HOMMAGE – Mgr Coste, un précurseur

2018 ECOLOGIE Eglises Mgr René CosteAlors qu’il est porté en terre en ce jour, E&E rend hommage à Mgr René Coste (1922-2018) qui vient de s’éteindre à Paris à 96 ans. Un des théologiens précurseurs  en France pour penser l’écologie en lien avec la doctrine sociale de l’Eglise.

Ce prêtre sulpicien, théologien de l’Institut catholique, s’était spécialisé en théologie sociale et était devenu membre et évêque accompagnateur du mouvement Pax Christi, dont il fut le délégué général et le président de l’antenne française jusqu’à 1997.

La recherche du dialogue avec tout autre différent et désireux de le faire le séduisait. Il mena avec Jean-Pierre Ribaut ancien chef de l’Environnement au Conseil de l’Europe des colloques à Klingenthal en Alsace sur tous les sujets écologiques de demain dont il pensait le défi actuel et urgent pour nos contemporains, croyants et d’autres familles spirituelles. (Extrait d’un texte publié par France Catholique)

Il fut un auteur, commentateur, chroniqueur prolixe, avec un bel esprit de synthèse. On lira ou relira avec intérêt les sommes théologiques « Théologie de la paix », « Les fondements théologiques de l’Evangile social » et « Les dimensions sociales de la foi », toutes trois éditées par le Cerf, dans la collection Cogitatio fidei.

2018 ECOLOGIE Eglise Coste LivreIl écrivit aussi plusieurs ouvrages sur l’écologie considérée d’un point de vue chrétien, dont notamment « Dieu et l’écologie : environnement, théologie, spiritualité. » (Ed. de l’Atelier, 1994)

Son dernier ouvrage en dit aussi long sur son expérience de foi personnelle. Publié en 2016, il s’intitule  » Sur toi le Christ resplendira » (Parole et Silence)

DL

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EGLISE VERTE – Hérault d’un quotidien plus vert

2018 ECOLOGIE GrabelsLe label Eglise Verte poursuit son petit bonhomme de chemin en France. Peu à peu de nouvelles paroisses se mettent en route. Par exemple, la démarche démarre dans l’Hérault.

Une première rencontre de discussion est prévue le 29 avril, de 18 h 30 à 20 h au presbytère de Grabels (37) pour  » faire connaissance, prier ensemble, parler des différentes actions écocitoyennes déjà menées autour de nous (chacun pourrait présenter en 2 min une action qu’il a menée à bien), et voir ensemble comment sensibiliser les chrétiens, notamment les jeunes que nous côtoyons, avec un projet de  proposition dans les communautés protestantes et catholiques pour le mois de la création 2018 (1er septembre – 4 octobre 2018). »

Sans oublier le repas partagé avec ce que chacun aura apporté à la fin.

C’est le P. Pierre Brugidou qui reçoit chez lui et qui lance le projet !

Avis aux amateurs de l’Hérault !

DL

A noter qu’à Grabels passe déjà Lo camin romieu, autrement dit le GR 653. Une belle invitation pour diminuer l’usage de la voiture.

 

RENDEZ-VOUS – Un peu de place pour la maison commune

Pas un grand fan de l’auto-promo, mais peut être l’info peut intéresser certains. Nantes est un bon lieu pour se retrouver en ce moment…

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Plus d’infos : Renseignements et Inscriptions avant le 9 mai 2018 à : Yann Amiot,  Secrétariat de Ruah,  06 88 18 38 22 / asso.ruah44@gmail.com

 DL

 

ECOLOGIE – L’appel et Le Saux

Les frères de Saint-Jean préparent leur colloque à Notre-Dame du Chêne, du côté de Vion (Sarthe). A cette occasion, le journal La Croix donne la parole à Mgr Yves Le Saux.

L’évêque du Mans sera en effet présent au colloque organisé par les Frères de Saint-Jean, dans leur sanctuaire sarthois de Notre-Dame-du-Chêne. Avec lui interviendront aussi le philosophe Bertrand Vergely (Sauver la planète ?), le Fr.François-Frédéric Lot (Maître des Etudes des Frères de Saint-Jean) (Le corps augmenté, quelle attente ?) ; Hervé Coves, agronome franciscain (Sagesse du sol et rythme du vivant) mais aussi Tugdual Derville (De la terre à la personne), Tebaldo Vinciguerra (Le lien social au cœur de la question écologique), Gaultier Bès (Conversion écologique et progrès), Marianne Durano ( Quelle place pour le corps dans la conversion écologique ?) sans oublier différents forums sur l’agroécologie, les médecines naturelles, l’alimentation, l’économie solidaire, la famille etc.
Le journal Ouest France titre avec délice (et une belle faute d’orthographe)
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Dans un autre quotidien régional, on évoque la conversion à la permaculture, pour ces Frères de Saint-Jean qui ont 4 ha de terres à transformer…
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Et encore un autre traitement journalistique plus confus encore…
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EXTRAIT DE L’ENTRETIEN PARU DANS LA CROIX LE 12 AVRIL 2018

Où en est la réception de l’encyclique Laudato si’, près de trois ans après sa parution ? Avez-vous le sentiment que les catholiques se sont convertis à l’écologie ?

Mgr Yves Le Saux : L’un des domaines dans lesquels se perçoivent les effets du texte, c’est le dialogue avec le monde agricole. Le texte du pape constitue une base commune pour prendre de la distance et réfléchir aux pratiques. Il a permis de mettre autour d’une table des gens qui avaient auparavant du mal à se rencontrer.On voit aussi le changement au niveau individuel, même si cela reste modeste pour l’heure. Cette évolution se manifeste surtout chez ceux qui ont pris le temps de lire le texte et de réfléchir vraiment à ce à quoi il nous appelle, c’est-à-dire à un changement de mode de vie. Dans certaines paroisses aussi, les pratiques commencent à évoluer. Ce sont des petites choses concrètes, comme la gestion du chauffage ou des déchets. C’est de toute façon un processus à long terme, mais il est lancé.

Sur le plan des idées, l’écologie est une porte d’entrée vers les questions anthropologiques. Très vite, quand on s’intéresse à l’environnement, on est amené à s’interroger sur l’homme, sur sa place dans le monde. Et la question, au fond, est de savoir quelle société nous voulons pour l’avenir. Ce sont des réflexions qui peuvent être assez radicales, qui nous invitent notamment à revisiter nos modèles économiques.On trouvera toujours des climatosceptiques, ou certains qui jugeront que le pape est naïf, mais je crois que c’est vraiment marginal. Il y a une réelle prise de conscience que nous devons vivre autrement, avancer vers une sobriété heureuse, et que le bonheur n’est pas dans le tout-consommation. Maintenant, il faut aller jusqu’au bout de la logique, en adoptant aussi l’écologie humaine. Les débats actuels sur la bioéthique, par exemple, sont liés à ces questions.

L’évêque souligne aussi que le sujet de l’écologie peut permettre à des chrétiens de différentes sensibilités de se retrouver, partageant au final des préoccupations proches. Il note notamment que différentes communautés monastiques commencent à se mobiliser sur ces sujets. Du côté des évêques, selon lui, plusieurs sont bien mobilisés sur le sujet, soutenant des initiatives locales. Mais pour eux aussi, ils ne sont qu’ « au début d’un long processus. »

Par ailleurs, quand des initiatives viennent des fidèles, il faut aussi s’en réjouir. Dans l’Église, tout n’a pas à venir des évêques. D’autant qu’une consigne que donnerait un évêque, ou un discours théorique, ne serait pas forcément efficace. Ce qui compte, ce sont les interactions concrètes qui permettent de lancer des réflexions.

Recueilli par Gauthier Vaillant

RENDEZ-VOUS – Pour ne pas laisser l’écologie en rade

2018 ECOLOGIE Eglise Toulon DiaconieOui, c’est bien d’un rendez-vous à Toulon dont il s’agit. Un colloque qui se déroule le 12 juin prochain et qui croise écologies environnementale et sociale. Il est organisé par le service formation de l’Union diaconale du Var en partenariat avec le Conservatoire du littoral et le magazine Pèlerin.

La journée croisera plusieurs regards et expériences pour enrichir notre vie quotidienne et les pratiques de celles et ceux qui s’engagent pour construire un monde plus fraternel avec les plus démunis.

« Il est fondamental de chercher des solutions d’écologie intégrale qui prennent en compte les interactions des systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale, l’autre sociale, mais une seule et même crise socio-environnementale… Il faut une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour restaurer la dignité des exclus, et simultanément préserver la nature. »
Pape François, Laudato Si §139.

Intervenants :
Dominique LANG – Prêtre assomptionniste et journaliste au Pèlerin
François FOUCHIER – Délégué Régional PACA au Conservatoire du littoral
Gilles REBECHE – Diacre, animateur de la diaconie dans le Var
Tarif : 5€ / Lieu : DDEC – Salle Tabgha – impasse Mirabeau – 83000 Toulon / Inscription obligatoire avant le mardi 5 juin auprès du service formation de l’UDV / Contacts : formation@udv-services.fr ou 04 94 24 90 01

 

VIE MONASTIQUE – Initiation à la nature canadienne

2018 ECOLOGIE Eglises Abbaye CanadaEt du côté des monastères, il en est où le lien à la nature ? Jérome m’informe de l’existence d’une belle aventure canadienne. L’abbaye du Val Notre Dame, au Canada, pourrait bien donner des idées à certains.

Née d’une fondation-fille du monastère français de Bellefontaine, la Trappe s’installe à Oka, au Canada. Le grand monastère, dans les années 1950, compte près de 200 moines et fabrique un délicieux fromage. Un demi-siècle plus tard, la communauté est réduite et décide de s’enfouir plus profondément dans un site naturel préservé. La région de Lanaudière est choisie et les moines viennent s’établir au Val Notre-Dame au pied de la Montagne-Coupée.

Ils y déploient notamment toute une série d’activités, dont celles liées aux fruits de la nature, qui méritent d’être découvertes.

Les monastères recommenceraient-ils à se réinscrire dans leur écosystème ?

DL

ALIMENTATION – Discussion à table ouverte

2018 ECOLOGIE Eglises CMR AlimentationJ’arrive un peu tard, mais l’info vaut la peine d’être connue : trois mouvement d’Eglise ont organisé le 5 avril dernier une conférence publique pour faire le point sur les Etats généraux de l’alimentation.

La conférence qui s’est déroulées à Belmont d’Azergues (69) a donné la parole à Béatrice MOLIERE, ingénieur agriculture, diététicienne-nutritionniste  et membre du CMR. A Maureen JORAND, responsable du plaidoyer à la Souveraineté Alimentaire, politique commerciale internationale au CCFD-TS et à Antoine PARISET, agriculteur, porte-parole Rhône de la Confédération paysanne. Une bonne occasion pour saisir les débats qui ont eu lieu en 2017 et le projet de loi en cours de discussion.

De fait, le CCFD-TS, le MRJC et le CMR ont été partie prenante du processus au travers d’une plateforme associative regroupant une cinquantaine de mouvements et associations, intitulée Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaireCes trois mouvement, rassemblé en un Réseau Agriculture Alimentation Santé expliquent

Si ce projet de loi semble vouloir en finir avec le dumping commercial des produits agro-alimentaires et lutter contre le gaspillage, rien ne semble engagé contre la libre circulation de produits mondiaux largement subventionnés et vendus en dessous de leurs coûts de production. De même, de nombreuses questions subsistent sur la sécurité alimentaire tant sur les marchés extérieurs (CETA – TAFTA – Amérique du Sud) que sur notre production intérieure qui souffre de l’absence de cadre et d’aide aux agriculteurs qui veulent s’engager dans une conversion bio-agro-écologique.

 

 

Et ils rajoutent aussi

Pour nous, mouvements d’Eglise, après la lecture de ce joyau que constitue l’encyclique Laudato Si’, il nous nous est apparu, comme disciples du Christ, impossible de ne pas nous sentir concernés par ces trois sujets (Agriculture, Alimentation et Santé) tous trois « liés »: « [la] responsabilité vis-à-vis d’une terre qui est à Dieu implique que l’être humain, doué d’intelligence, respecte les lois de la nature et les délicats équilibres entre les êtres de ce monde »(Laudato Si’ § 68).

DL