ETHIQUE – Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

3516Il est peut être encore temps de s’inscrire pour les prochaines « summerclass » de Centre d’éthique animale d’Oxford ? Cette 4e session du genre abordera la question de l’éthique … de la fourrure animale. Une première mondiale, semble-t-il.

Du 23 au 26 juillet prochain, en effet, à la maison Saint-Etienne de l’université anglicane de théologie d’Oxford (GB), cette session rassemblera des universitaires du monde entier pour débattre de ce sujet nouveau et ancien à la fois (et à la foi). Parmi les contributions scientifiques annoncées, on peut déjà citer Dr Natalie Thomas, sur la chasse aux phoques au Canada (University of Guelph-Humber) ; Laura Donnellan, qui évoquera les réglements s’appliquant aux fourrures de chats et de chiens (University of Limerick) ; Pei F. Su and Yuan-Chih, Lung, aborderont l’industrie chinoise de la fourrure (ACTAsia, and Tsinghua University) et Kumud Kant Awasthi, la question de l’élevage d’animaux à fourrure en Inde (National Institute of Animal Welfare, India) ; et bien d’autres.

Des philosophes, des théologiens, des moralistes donc de plus de 12 pays aborderont les questions éthiques liées à cette activité, souvent destinée à la mode, et qui produit des millions d’euros de bénéfices chaque année sur le dos (!) de 60 millions d’animaux à fourrure tués chaque année.

Cette université d’été est organisée par le Centre pour l’éthique animale d’Oxford en partenariat avec le Respect for Animals Educational Trust.

Plus d’infos (en anglais)  ici.

DL

 

RENDEZ-VOUS – Et après la COP21, elles font quoi les Eglises, hein ?

L’ami Martin Kopp est de retour sur Paris. Une belle voix chrétienne sur les débats en cours autour des urgences climatiques. C’est le 26 avril prochain à la paroisse St Roch.

Alors que le réchauffement n’en finit pas, nul ne peut l’ignorer après la COP 21, que font les Eglises ? Si l’on ne monte plus guère en chaire, les homélies restent un lieu privilégié pour l’écoute et l’absoute. De fait, elles ne laissent que bien peu de place au respect et à l’amour de la Création. Mais, si l’on va au fond des choses, dans leur profonde réalité, comment agissent et réagissent les chrétiens ? Pour le commenter, Martin Kopp est un grand témoin.
A peine trentenaire, fils de pasteur, doctorant à la faculté de théologie de Strasbourg, il a été chargé par la Fédération Luthérienne du plaidoyer pour la justice climatique.
A ce titre, il participe à de nombreuses réunions oecuméniques. Il était présent aux plus récentes COP. Il saura dire si et comment les chrétiens se mettent enfin en ordre de marche après avoir reçu leur feuille de route et nonobstant les péripéties électorales.
Npn seulement gardiens mais garants de la Création, à la suite du Christ, ils ne peuvent se dérober aux rendez-vous de l’Histoire, alors que l’humanité est aujourd’hui en cause, pleinement et tout entière.

 

CONFERENCE – Causons !

Beaucoup d’infos … mais peu de temps pour les publier. Et dire que c’est le Carême !

En passant, un prochain RV dans la région de Rouen

2017 Rouen Mars 2017

 

La soirée débutera par un partage d’expériences locales avec une intervention de la paroisse Sainte-Thérèse de la Vallée du Cailly pilote sur le diocèse de ROUEN en matière d’écologie, de la RESSOURCERIE RESISTES et du réseau des AMAP.

Vendredi 24 mars à 20h au Centre diocésain (41 route de Neufchâtel à Rouen).
Entrée libre

MYANMAR – Le cri de la terre, le cri des pauvres

2017-charles-bo-myanmarLe cardinal Charles Bo – premier cardinal du Myanmar – ne mâche pas ses mots. A l’ouverture de la 17e rencontre des religieux/ses d’Asie-Océanie (AMOR), ce lundi, il a ainsi lancé à l’assemblée : « Aujourd’hui, nous faisons face à un holocauste environnemental. C’est un moment effrayant. »

Le prélat catholique, évêque de Yangon au Myanmar, a souligné devant les 132 participants que le « changement climatique est une réalité », soulignant les « péchés écologiques » et le besoin de « conversion écologique » des communautés chrétiennes. Citant l’encyclique Laudato si à maintes reprises, Mgr Bo a ainsi introduit la session dont le thème est « Un appel pour une conversion écologique globale ».

2017-maynmar-amor-17-logoPour la première fois, la rencontre AMOR, – un RV qui a lieu tous les 2 ou 3 ans, et qui a été lancé en 1972 -, se déroule en Birmanie. Un pays marqué par une longue et pénible histoire de dictature militaire. Mais aussi un pays particulièrement exposé au changemnet climatique. De fait, le pays est le deuxième sur la liste des Etats les plus vulnérables à ces changements en cours. Mgr Bo insiste :
 » Nous sommes rassemblés ici et aujourd’hui non contre les terroristes de DAECH, mais contre les terroristes économiques et écologiques. » Et de poursuive : « Nous sommes un pays pauvre. Les pays riches ont répandu le CO2 dans l’atmosphère. Nous souffrons beaucoup et enterrons des milliers de personnes après chaque désastre naturel. »

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CAREME – Pastorale des jeûnes

Les frères du skite orthodoxe de Sainte-Foy me signalent une intéressante table ronde à venir sur la place du jeûne alimentaire dans la tradition byzantine, le 4 mars prochain, à 14 h à l’église Saint-Sulpice à Paris.

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Quatre conférenciers donneront des éclairages historiques, pratiques mais aussi médicaux sur le carême dans la tradition orthodoxe. Mme Béatrice Caseau, professeur à l’Université Paris-Sorbonne IV, nous parlera de la culture alimentaire dans la tradition byzantine. Le père Gérasime, (Frère Jean) higoumène du skite orthodoxe de Sainte Foy du carême comme chemin au fil des jours.  Deux médecins nous exposeront un point de vue médical sur le carême. Dr. Cl Tanase, « Les bénéfices et les dangers du carême pour la santé »

JESUITES – A taaaaaaaaaaaable !

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Crédit photo : Didier Rémiot

Fini les sandwiches sur le pouce au Centre Sèvres à Paris ? En tout cas, la réflexion sur la nourriture y est lancée, grâce  la prochaine soirée d' »Ethique publique »,le mardi 7 mars 2017 de 19h15 à 20h45.

 

La soirée, animée par P. François BOËDEC, s.j. et P. Bruno SAINTÔT, s.j.?  est organisée en partenariat avec la revue Etudes et le Département d’éthique bio-médicale du Centre Sèvres. Elle posera la question de la « bonne nourriture », comme enjeu sanitaire et environnemental. Un nutritionniste, Christian RÉMÉSY (1) et un médecin,  Joël MÉNARD (2) apporteront des éléments de réponses, même si a priori, leur réflexion abordera surtout le premier aspect des choses. Une bonne réflexion à venir, pour accompagner l’extase collective du Salon de l’agriculture…

La qualité globale de l’offre alimentaire, son adéquation aux besoins nutritionnels humains et l’adoption de modes alimentaires protecteurs sont des leviers majeurs pour la gestion de la santé publique. De plus le fonctionnement de la chaîne alimentaire a des répercussions écologiques considérables. Heureusement, il existe une bonne concordance entre les modes alimentaires bons pour la santé de l’homme et de la planète. Actuellement les informations nutritionnelles sont très insuffisantes ou parfois même incohérentes. Comment être bien informés sur les bénéfices/risques de ce qui est produit, notamment par les industries agroalimentaires ? Comment adapter nos modes alimentaires pour bien se porter et prévenir de nombreuses pathologies ? Plus largement, pourquoi une « transition alimentaire » devient-elle une nécessité afin de corriger les défauts de la chaîne alimentaire actuelle et ses conséquences négatives sur la santé humaine et l’environnement. Comment définir et faire connaître des modes alimentaires plus durables ?

Et si les maisons d’accueil jésuites devenaient exemplaires en termes d’alimentation locale, de saison et bio, pour mieux connecter l’expérience spirituelle et corporelle ? Une utopie ?

DL

(1) Ancien Directeur de Recherche de l’INRA, ancien Directeur d’une des Unités du Centre de Recherche en Nutrition Humaine de Clermont Ferrand, auteur de Que mangerons-nous demain ? (Odile Jacob, 2005) et L’alimentation durable pour la santé de l’homme et de la planète (Odile Jacob, 2010).
(2) Professeur Emérite de Santé Publique, ancien Directeur Général de la Santé.