RENDEZ-VOUS – Et après la COP21, elles font quoi les Eglises, hein ?

L’ami Martin Kopp est de retour sur Paris. Une belle voix chrétienne sur les débats en cours autour des urgences climatiques. C’est le 26 avril prochain à la paroisse St Roch.

Alors que le réchauffement n’en finit pas, nul ne peut l’ignorer après la COP 21, que font les Eglises ? Si l’on ne monte plus guère en chaire, les homélies restent un lieu privilégié pour l’écoute et l’absoute. De fait, elles ne laissent que bien peu de place au respect et à l’amour de la Création. Mais, si l’on va au fond des choses, dans leur profonde réalité, comment agissent et réagissent les chrétiens ? Pour le commenter, Martin Kopp est un grand témoin.
A peine trentenaire, fils de pasteur, doctorant à la faculté de théologie de Strasbourg, il a été chargé par la Fédération Luthérienne du plaidoyer pour la justice climatique.
A ce titre, il participe à de nombreuses réunions oecuméniques. Il était présent aux plus récentes COP. Il saura dire si et comment les chrétiens se mettent enfin en ordre de marche après avoir reçu leur feuille de route et nonobstant les péripéties électorales.
Npn seulement gardiens mais garants de la Création, à la suite du Christ, ils ne peuvent se dérober aux rendez-vous de l’Histoire, alors que l’humanité est aujourd’hui en cause, pleinement et tout entière.

 

LAUDATO SI – Ecologie culturelle

2016-unescoL’encyclique Laudato si poursuit son chemin. A l’Unesco aussi. Le 9 novembre prochain une rencontre lui est spécifiquement dédiée.

Au lendemain de la définition du nouvel agenda 2030 et de la COP 21, la Lettre Encyclique «Laudato Si’» du Pape François, continue à inspirer les décideurs politiques et les Organisations Internationales Gouvernementales à agir ensemble dans le but de promouvoir la lutte contre la pauvreté, la promotion de la dignité humaine et le respect de l’environnement. L’appel du Pape François à une « révolution culturelle », à une « citoyenneté écologique » et à « une éducation à la relation entre l’humanité et l’environnement » rejoint les efforts de l’UNESCO engagé à la promotion d’une éducation au développement durable. Sous le patronage de l’UNESCO, la Mission Permanente d’Observation du Saint-Siège auprès de l’UNESCO et le Conseil Pontifical « Justice et Paix » organisent un colloque intitulé « La Terre, notre Maison commune : défis et espoir » :

Le mercredi 9 novembre 2016 de 15h00 à 18h00, Maison de l’UNESCO – salle II, 125, avenue de Suffren, Paris 7e (RSVP)

Dans ce contexte, le colloque présente une réflexion sur l’Encyclique « Laudato Si’ » un an et demi après sa parution et ses liens avec l’UNESCO avec la même certitude que « l’Humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune ».

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ECOLOGIE – Les biens communs, moteur de la transition

COP21.jpgBruno me signale cette réflexion du jésuite Gaël Giraud publié en aout dans l’Obs.Extraits.

Pour rappel, Gaël est aussi économiste en chef de l’Agence française de Développement, directeur de recherche au CNRS, conseiller scientifique à la Fondation Nicolas-Hulot. Il est aussi prêtre jésuite. (Pablo Chignard pour )

Article de Pierre Riché.

Selon l’ONG Global Footprint Network, depuis le 8 août, nous avons épuisé, par notre consommation, les ressources naturelles que la Terre produit en un an. En 1971, cela n’arrivait pas avant le 24 décembre. L’accord de Paris sur le climat, conclu en décembre dans le cadre de la COP21, représente-t-il une rupture majeure, à même d’inverser la tendance ?

Gaël Giraud : L’accord de Paris, on ne le dira jamais assez, est un immense succès diplomatique. On a obtenu le mieux qu’on pouvait espérer, ce qui n’était pas évident. C’est la première fois depuis 1945 qu’on a réussi à embarquer la totalité de la communauté internationale sur des ambitions fortes. C’est une rupture par rapport au dévoiement de l’esprit onusien auquel on assistait depuis le milieu des années 1980. A partir de cette époque, on a tenté de reconstruire un monde entièrement régi par la mobilité du capital. Comme l’a montré le politologue de l’université Harvard Rawi Abdelal, cette « utopie » a été, soit dit en passant, portée par des Français : Jacques Delors à la Commission européenne, Michel Camdessus au Fonds monétaire international (FMI), Pascal Lamy à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean-Claude Paye à l’OCDE… Le FMI voulait même pouvoir imposer des sanctions aux pays s’ils mettaient des barrières douanières – les Etats- Unis s’y sont heureusement opposés. La zone euro est l’aboutissement de cette utopie- là : un gouvernement administratif, qui passe par des règles, sans souverain selon la définition de Carl Schmitt [« Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle », NDLR], et donc sans démocratie. C’est avec cela que la COP21 a rompu, en revenant à l’esprit initial des Nations unies : viser l’intérêt général. Les choses bougent, on voit poindre des revirements doctrinaux, au FMI, à l’OCDE…

La COP21 ne semble pourtant pas être suivie d’effets concrets spectaculaires. Où en est-on ?

On s’est fixé un objectif : ne pas aller au-delà d’une augmentation de la température de 2 °C à la fin de ce siècle. Certes, à moins d’une chance inouïe, il est déjà trop tard pour l’atteindre, mais l’engagement sera opposable aux nations. Le Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (Giec) est chargé d’un rapport en 2018 pour faire le point sur un objectif encore plus ambitieux : tout faire pour rester aussi proche que possible du +1,5 °C. Cela obligera la communauté internationale à poursuivre ses efforts. Les petits Etats insulaires, qui seront les premiers sous l’eau, pourront s’appuyer sur ce rapport pour lui demander des dédommagements.

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DIOCESE – Plus de cicognes sur les églises ?

Extraits de l’entretien avec Mgr Grallet, accordé au journal La Croix

CLIMAT – Philippines en transition

Le 4 mai dernier, de grandes manifestations ont eu lieu aux Philippines pour la journée de mobilisation « Sortir des énergies fossiles » (Break free from Fossil Fuels).

 

L’opération fait partie des initiatives qui se sont déroulées du 3 au 15 mai, promues par Greenpeace et 350.org et de nombreuses ONG sociales, religieuses, environnementalistes. A travers les continents, de nombreuses actions non-violentes se sont ainsi déroulées pour accélérer la sortie des énergies fossiles, en accord avec les ambitions de l’accord de Paris. En effet, pour respecter ses objectifs, l’essentiel des réserves de charbon et pétrole doivent désormais rester dans le sous-sol. Dans le plus grand port charbonnier d’Australie, dans le parc national d’Equateur, dans la plus grande mine de charbon à ciel ouvert d’Allemagne, devant le palais présidentiel de Djakarta et le delta du Niger et de nombreux sites de fracking aux Etats-unis, des mobilisations citoyennes ont eu lieu.

Aux Philippines, c’est Yeb Sano, ancien négociateur des COP pour les Philippines et désormais directeur de Greenpeace Asie du Sud Est, qui a organisé la mobilisation. Catholique, il a tenu à mobiliser aussi de nombreuses paroisses et plusieurs diocèses. C’est ainsi que Mgr Ramon Arguelles de l’archidiocèse de Lipa (province de Batangas) a mené une marche de 10 000 personnes. Au cours de la grande messe, il a appelé à la fin de l’usage de charbon et d’énergies sales.  » Nous faisons face à une urgence planétaire. Nous avons besoin, plus que jamais, de responsables qui sont pour le peuple et pour son environnement, non pour le charbon et pour le changement climatique. »

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COP 21 – La mobilisation continue

 L’ONG A Rocha a déjà été présentée sur ce blog. L’association protestante de défense de l’environnement a été très mobilisée au cours de la COP21.

 En partenariat avec Tearfund et le Mouvement de Lausanne, A Rocha s’est impliqué pour stimuler et plaider auprès des acteurs présents à Paris lors de la COP en vue d’une action climatique forte en faveur de la création, et a organisé plusieurs évènements et activités.

En voici une synthèse filmée, en anglais (désolé), téléchargeable sur le lien viméo.

DL