DOCUMENTAIRE – La nature ? Combien de volumes ?

2017-livre-de-la-natureQue lire de neuf durant ce temps de Carême pour édifier notre foi ? Peut être le livre de… la nature ? Si l’expression « livre de la nature » est ancienne, elle retrouve une pertinence spirituelle et théologique dans ces temps de crise écologique. Un documentaire récent donne la parole à des scientifiques qui sont aussi des hommes de foi.

Le documentaire est l’oeuvre de Fabien Revol et Virginie Berda et est sobrement intitulé « Le livre de la Nature ». Il est produit par l’Université Catholique de Lyon.En voici la présentation (issue du site du Réseau Blaise Pascal)

Le « livre de la nature » est une expression très ancienne qui correspond à l’idée que le monde se présente comme un texte que l’homme peut déchiffrer. Ce texte est censé révéler non seulement l’écriture avec laquelle le monde est écrit mais également des informations sur son auteur. C’est pourquoi ce thème a une portée théologique qui intéresse les croyants de diverses traditions religieuses. Les questions qui se posent sont alors : comment parler de la complémentarité des deux livres de la Révélation : le livre des Écritures et celui de la Nature ? Est-il possible aujourd’hui que les sciences de la nature aident au déchiffrage de ce livre ?

Ces questions, et plusieurs autres, nous les avons posées à des croyants qui présentent la particularité d’avoir des profils interdisciplinaires : tous scientifiques, certains d’entre eux sont également philosophes ou théologiens, ou prêtres, ou les quatre à la fois. Les personnes rencontrées dans ce film sont aussi porteuses de traditions différentes ; chrétienne : catholique, protestante, anglicane, mais aussi musulmane. Ce film ne cherche pas à donner des réponses toutes faites mais à mettre en valeur les interprétations scripturales ou philosophiques qui entrent en discussion au sujet de cette possibilité de connaître Dieu à partir des œuvres de la création.

Dans ce film sont interviewées des personnes au profil interdisciplinaire entre science, philosophie et théologie : François EUVÉ Physicien et théologien, jésuite ; Philippe DETERRE Biologiste au CNRS, prêtre de la Mission de France ; Bruno GUIDERDONI Astrophysicien, musulman ; Mark HARRIS Physicien, théologien, prêtre de l’Église anglicane ; Rafael MARTINEZ Physicien, philosophe, prêtre ; Giuseppe TANZELLA NITTI Astronome et théologien, prêtre ; Denis ALEXANDER Biologiste, directeur du Faraday Institute de Cambridge ; Jean-Louis LÉONHARDT Physicien et mathématicien.

Bon, ça manque un peu de femmes tout cela. A croire que seul les hommes sont capables de concilier la science et la foi. Allez, encore un effort dans la biodiversité humaine…

DL

Pour commander le documentaire, écrire à : scienceetreligion@univ-catholyon.fr

 

TEMOIN – Un jardinier du Bon Dieu

Un documentaire hommage dédié à Jean-Marie Pelt va être diffusé le 12 décembre par France3 Lorraine. Occasion de redécouvrir le parcours et les intuitions de ce botaniste chrétien.

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A découvrir ici (si ce lien dure un peu…) : http://www.avantpremiere-france3regions.fr/video/jean-marie-pelt-le-jardinier-du-bon-dieu/

JEAN-MARIE PELT, LE JARDINIER DU BON DIEU , un film de 52’ écrit par Paul Couturiau et Dominique Hennequin,réalisé par Patrick Basso. Avec la voix de Denis CHEISSOUX

Ce film, nous l’avions commencé au printemps 2015 avec Jean-Marie PELT. Nous attendions l’éclosion des fleurs du printemps suivant pour le terminer. Jean-Marie nous a quitté en décembre dernier et laissé un film en jachère. De biographique, le film s’est mué en hommage, recueillant les témoignages de ceux qui ont partagé sa vie de professeur, biologiste, botaniste, écrivain, passeur hors pair et humaniste. Pierre RABHI, Jacques FLEURENTIN (Docteur en Pharmacie), Michel RIBETTE, (naturaliste), Corinne LEPAGE (ancienne Ministre de l’Ecologie), Yves PACCALET (philosophe et ami de toujours) et Denis CHEISSOUX (animateur de CO2 mon amour sur France et Inter qui prête sa voix au film) apportent leur regard sur la vie du père de l’écologie urbaine et le créateur de l’«Aventure des plantes ». Amoureux de la nature, humaniste, Jean-Marie PELT nous livre un message lucide sur le destin de notre planète et nous invite à espérer en pratiquant, à l’exemple des plantes, la solidarité et la collaboration.

EVEQUES – De la prudence, de la sagesse, du rêve

2016 Comece Biologie de synthèseLa biologie de synthèse est un domaine de recherche, et même déjà d’application, en plein essor, appelé presque certainement à un grand développement; il est probable qu’elle deviendra un outil puissant de compréhension et de transformation du vivant. Ces nouveaux savoirs et pouvoirs suscitent à la fois de grandes attentes, dont certaines sont démesurées, et la crainte vive qu’ils soient mal utilisés, au détriment de l’homme et de son environnement. Puisse l’humanité parvenir à la sagesse dans son recours à de telles technologies.

La citation est tirée de la conclusion d’un document récent publié par la COMECE, l’organisme rassemblant les conférences épiscopales européennes, sur la question de la « biologie de synthèse ». Les évêques européens se sont emparés du sujet de la biologie de synthèse à la suite des travaux menés par le Groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies, rappelle le journal La Croix.

Un document à retrouver ici.

2016 Comece Biologie de synthèse

Une douzaine de contributeurs proposent donc une réflexion sur les capacités nouvelles d’intervention génétique sur le vivant – végétal et animal – mais aussi déjà sur l’humain.

Intéressant de voir que si le texte invite à la prudence, à la sagesse, à la précaution, à l’auto-limitation, il ne peut pas s’empêcher de rester dans la rhétorique, pourtant désormais ambigüe, du travail comme progrès en soi comme action sur le monde à perfectionner. Tout cela selon la volonté de Dieu, bien sûr.

Un texte remplit de vœux pieux et qui semble bien éloigné de la réalité des mutations profondes qui s’opèrent actuellement dans le monde scientifique, tiraillé entre les pressions économiques, la fascination de tous les dépassements, et l’orgueil des politiques de tout poils. Il suffit de voir que si le texte aborde bien la réalité des OGM à travers la citation -quand même assez critique de Laudato si (LS 133-134), c’est en la plaçant habilement en note de bas de page. On préfère ainsi rêver que cela ne

 » retire rien à la nécessité d’établir une gouvernance qui sache formuler des règles adéquates et exercer un contrôle raisonné et efficace, et d’informer une population qui a pleinement le droit de participer aux débats et aux décisions. On ne peut donc que souhaiter l’instauration d’un véritable dialogue entre les scientifiques, les pouvoirs publics et la société. Ce n’est pas «jouer à Dieu» que de s’ingénier à produire des éléments ou des systèmes biologiques nouveaux, dans la mesure où l’on garde le souci de respecter une création confiée «à l’intelligence et à la responsabilité morale de l’homme», et où l’on se laisse toujours orienter par la recherche du bien commun de l’humanité. »

On se demande bien de quel monde les auteurs de ce texte parlent…

DL

SANTE – Des vaccins qui inquiètent

2016 Kenya.jpgUne étrange affaire que cette histoire de vaccins condamnées par des évêques kenyans. Un cas d’écologie humaine complexe dont rend compte le journal « Famille chrétienne ».

L’Eglise catholique a toujours été réticente aux grands programmes de planification familiale prônés par certains lobbys au sein des instances internationales. Certains voient donc dans ces campagnes de vaccinations massives des tentatives détournées de contrôle familial.Une inquiétude que l’on retrouve aussi dans d’autres pays, notamment musulmans qui voient dans les campagnes de vaccination des opérations politiques cachées de la part des Occidentaux.

Au Kenya, l’argumentaire n’est pas anti-occidental mais davantage politique. Réalité ? Complot ? Exagération ? Les choses ne semblent pas encore très clair, mais visiblement les autorités religieuses kenyanes sont inquiètes. A suivre

« Pour la deuxième année, l’Eglise boycotte une curieuse campagne de vaccination organisée par le ministère de la Santé en lien avec l’ONU ». Une première polémique avait en effet déjà opposé les évêques kenyans au ministère de la Santé de leur pays, concernant le vaccin contre le tétanos « suspecté de contenir une hormone empêchant les femmes d’avoir des enfants »[1]. C’est au tour du vaccin contre la malaria d’être « sous le feu de la critique » : en juillet, les évêques kenyans ont demandé « le report » de la campagne officielle de vaccination, « dans l’attente de garantie sur la sûreté de ces vaccins ». Sans réponse à ce jour des autorités, ils ont appelé les structures de santé qui relèvent de l’Eglise à « s’abstenir d’employer le vaccin incriminé ».

« Nous avons constaté que le vaccin était contaminé avec de l’estradiol » a déclaré l’association des médecins catholiques. Or « chez beaucoup de filles, cela entraîne une puberté précoce, avec des règles qui peuvent arriver entre 7 et 9 ans. Chez les garçons, leur développement est au contraire altéré, avec de nombreuses pathologies testiculaires. C’est du contrôle de la population impitoyable et barbare » expliquent ces médecins.

Dans un texte signé en juin, les évêques africains déclaraient : « Préservatifs, contraceptifs, programmes d’éducation sexuelle fabriqués ailleurs, purement techniques, sans références morales, avortement prétendument ‘sans risques’, sont devenus des denrées plus accessibles aux Africains que le mode d’emploi du développement intégral dont nous avons un besoin vital ». Ils s’opposent aux programmes déclinant les concepts de « santé et droits sexuels et reproductifs »,  « pilotés par des agents externes à l’Afrique ». Le programme de développement durable adopté par les Nations unies fin septembre est particulièrement visé, car il introduit « l’accès à tous à des services de santé sexuelle et reproductive » et la « prise en compte de la santé reproductive dans les stratégies et programmes nationaux ».

Pour Marguerite Peeters, directrice de l’Institut pour une dynamique de dialogue interculturel à Bruxelles, ceux qui militent pour ces idées « appartiennent  à des réseaux extrêmement puissants : industrie pharmaceutique, ONG de planning familial, gouvernements, organisations internationales » et la « pression internationale » est forte sur le continent africain.

[1] Des tests menés par une Commission conjointe alliant Eglise et ministère de la Santé ont confirmé que trois des vaccins utilisés contenaient l’hormone Béta-HCG, produite lors de la grossesse. « Lorsqu’est injecté à une femme non enceinte un vaccin associant tétanos-toxicoïde et hormone Béta-HCG, cet alliage développe des anti corps à la fois contre le tétanos et contre l’HCG, de sorte que lorsqu’un ovule est fécondé, l’hormone HCG qu’il produit est détruite, en rendant cette femme de manière permanente infertile ».Sources: Famille Chrétienne n°1975

Un article du journal La Croix en 2014 avait déjà rendu compte des inquiétudes des évêques kenyans

L’Église catholique du Kenya s’oppose à une campagne de vaccination contre le tétanos des femmes âgées de 19 à 49 ans, alors que celle-ci doit débuter lundi 13 octobre dans 60 districts à haut risque du nord du Kenya, où des cas de décès maternels et néonatals sont extrêmement élevés.

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LAUDATO SI – Quand le diocèse de Lyon change de b…raquet

2015 RaquetFabien (d’Oekologia) me signale une info relayée aussi par le site du magazine La Vie : le cardinal Barbarin a nommé le P. Michel Raquet (ci-contre) délégué épiscopal aux questions écologiques. Une première (?) en France qui pourrait donner des idées à d’autres diocèses.

Michel a une formation scientifique, tout en déployant aussi son regard philosophique et artistique sur le monde. Voici comment l’article de La Vie raconte cette décision

La scène se passe le 28 mai 2015 à Lyon, au soir d’une journée de colloque en hommage à Jean Bastaire, pionnier d’une pensée chrétienne de l’écologie. A l’issue d’un débat sur « le rôle des religions dans la lutte contre la crise écologique », quelqu’un interpelle le cardinal Barbarin : « Vous vous demandez ce que l’Eglise peut faire en matière d’écologie, pourquoi ne pas désigner un responsable dans le diocèse chargé de piloter des initiatives ? » Celui qui a parlé n’est autre que le jeune théologien Fabien Revol, spécialiste de la théologie de la création et titulaire de la chaire Jean Bastaire, que l’on inaugure ce jour-là. « C’est une très bonne idée, nous allons faire cela », lui rétorque l’archevêque. Cette promesse, qu’il avait confirmée en juin à La Vie, vient d’être tenue. Le cardinal Barbarin a nommé le Père Michel Raquet délégué épiscopal à l’écologie dans le diocèse de Lyon. Si un Observatoire diocésain des réalités écologiques existe déjà dans le diocèse de Valence, à l’initiative de Fabien Revol, la nomination d’un délégué à l’écologie est une première en France. Ancien professeur agrégé de sciences naturelles, Michel Raquet, 49 ans, a repris des études de philosophie et de biologie après son ordination dans le diocèse de Lyon en 1997. Biologiste spécialiste des amphibiens, il est enseignant-chercheur à l’Université catholique de Lyon et membre de la chaire Jean Bastaire. Le nouveau délégué épiscopal à l’écologie aura pour mission de fédérer les initiatives déjà existantes dans le diocèse autour de l’écologie, et d’en générer de nouvelles.

Sensibiliser les chrétiens

« L’idée est de rebondir sur l’encyclique Laudato Si’ du pape François, en mettant en place des opérations concrètes pour l’environnement dans les paroisses », explique le P. Raquet, qui dit s’inspirer des paroisses vertes qui se sont dotées d’une charte écologique en Suisse ou au Canada. Une réflexion va être menée sur l’énergie dans les bâtiments diocésains, notamment sur l’opportunité d’installer des panneaux solaires. Le P. Raquet évoque aussi la mise en place du tri sélectif dans les paroisses, les questions de chauffage et d’éclairage… Tout est à inventer. « On se cherche encore un peu », ne cache pas le biologiste, qui sera épaulé dans sa mission par une équipe de laïcs. Il compte aussi « travailler au niveau œcuménique et interreligieux », en lien avec avec les pouvoirs publics, notamment les mairies, propriétaires des églises.

Il aura à mener un travail de sensibilisation auprès des chrétiens, pas toujours très éveillés aux questions écologiques. « Nous avons beaucoup de mal à motiver une partie des chrétiens sur ces questions-là, qui leur paraissent trop politiques, ou moins importantes que la défense de la vie », constate le P. Raquet, qui a lui-même créé un groupe dédié à l’écologie dans sa paroisse de Saint-Pierre et Saint-Paul en Val d’Azergues, le Christ-Vert, qui organise des temps de prière et des cycles de conférences. « Le pape François fait justement le lien entre l’attention aux plus faibles, à la vie, et la dégradation de l’environnement. » Pour cet amoureux de la nature, les chrétiens ont là un rôle à jouer. « Sur les questions écologiques, ils peuvent apporter une motivation spirituelle, une perspective de communion, de fraternité avec toutes les créatures, en puisant chez saint François d’Assise. » « Très heureux », Fabien Revol salue une « décision pionnière », qui, espère-t-il, inspirera d’autres diocèses. « C’est un geste fort, mais il ne faut pas oublier qu’en matière d’écologie, la France commence à rattraper son retard par rapport à d’autres pays, comme l’Allemagne et la Suisse où ce genre de ministère, confié à des diacres, des laïcs ou des pasteurs, existe déjà », rappelle-t-il. Lui-même fait partie de la nouvelle génération de théologiens français les plus en pointe sur l’écologie. Il vient d’être nommé expert de la délégation du Saint-Siège pour la trente-huitième session générale de l’Unesco, qui se réunira en novembre à Paris pour élaborer une charte éthique sur le changement climatique, en vue de la COP21. Fabien Revol s’apprête aussi à publier plusieurs ouvrages : Pour une écologie de l’espérance, le 11 octobre (Editions du peuple libre, collection Altercathos), « un ouvrage grand public, court et accessible, pour montrer en quoi le regard chrétien sur la création et son devenir est source d’espérance pour s’engager en faveur de sa sauvegarde » ; un livre de présentation de l’encyclique Laudato Si, co-écrit avec le cardinal Barbarin et Alain Ricaud, qui sortira courant octobre (Parole et Silence) ; et enfin en novembre, il publiera le deuxième extrait de sa thèse, La nouveauté dans l’histoire de la nature, un « ouvrage de philosophie », chez Vrin.

Source : art. d’Agnès Chareton / La Vie / 1 oct 2015

LAUDATO SI – Cure de jouvence

« Ce qui frappe dans ce texte, c’est la qualité des arguments et la justesse des analyses et des faits scientifiques pris en compte. Une image de la religion pleine d’intelligence et de lucidité. D’un seul coup on se rend compte que l’Eglise catholique, vivifiée par les jeunes et des procédures bottom-up parvient bien mieux que les politiques à un projet clair et courageux pour l’avenir. Il y a dans ce texte une sorte de « bonne leçon » de pouvoir temporel donnée aux politiciens et aux puissants. J’ai l’impression que Dieu lui-même a rajeuni. »

2015 Nicolas BouleauLa citation est de Nicolas Bouleau, un blogueur découvert en passant, dont le blog s’appelle « connaissance et pluralisme ». L’homme est un polytechnicien et mathématicien français reconnu et un philosophe des sciences et de l’environnement stimulant.

DL

ENCYCLIQUE – Tout peut changer

2015 Vatican KleinCe 1er juillet est donc un jour à suivre. A Rome et à Paris, des rencontres stimulantes ont lieu.

A Rome déjà, presque en direct,une conférence de presse se déroule aujourd’hui à 11 h 30, organisée par le Conseil pontifical Justice et Paix et le CIDSE, sur l’encyclique du pape et le changement climatique. Occasion d’entendre bien sûr le cardinal Peter Turkson, président de ce Conseil pontifical (en l’occurence, celui-ci est remplacé par la vice-presidente, Dr. Flaminia GIOVANELLI) et Bernd Nilles, secrétaire général du CIDSE. Plus étonnant cependant, deux autres intervenants seront là :

Ottmar Edehofer, vice-président du GIEC

– et plus étonnant encore, Naomi Klein, auteur et journaliste célèbre qui vient de publier « Tout peut changer. Capitalisme et changement climatique ».

A suivre en direct ici : http://www.vatican.va/news_services/television/index_fr.htm

A noter que le 2 et 3 juillet, le Conseil et la CIDSE organisent ensuite un colloque intitulé « Les personnes et la planète d’abord : l’impératif de changer d’orientation », rassemblant des responsables religieux, des officiels du Vatican, des décideurs et des experts, ainsi que des membres de la société civile.

Je n’ai pas le temps de traduire le communiqué de presse. Le voici en anglais

CIDSE, the network of 17 Catholic development agency and the Pontifical Council for Justice and Peace have organized a two day conference: “People and Planet First: the Imperative to Change Course”, which will begin tomorrow. This conference will link the publication (18 June 2015), of Pope Francis’ Encyclical Laudato Si’ with key political decisions that will be taken over the course of the year.

During the second half of 2015 three major UN conferences will take place: the Addis Ababa meeting on Finance for Development, the UN General Assembly meeting to approve the new Sustainable Development Goals in September, and the Paris meeting, COP 21, in December to agree on a Global Climate deal. The outcome of all these meetings will have a decisive impact for the future of humanity- a positive one if people’s interest is put first, as Pope Francis asks.

Today’s press conference panel featured speakers with very different backgrounds, joined together by Pope Francis’ call for global solidarity to fight climate change: H.E. Cardinal Peter Turkson (President of the Pontifical Council for Justice and Peace), Bernd Nilles (CIDSE Secretary General), Naomi Klein (Author. Latest publication: “This Changes Everything”) and Prof. Ottmar Edenhofer (Co-Chair of the Intergovernmental Panel on Climate Change). They shared their thoughts and reflections about the encyclical and the impact that this might have on the world’s future.

Cardinal Turkson highlighted the need to rethink our models of production and consumption as mentioned in the encyclical: “In Laudato si’, Pope Francis asks what kind of world we are leaving for our children (§ 160). It simply cannot be an environment unable to sustain life, nor a place of unending strife among peoples. The aim must be “People and Planet First” – not one or the other, not one at the expense of the other. This will require new models of development, production, commerce and consumption. The biggest challenge to combating climate change and its impacts is not scientific or even technological. No – it is within our minds and hearts. “The same mindset which stands in the way of making radical decisions to reverse the trend of global warming also stands in the way of achieving the goal of eliminating poverty. A more responsible overall politics is needed to deal with both problems: the reduction of pollution and the development of poorer countries and regions.” (Laudato si’, § 175).”

Naomi Klein pointed out that the encyclical places attention on the world’s most vulnerable regions, which have been often disregarded by international politics: « With Laudato si’ Pope Francis has become a voice for the sacrifice zones, a megaphone for the regions and nations that are being allowed to drown and burn because their GDPs are deemed too insignificant. This knowing disregard for life and safety is a moral crisis for all of humanity and with the publication of the Encyclical; it will become increasingly difficult to ignore this reality.” She also highlighted the call for divestment that was launched through the Encyclical:  “All around the world, climate justice activists are well aware of the immorality of a business model that requires burning more carbon than our atmosphere can safely absorb, which is why they are demanding that their universities, governments and churches divest from fossil fuels. The publication of the Encyclical is a powerful affirmation of this argument, and it is already greatly emboldening the divestment movement ahead of COP 21 in Paris.”

The call of the encyclical to use the commons by following the principle of justice was reiterated by Prof. Ottmar Edenhofer: « The encyclical refers to the atmosphere as a common property of humanity, a common good of all and for all. The common destination of goods was, for the first time in the history of Catholic social teaching, applied to the global environment such as the oceans and the atmosphere. The use of these commons has to be based on justice, in particular on the preferential option for the poor. »

Bernd Nilles referred to the ongoing work carried out by civil society organizations such as CIDSE towards climate justice, also praised throughout the encyclical in several points. CIDSE echoed the Pope’s hope for a fair and binding global agreement on climate change at COP 21 that puts the needs of the world’s poorest at its core. The press conference also presented an opportunity for CIDSE to launch its three year campaign: “Change for the Planet- Care for the People”, which reflects many of the encyclical messages. The campaign links Catholic development work for social justice with the promotion of sustainable living. “CIDSE and its members call for policy changes and sustainable lifestyle choices. We believe that collective and individual changes are crucial to respond to the urgency we face through climate change, environmental degradation and the consequence they have on people’s lives.” said Bernd Nilles.