne d’Auray (Morbihan), avec cette image des six croix blanches plantées en octobre dernier pour évoquer les suicides d’agriculture. Mais tout n’est pas perdu dans ce monde de brute. Un signe ? Peut être le fait que désormais les chauve-souris vont être protégées dans la basilique. Un bon début

C’est l’association « Bretagne vivante » qui l’annonce : une nouvelle réserve pour protéger un gîte de mise-bas et d’hibernation de « grands murins » (Myotis myotis) a été créé le 16 mars, après avoir été découvert en 2009.

Chauve-souris strictement protégée, le Grand murin figure parmi les espèces européennes dont les populations ont le plus régressé ces soixante dernières années. Cette grande chauve-souris occupe les collatéraux de la célèbre basilique de Sainte-Anne d’Auray aussi bien en hiver qu’en été. Quelques Grands rhinolophes, une autre espèce de chiroptères, sont également présents en hiver.

Cette action de protection associe désormais étroitement la commune, le diocèse de Vannes et Bretagne Vivante dans la gestion des parties de la basilique utilisées par les chauves-souris. La basilique de Sainte-Anne d’Auray est le plus important lieu de pèlerinage de Bretagne, et l’un des plus importants de France. Ainsi, la protection du patrimoine culturel et naturel de Sainte-Anne d’Auray sont désormais étroitement liés.

Lire la suite

ROME – Compagnons du 6e jour

Alors que le pape François vient d’ouvrir la Porte sainte, à Saint-Pierre de Rome, il a aussi autorisé ce beau projet artistique qui sillonne la planète. Ce sont ainsi de grands portraits d’animaux qui ont été projetés sur la façade de la basilique.

Une manière très belle de rappeler à tous la responsabilité qui est la nôtre pour ce monde étonnant qui nous est confié.

C’est une coalition d’ONG naturalistes, en lien avec la société de protection des océans et sous les bons hospices de la Connect4Climate initiative que cette oeuvre d’art moderne intitulée « Fiat lux : illuminer notre maison commune » a été organisée le jour de l’ouverture du jubilé sur la miséricorde.

 

Plus d’infos sur les organisateurs.

DL