SAINTETE – L’hirondelle qui fait le printemps

2017 ECOLOGIE HildegardeDans la série des comédies musicales de la rentrée, on peut noter celle qui évoquera la belle figure de … Hildegarde von Bingen. Montée par l’association Révélateur fondée il y a vingt ans par Hugues-Olivier Brillouin et le P. Jean Marie Luc Brun de la communauté St Jean. Leur projet initial est de créer un spectacle « son et lumière » pour promouvoir et valoriser l’art chrétien.

Pendant un mois, des jeunes (près de 180 !) réunis de toute la France, ont mis leurs talents de ce projet qui témoigne aussi de leur foi. « Ce mois de répétitions intensives en master class donne lieu à une comédie musicale qui est jouée dans le sud pendant l’été, puis qui part en tournée à Paris pendant l’année », explique le site de l’association.

Pour rappel, Hildegard, née le 16 septembre 1098 dans la Hesse rhénane et morte le 17 septembre 1179, a eu un beau parcours de femme et de religieuse bénédictine, marquée par des visions mystiques, compositrice de musique, auteur, naturopathe. Et reconnue sainte et docteur de l’Eglise le 7 octobre 2012.

Occasion de réviser ses connaissances sur ce sacré bout de femme.

Hildegarde de Bingen est médecin, son double don de voyance et de guérisseuse en fait l’un des plus renommés de son temps. Sa médecine combine des éléments savants de grands auteurs, et des ressources locales de médecine populaire. Ses ouvrages médicaux sont au nombre de trois :

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ACTION – De l’eau dans le gaz à Colombia

2017 ECOLOGIE Soeurs AdoratricesPas simple d’être religieuse en Pennsylvanie, du côté de Colombia. Surtout quand un pipeline vient traverser votre propriété…

Les religieuses Adoratrices du sang du Christ viennent de perdre une nouvelle bataille dans leur opposition à ce projet. Le 28 septembre dernier, le juge du district a débouté la plainte des religieuses qui soulignaient que le passage forcé de ce pipeline  – le Sunrise pipeline, un tuyau de plus de 200 km qui se raccorde au réseau entre New York et le Texas –  ne respectait pas leur liberté religieuse qui est fondée sur la foi en une Création respectée et protégée. Déçues, les religieuses ont décidé de faire appel.
« Le développement à grande échelle d’opération d’extraction de gaz de schistes et la construction de nouveaux pipelines, ne feront qu’accélérer les dommages imposées à la terre et produiront de grands souffrances à tous les membres de la Création divine. Les pauvres et les plus vulnérables y seront les plus exposés », expliquent les religieuses.

Derrière tout cela, la compagnie Transco est active. Elle a déjà réussi a interdire la construction d’une chapelle envisagée par les soeurs… sur le tracé du pipeline. Mais le bâtiment a quand même été construit en juillet dernier. La commission de régulation fédérale pour l’énergie a, elle, donné son feu vert aux plans de Transco en février dernier, au même moment où les protestataires contre le pipeline qui passe dans le Dakota ont été durement délogés.

Mais dans la région, à côté des religieuses, ce sont plus d’une trentaine de propriétaires terriens qui ont refusé de vendre leurs terres à Transco, retardant d’autant les travaux.

DL

 

Source :

MYANMAR – Le cri de la terre, le cri des pauvres

2017-charles-bo-myanmarLe cardinal Charles Bo – premier cardinal du Myanmar – ne mâche pas ses mots. A l’ouverture de la 17e rencontre des religieux/ses d’Asie-Océanie (AMOR), ce lundi, il a ainsi lancé à l’assemblée : « Aujourd’hui, nous faisons face à un holocauste environnemental. C’est un moment effrayant. »

Le prélat catholique, évêque de Yangon au Myanmar, a souligné devant les 132 participants que le « changement climatique est une réalité », soulignant les « péchés écologiques » et le besoin de « conversion écologique » des communautés chrétiennes. Citant l’encyclique Laudato si à maintes reprises, Mgr Bo a ainsi introduit la session dont le thème est « Un appel pour une conversion écologique globale ».

2017-maynmar-amor-17-logoPour la première fois, la rencontre AMOR, – un RV qui a lieu tous les 2 ou 3 ans, et qui a été lancé en 1972 -, se déroule en Birmanie. Un pays marqué par une longue et pénible histoire de dictature militaire. Mais aussi un pays particulièrement exposé au changemnet climatique. De fait, le pays est le deuxième sur la liste des Etats les plus vulnérables à ces changements en cours. Mgr Bo insiste :
 » Nous sommes rassemblés ici et aujourd’hui non contre les terroristes de DAECH, mais contre les terroristes économiques et écologiques. » Et de poursuive : « Nous sommes un pays pauvre. Les pays riches ont répandu le CO2 dans l’atmosphère. Nous souffrons beaucoup et enterrons des milliers de personnes après chaque désastre naturel. »

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