ECOLOGIE HUMAINE – En dernier, les peuples premiers ?

Indiens Canada.pngMgr Albert LeGatt n’a pas froid aux yeux. Ou peut être, simplement, fait il preuve d’un bon sens que beaucoup avaient oublié ? Alors qu’avec ses collègues évêques canadiens il s’apprêtait à faire sa visite ad limina à Rome, l’archevêque de Saint-Boniface a publié 15 jours avant son rapport sur l’état de son diocèse. Ce qui ne se fait pas d’habitude…

Occasion d’évoquer une pastorale en pleine mutation au sein de sa région : celle de l’accompagnement des populations autochtones. Une réalité encore douloureuse, puisqu’après guerre, une bonne partie des enfants de ces familles avaient été scolarisés de force dans des internats pour les inculturer. Depuis quelques années, un long processus de guérison des mémoires et de réconciliation est engagé. Un autre pan essentiel de l’écologie humaine intégrale…

Voici l’extrait du rapport sur cette réalité :

Nous avons également une douzaine de « Réserves Indiennes » et des zones de population Métis. Nous avons des prêtres et des agents de pastorale qui exercent leur ministère dans les « Réserves » auprès des nations indigènes qui vivent souvent dans la pauvreté et souffrent d’un taux de chômage élevé, d’alcoolisme, de toxicomanie, de violence familiale et de diverses formes de dépendance.

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ECOLOGIE – OGM-PMA, même combat ? Le débat révélateur

Cela devait donc arriver. Avec les tergiversations françaises et européennes sur la gestion des OGM végétaux (et des herbicides associés) et les projets d’évolution des législations sur la procréation médicalement assisté (PMA), une question de fond émerge : sommes nous vraiment en train de préparer un monde meilleur ?

Reprenons les évènements

A ma gauche. Des écolos politiques, méfiants et conservateurs dans leur rapport aux progrès de la biotechnologie (et des autres), héritage direct d’un Jacques Ellul (entre autre) oblige ; mais aussi, pour beaucoup d’entre eux, libéraux (pour ne pas dire libertaires) sur les questions de sexualité, de genre et d’autres enjeux reproductifs humains, au nom de la vieille opposition entre la nature et la culture qui donne droit à la créature de dépasser ses pauvres conditionnements naturels. En résumé, opposés aux OGM végétaux mais pas vraiment opposés aux potentialités sélectives de la PMA.

A ma droite. Des cathos (et quelques autres), conservateurs sur les questions familiales et identitaires, refusant les dérives matérialistes et eugénistes des manipulations génétiques sur l’embryon, notamment dans le cadre des procréations médicalement assistées. Mais aussi, pour certains d’entre eux, très libéraux sur le plan économique et joyeusement opportunistes sur les questions technologiques (ne touchant pas directement à la personne humaine). En résumé, opposé à la PMA et ses dérives, mais ne voyant pas pourquoi on empêcherait les OGM dans les champs et les étables.

Jusque là, ça tenait comme ça, dans un équilibre instable, digne de la guerre froide. Et puis, paf, deux coups de semonces sont en train de brouiller les cartes. Lire la suite

TRAVAIL – Quand le climat stimule le syndicat

2017 ECOLOGIE CFTC Climat docIntéressant cette rencontre et collaboration entre un syndicat français et chrétien et le Réseau Action Climat. En publiant leur document d’analyse commun, ils interpellent la cohérence global des projets du gouvernement français.

L’intérêt étant pour eux de profiter des annonces en cours pour mieux connecter transition écologique et mutation des milieux du travail pour l’accompagner.

Document ici

La CFTC et le RESEAU ACTION CLIMAT
interpellent le gouvernement
15 milliards d’euros pour la formation, 15 milliards d’euros pour la transition écologique, Madame Pénicaud et Monsieur Hulot, n’oubliez pas les passerelles entre ces deux plans d’investissement !

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HOMMAGE – Berta Caceres, celle qui faisait barrage

2016 Caceres.pngConnaissiez-vous Berta Caceres ? Son assassinat, le 3 mars dernier, la met, un peu tard, sous les lumières de l’actualité. Une de ces femmes qui préserve la dignité de notre monde et de nos sociétés. Jusqu’au prix du sang

Activiste très engagée au Honduras, Berta Caceres, 43 ans, est une indigène Lenca qui a obtenu l’année dernière le prix environnemental Goldman pour son combat de protection du fleuve Gualcarque et des populations locales contre le projet du barrage Agua Zarca. Elle a été tuée chez elle, à La Esperanza, par des hommes de main. Malgré les menaces, elle avait toujours refusé une protection rapprochée, alors que dans ce pays la violence contre les militants environnementalistes est monnaie courante.

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Berta dérangeait, c’est évident. En 1993, elle avait participté à la fondation du Conseil national des organisations populaires et indigènes du Honduras (Copinh), qui lutte notamment contre la déforestation illégale. Un conseil dont deux autres membres ont déjà été tués. Au moment de la réception de son prix, l’activiste avait expliqué

«Au Honduras, 30% du territoire a été confié aux multinationales de l’industrie minière pour des projets guidées par une optique néolibérale, selon laquelle l’éngergie n’est plus un droit fondamental pour l’humanité.»

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En octobre 2014, elle était venue à Rome, participer à la Rencontre mondiale des Mouvements populaires, en présence du Pape François au Vatican. Elle avait appelé à prendre urgemment soin de la Création. Radio Vatican a interrogé un de ces amis, Billy Kyte, du Global Witness, une organisation qui dénonce la corruption et les abus environnementaux à travers le monde. Lire la suite