CREATION – Dans le Loiret, dix ans et tous ses aidants

2017 ECOLOGIE LoiretLa dixième journée de la Création fêtée dans le Loiret s’annonce. Un modèle du genre que bien d’autres diocèses pourraient copier… Démarche oecuménique et curieuse de ce qui se vit déjà dans le secteur, la journée est un beau moment à vivre. N’hésitez pas à les rejoindre

 

 

Lors du troisième Rassemblement Oecuménique Européen à Sibiu en 2007, il avait été souhaité que les Chrétiens organisent localement une journée annuelle de réflexion et de prière en faveur de modes de vie respectueux de lʼenvironnement et des rapports humains ! Le message fut clairement entendu dans le Loiret et, depuis, le Groupe Chrétiens & Écologie organise chaque année une Journée de la Création début octobre. 2017 verra donc la dixième Journée de la Création. Et pour ce joli compte rond de 10 ans, la Journée de la Création devient deux Journées, avec un petit nouveau chez les Soeurs des Campagnes à lʼOuest du Département. Laudato Si est passée par là ! Dans lʼagglomération orléanaise, la Journée aura un caractère particulièrement oecuménique: elle est préparée par Chrétiens & Écologie-Loiret, groupe à vocation oecuménique mais en majorité catholique, et lʼÉglise Évangélique Baptiste de St Jean de la Ruelle, commune mitoyenne dʼOrléans. Le matin sera consacré à des visites de terrain, pour découvrir des lieux expérimentaux en matière dʼécologie, ou propices à une méditation dans lʼesprit de lʼencyclique du pape François. Les participants partageront un déjeuner, temps toujours très convivial, avant de participer à divers ateliers au choix, créatifs, de partage, ou dʼapprofondissement dʼun sujet. Les enfants participeront activement à leur manière en compagnie d’animateurs puis tous les participants se retrouveront avec des Chrétiens du quartier pour un temps de prière oecuménique.

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FRANCE – Label des champs

BANNIERE SIGNATURE MAILCela fait quelques temps que cela mijotait. L’opération est donc désormais calée : la naissance du label « Eglises vertes » sera officiellement célébrée le 16 septembre 2017.

Du coup, une première Journée nationale Eglise Verte sera proposée ce même jour, dans une démarche oecuménique, dix ans après le lancement du temps pour la Création à Sibiu (Roumanie).

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En cette occasion les Églises chrétiennes en France lanceront le Label Église Verte, outil national à destination des paroisses et communautés locales visant à favoriser leur conversion écologique. Cet outil est en cours de préparation depuis juin 2016 et est porté par la Conférence des Évêques de France, la Fédération Protestante de France et le Conseil des Églises Chrétiennes en France. Le CCFD-Terre solidaire, le Secours Catholique, le CERAS, A Rocha, et A.V.E.C. contribuent à sa  mise en place.

Le label sera lancé lors d’une Journée nationale Eglise verte, le samedi 16 septembre à Paris. Les représentants des Eglises, paroisses, communautés locales y sont invités, ainsi que les représentants de mouvements chrétiens et les délégués diocésains à l’écologie intégrale.

Cette journée permettra à chacun de :

  • relier engagement écologique et foi chrétienne grâce à une table-ronde oecuménique (F Euvé, MM Egger, M Kopp)
  • découvrir l’outil (testé mi 2017 auprès de 10 églises locales),
  • échanger en atelier avec des églises ayant entamé une démarche et visiter des expériences de terrain
  • rencontrer des délégués diocésains à l’écologie intégrale
  • découvrir des grands témoins d’églises européennes engagées de longue date

 

Programme et inscription sur Egliseverte.org

La journée est conçue dans une cohérence écoresponsable. Elle sera accueillie dans la chapelle du Luxembourg, Eglise protestante unie Pentemont-Luxembourg, 52 rue Madame – Paris 6ème. Ce lieu vivant et central et facile d’accès. Pensez à venir en transports en commun. Hébergement possible par le site http://www.ephatta.com

RENCONTRE – Changement de climat au Bénin

2017-beninDébut décembre, un débat a été organisé dans le diocèse béninois de Porto-Novo par le Cercle international pour la promotion de la Création (CIPCRE). Le thème de cette rencontre rassemblant des responsables politiques, associatifs et religieux était « Mobilisation interreligieuse pour la sauvegarde de la Création et des réponses adéquates aux changements climatiques. »

Il faut présenter le CIPCRE-Bénin. D’obédience chrétienne, le mouvement a été créé le 23 mai 1993, et promeut la construction d’une société juste, équitable, humaine, saine et verte, en coopération avec toutes les communautés chrétiennes du pays et des organisations laïques. A l’occasion de l’édition 2016 de la Journée Mondiale du Climat, les confessions religieuses en partenariat avec le CIPCRE-Bénin ont organisé le vendredi 9 décembre 2016 cette conférence-débat dans le but de lancer une campagne de mobilisation sur les défis des changements climatiques au Bénin.

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AGRICULTURE – Fermiers sur la paille

En avril dernier, la Conférence des évêques d’Asie (CCA) a exprimé son désaccord avec la manière dont les fermiers philippins du Mindanao ont été brutalisés par la police. Celle-ci tentait de réprimer le mouvement lancé par l’Eglise méthodiste unie pour protéger près de 6000 paysans et responsables tribaux.

Une répression très violente puisqu’on a compté déjà trois morts et des centaines de blessés, après que la police ait ouvert le feu contre des paysans qui appelaient au dialogue avec les autorités gouvernementales. En jeu ? 15 000 sacs de riz qui leurs étaient promis en réponse aux urgences nées de la sécheresse qui a touché cette région.

Par ailleurs, cette même conférence des évêques d’Asie a aussi organisé, en décembre dernier, en lien avec l’Eglise du Christ en Thaïlande et le Forum chrétien coréen pour une agriculture vivante (KLGAF) une rencontre autour du thème « Ecojustice : en route vers un développement durable et la sécurité alimentaire en Asie ». Une soixantaine de participants -théologiens, laïcs engagés, militants, représentants des Eglises, se sont retrouvés à Chiang Mai (Thaïlande) du 29 novembre au 2 décembre.

eco-justice-2016

Extraits

« L’écojustice ne concerne pas seulement l’écologie ou l’environnement. C’est, en fait, un facteur crucial lié aux problèmes de faim, de pauvreté, de durabilité des ressources naturelles, de production d’énergie et de son usage approprié, de développement économique, de distributions équitables des biens, de l’effacement de la dette, du commerce équitable et de la sécurité environnemental » – Tomoko Arakawa, directeur de l’Institut rural asiatique (ARI) au Japon.

« Dieu appelle l’Eglise à être le facteur rédempteur pour soutenir sa Création. C’est un appel à tous les pays développés en Asie pour prioritiser la sécurité alimentaire sur le commerce. » Dr Abram J. Bicksler, directeur de ECHO Asia impact Center

DL

ECOLOGIE – Miséricorde pour toute la Création

Alors que la communauté de Taizé vient de vivre son rassemblement européen annuel à Valence (Espagne), on peut revenir sur des réflexions menées l’été dernier sur la « colline de la réconciliation ». F. Aloïs propose ainsi cinq domaines pour « éveiller en nous le courage de la miséricorde ».

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Au long de l’été 2015, à Taizé, nous avons cherché comment nous engager dans de nouvelles solidarités, urgentes aujourd’hui. Sur toute la terre, de nouvelles détresses – migratoires, écologiques, sociales – interpellent ensemble croyants des diverses religions et non-croyants. (…) Nous voudrions construire nos vies sur les paroles du Christ – alors notre roc sera fait de quelques réalités d’Évangile fondamentales, accessibles à tous : joie – simplicité – miséricorde. Frère Roger les avait mises au cœur de la vie de notre communauté de Taizé ; elles lui ont permis d’avancer, même dans les moments difficiles. Il les a intériorisées au point d’y revenir jour après jour.

Au cours des trois années qui viennent, ces trois mots accompagneront notre marche. En 2016, nous commençons par la miséricorde, dans le même esprit que l’année de la miséricorde lancée par le pape François.

La cinquième de ces propositions évoque la « miséricorde pour toute le Création ».

Vous avez six jours dans la semaine pour accomplir votre ouvrage, mais le septième jour, vous cesserez toute activité, afin que vos bœufs et vos ânes puissent se reposer. (Exode 23,12)
Pendant six années, vous pouvez ensemencer vos terres et en récolter les produits ; mais la septième année, vous devez laisser le sol complètement en repos. (Exode 23,10)

Dans le langage de son temps, la Bible appelle à étendre notre compassion à l’environnement, à respecter tous les êtres vivants, à ne pas exploiter le sol sans discernement. Un chrétien de Mésopotamie a écrit : « Un cœur compatissant ne peut supporter de voir le moindre mal ou la moindre tristesse au sein de la création » (Isaac le Syrien, VIIe siècle).
Les premières victimes des désastres écologiques sont souvent les plus pauvres. Les dérèglements climatiques ont déjà pour conséquence de forcer de nombreuses personnes à quitter leurs lieux de vie.
La terre appartient à Dieu, les humains la reçoivent comme un don. Une énorme responsabilité leur revient : prendre soin de la planète, ne pas en gaspiller les ressources. La terre est limitée, les humains eux aussi doivent consentir à leurs limites.
La terre est notre maison commune et elle souffre aujourd’hui. L’indifférence ne peut pas avoir de place face aux ravages environnementaux, à la disparition d’espèces entières, aux dangers qui menacent la biodiversité, à la déforestation massive en certains points du globe.

++ Cherchons à exprimer notre solidarité avec toute la création. Prenons des décisions qui touchent notre existence quotidienne, veillons à nos pratiques de consommateurs ou de citoyens, faisons un choix conscient pour la sobriété. La simplification de notre mode de vie peut être source de joie. Il en est qui prennent des initiatives comme celle d’un jeûne pour le climat et la justice, chaque premier jour du mois. Manifester, par de telles résolutions, la miséricorde de Dieu pour tout ce qui fait partie de notre maison commune, la Terre, n’est pas une option, c’est une condition pour y vivre heureux.



EGLISES – L’écologie qui donne à vivre

Au cours des dernières semaines, de nombreuses initiatives ont eu lieu au sein des communautés chrétiennes autour de notre rapport à l’environnement.

A NANTES

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Loïc, du groupe de Nantes, me signale que le diocèse de Nantes a organisé une célébration œcuménique pour la sauvegarde de la création, jeudi 3 décembre en l’église Saint-Bernard, de Nantes. En présence de Mgr Bernard Charrier, de Mme Caroline Schrumpf, pasteure de l’Eglise protestante unie, et d’environ 200 personnes présentes, une atmosphère à la fois joyeuse et recueillie, de belles interventions des représentants des églises catholique et de la fédération protestante, des scouts et des éclaireurs…

Le pasteur Caroline Schrumpf a demandé : «  Qui va ralentir son rythme pour permettre aux autres de nous rattraper ? » et elle a appelé les chrétiens « à poser des actes concrets, à changer les pratiques, à remettre en cause la logique de consommation ».

Une procession d’objets symboliques a été l’occasion de rappeler la beauté, les conditions de production, du travail des hommes : le coton qui nous réchauffe mais qui était longtemps produit par des esclaves, le cuivre dont est fait une belle aiguière mais dont les ressources s’épuisent, un ordinateur qui symbolise l’inter communication entre les hommes, et les risques d’isolement.

 AU SENEGAL

Avec les frères de Taizé, une activité à destination des enfants qui fréquentent la communauté a été organisée pour les sensibiliser à la protection de la Création.

« Quand, semaine après semaine au cours de nos sorties, nous ramassions toute sorte d’objets dans la nature en vue de leur trouver un sens, personne, personne ne pouvait imaginer que nous en tirerions une très belle exposition : « Faire, refaire, faire revivre ». L’exposition a été installée à Kër Taizé même, et très visitée par des écoliers, lycéens, visiteurs de tout âge et des gens de culture. Notre surprise et notre joie a été d’entendre de leur bouche des mots très positifs et à plusieurs reprises : « Vous êtes en pleine COP21 » !

AU KENYA et à TAIZE

2015 Taizé F. Denis Occasion aussi de rendre hommage à F. Denis (1934-2015), membre de la communauté de Taizé, qui vécut en fraternité à Nairobi (Kenya) et qui vient de décéder le 28 novembre dernier. C’est lui qui fut l’architecte de l’église de la Réconciliation, au sommet de la colline de Taizé. Il a aussi conçu les plans de l’église Saint Joseph-travailleur, à Nairobi que le pape François a visité, lors de son passage dans le bidonville de Kangemi. C’est lui, enfin, qui avait créé une série d’icônes en écorces de bois pour un « chemin d’Évangile », près de la source Saint-Étienne qui est un lieu de méditation en pleine nature en contre-bas de la colline de Taizé.