ECOLOGIE – C’est l’histoire d’une planète…

L’ami Bertrand me signale que le 17 octobre à 20 h, les Bernardins (à Paris) vont parler « écologie ». En l’occurence, une table ronde réfléchira sur les rapports complexes entre histoire et écologique.

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L’idée d’une séparation étanche entre nature et société n’est désormais plus soutenable. La dernière étape de cette remise en question est l’idée d’Anthropocène : nous sommes devenus une force géologique essentielle susceptible à l’avenir d’affecter puissamment nos sociétés. Si l’histoire n’est pas écrite, elle nous invite néanmoins à penser notre vulnérabilité et à ne plus imaginer que les sociétés évoluent hors-sol, protégées par avance des effets induits par les changements violents du milieu.

Marine Lamoureux, journaliste au service Société, La Croix, animera la prise de parole qui circulera entre Dominique Bourg, philosophe, professeur à l’université de Lausanne, Eloi Laurent, économiste et professeur à Science Po, et le P. Frédéric Louzeau, directeur du Pôle de Recherche du Collège des Bernardins et professeur de théologie à la faculté Notre-Dame.

DL

 
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ECOLOGIE – OGM-PMA, même combat ? Le débat révélateur

Cela devait donc arriver. Avec les tergiversations françaises et européennes sur la gestion des OGM végétaux (et des herbicides associés) et les projets d’évolution des législations sur la procréation médicalement assisté (PMA), une question de fond émerge : sommes nous vraiment en train de préparer un monde meilleur ?

Reprenons les évènements

A ma gauche. Des écolos politiques, méfiants et conservateurs dans leur rapport aux progrès de la biotechnologie (et des autres), héritage direct d’un Jacques Ellul (entre autre) oblige ; mais aussi, pour beaucoup d’entre eux, libéraux (pour ne pas dire libertaires) sur les questions de sexualité, de genre et d’autres enjeux reproductifs humains, au nom de la vieille opposition entre la nature et la culture qui donne droit à la créature de dépasser ses pauvres conditionnements naturels. En résumé, opposés aux OGM végétaux mais pas vraiment opposés aux potentialités sélectives de la PMA.

A ma droite. Des cathos (et quelques autres), conservateurs sur les questions familiales et identitaires, refusant les dérives matérialistes et eugénistes des manipulations génétiques sur l’embryon, notamment dans le cadre des procréations médicalement assistées. Mais aussi, pour certains d’entre eux, très libéraux sur le plan économique et joyeusement opportunistes sur les questions technologiques (ne touchant pas directement à la personne humaine). En résumé, opposé à la PMA et ses dérives, mais ne voyant pas pourquoi on empêcherait les OGM dans les champs et les étables.

Jusque là, ça tenait comme ça, dans un équilibre instable, digne de la guerre froide. Et puis, paf, deux coups de semonces sont en train de brouiller les cartes. Lire la suite

SOCIAL – Bombe démographique ou explosion d’injustices ?

2017 ECOLOGIE Projets DémographieDans les enjeux écologiques contemporains, la question de la démographie mondiale revient souvent comme un enjeu crucial. Tout particulièrement en termes de maitrise de la fécondité des populations qui croissent le plus vite. Pourtant, derrière cette peur se cache surtout un enjeu de justice, comme le rappelle Jean Merckaert dans l’édito qui ouvre le dernier numéro de la revue Projet.

Un numéro à commander ici

Quand l’écologie touche à l’intime

Jean Merckaert / 20 juillet 2017

Laudato si’, l’encyclique écologique et sociale du pape François, a été encensée bien au-delà du monde catholique. Mais les thuriféraires du texte papal ne sont pas unanimes. En cause, cette affirmation reprise à son compte par le pape argentin : « La croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire ». Or les 7,5 milliards d’humains consomment déjà bien plus que ce que la planète ne peut leur donner durablement (cf. S. Paillard). Et ils pourraient être près de 17 milliards en 2100, selon l’Onu. En balayant d’un revers de main la question de la natalité dans un monde fini, l’Église serait-elle irresponsable (cf. B. Holzer et Justice&Paix) ? La question est sensible (cf. P. Samangassou). Et pas que pour les chrétiens (cf. H. Boncana). Combien d’humains peuvent vivre dignement sur cette planète sans détruire les écosystèmes et compromettre les conditions de vie des générations à venir ?

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ECOLOGIE – Attention Angers !

affiche uco1La faculté catholique de l’Ouest organise fin aout un colloque avec l’association des théologiens moralistes sur le thème du « défi écologique ».

Un colloque qui rassemble une belle palette d’intervenants français : Dominique Bourg, Eric Charmetant, Fabien Revol, Elena Lasida, Jean Marie Gueullette, Bertrand Hériard Dubreuil, Otto Schaeffer, Martin Kopp, Alain Thomasset, Loic Lainé etc…

programme colloque angers 4

 

DL

TRAVAIL – Quand le climat stimule le syndicat

2017 ECOLOGIE CFTC Climat docIntéressant cette rencontre et collaboration entre un syndicat français et chrétien et le Réseau Action Climat. En publiant leur document d’analyse commun, ils interpellent la cohérence global des projets du gouvernement français.

L’intérêt étant pour eux de profiter des annonces en cours pour mieux connecter transition écologique et mutation des milieux du travail pour l’accompagner.

Document ici

La CFTC et le RESEAU ACTION CLIMAT
interpellent le gouvernement
15 milliards d’euros pour la formation, 15 milliards d’euros pour la transition écologique, Madame Pénicaud et Monsieur Hulot, n’oubliez pas les passerelles entre ces deux plans d’investissement !

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ETHIQUE – Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

3516Il est peut être encore temps de s’inscrire pour les prochaines « summerclass » de Centre d’éthique animale d’Oxford ? Cette 4e session du genre abordera la question de l’éthique … de la fourrure animale. Une première mondiale, semble-t-il.

Du 23 au 26 juillet prochain, en effet, à la maison Saint-Etienne de l’université anglicane de théologie d’Oxford (GB), cette session rassemblera des universitaires du monde entier pour débattre de ce sujet nouveau et ancien à la fois (et à la foi). Parmi les contributions scientifiques annoncées, on peut déjà citer Dr Natalie Thomas, sur la chasse aux phoques au Canada (University of Guelph-Humber) ; Laura Donnellan, qui évoquera les réglements s’appliquant aux fourrures de chats et de chiens (University of Limerick) ; Pei F. Su and Yuan-Chih, Lung, aborderont l’industrie chinoise de la fourrure (ACTAsia, and Tsinghua University) et Kumud Kant Awasthi, la question de l’élevage d’animaux à fourrure en Inde (National Institute of Animal Welfare, India) ; et bien d’autres.

Des philosophes, des théologiens, des moralistes donc de plus de 12 pays aborderont les questions éthiques liées à cette activité, souvent destinée à la mode, et qui produit des millions d’euros de bénéfices chaque année sur le dos (!) de 60 millions d’animaux à fourrure tués chaque année.

Cette université d’été est organisée par le Centre pour l’éthique animale d’Oxford en partenariat avec le Respect for Animals Educational Trust.

Plus d’infos (en anglais)  ici.

DL

 

POLITIQUE – Mais si c’est possible

2017 CMR Chemins de possiblesA côté des « tribunes » médiatiques, il y aussi d’autres prises de paroles qui valent la peine d’être entendues ces jours-ci. Le travail des Chrétiens dans le monde rural mérite d’être souligné.

Le mouvement a, de fait, invité ses membres à prendre la parole, via un réseau de près d’un millier d’entre-eux, répartis sur tout le territoire de la France rurale qui ont animé des temps d’échanges qui « ont permis de repérer les fragilités et failles parfois profondes du monde rural mais aussi des signes d’espoir et de progrès sur lesquels s’appuyer pour restaurer le sentiment d’appartenance, de justice et de solidarité, seul rempart véritable contre la montée du rejet de l’autre et de l’extrémisme… »

Un document de travail a accompagné la mobilisatoin

Voici leurs constats :

 Nous constatons des situations d’abandon et d’injustice

Les désertifications d’entreprises et de services provoquent un réel sentiment d’abandon dans le rural. Les habitants font face à la disparition des services publics et de proximité : fermeture ou éloignement de centres de soins, de maisons de retraite, d’écoles, de bureaux de poste et de nombreux services administratifs. Des villages sont réduits à des cités dortoirs. L’isolement est renforcé par le manque de mobilité dû à de nombreuses suppressions de transports collectifs. En conséquence, un certain sentiment d’insécurité s’installe.

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