CAREME -L’agneau n’est pas un bouc émissaire

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Et si on honorait plutôt la tradition des « Osterlämela » alsaciens ? Des brioches en formes d’agneau pascal, préparés pour la fête de Pâques…

Alors que le temps du Carême se profile à l’horizon, occasion de redécouvrir l’invitation de Chrétiens unis pour la terre, de vivre un Carême sans viande et sans poisson. Cette année une nouvelle étape pourrait bien être franchie dans la mobilisation, portée par les associations C.ORE et FSLIRA : et si on remettait en cause la tradition de la consommation d’agneaux pour la fête de Pâques ?

Des vidéos publiées par des associations de protection animale ont montré ces derniers temps des pratiques, plus ou moins habituelles, liées à la production industrielle de viande dans les abattoirs. Faut-il vraiment s’étonner que l’abattage à la chaîne d’animaux peut pousser à des actes inappropriés ?

Mais, l’abattage ne concerne pas que des animaux adultes ayant atteint leur maturité. Il touche aussi de jeunes animaux, notamment les agneaux.Une réalité qui rappelle la réalité complexe de l’élevage ovin en France, à la fois fragile, en première ligne sur les questions de cohabitation avec le loup (ou d’autres animaux errants) et aussi des négociations commerciales internationales.

2017-art-agneau-de-paquesD’après un article du Figaro (2012), « au cours du mois de Pâques – vendredi soir pour les juifs et dimanche prochain pour les chrétiens -, il s’achète au moins deux fois plus d’agneau que d’habitude. «Il se consomme en moyenne entre 4.000 et 5.000 tonnes de viande d’agneau par mois en France, d’après les données du panel Kantar, explique Anne Mottet, économiste à l’Institut de l’élevage. Lors du mois pascal, les ménages en ont consommé 9.000 tonnes par exemple en 2010.» Une tradition bien enracinée puisque 13% des ménages français en dégustent à l’occasion des fêtes pascales, contre 5% en temps normal.Économiquement, l’élevage d’agneau est devenu porteur depuis la réaffectation en 2009 par l’ancien ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, d’une partie des aides de la PAC au profit des éleveurs ovins, les moins bien lotis des agriculteurs à l’époque. (…) On consomme en France 190.000 tonnes d’agneau, à peine 10% du marché du porc. (…) Revers de la médaille, près de 60% des moutons consommés en France sont importés de pays où ils coûtent moins cher à élever. Plus de la moitié des importations viennent du Royaume-Uni, un peu moins du quart de Nouvelle-Zélande, le reste d’Irlande et d’Espagne. (…) « 

Des membres des associations C.OR.E et FSLIRA lancent une campagne de sensibilisation pour remettre en cause cette consommation de viandes d’agneau lors de la fête chrétienne de Pâques. Car, rappellent-ils,

 » la tradition consistant à manger de l’agneau à Pâques n’a pas de fondement théologique dans la tradition chrétienne : il s’agit d’une pratique populaire que les différentes Églises laissent faire bien qu’elle soit un contresens direct à la signification de Pâques, fête de la Vie. Pour les chrétiens qui la pratiquent, il s’agit d’un acte mémoriel du sacrifice ultime de Jésus-Christ… Mais qui paradoxalement abolit tout autre forme de sacrifice et représente la victoire de la vie sur la mort !

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A l’occasion de la Pâques 2017, les associations C.OR.E. () et FSLIRA lancent une campagne de sensibilisation des chrétiens dans le but de mettre fin à la consommation d’agneau à l’occasion des fêtes pascale. Un blog d’information sur le sujet vient de naître, et qui s’enrichira avec les contributions (journalistiques, théologiques etc.) des uns et des autres. Une pétition est aussi lancée pour l’abolition de la tradition concernée et ce conjointement sur Avaaz.org et Change.org.

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Une réflexion au sujet de « CAREME -L’agneau n’est pas un bouc émissaire »

  1. Cette remise en cause concerne ma foi en un Dieu d’amour, créateur de toute vie et présent dans sa Création. Être pour Jésus, c’est être pour la vie et pour les plus faibles,comprend l’évêque anglican Andrew Linzay. La genèse nous a fait végétaliens, c’est à dire non-violents avec nos frères animaux.
    Elle concerne ma conscience,mes pensées,mes sentiments et mes actes de personne humaine, portés par la bienveillance et la compassion pour » toute vie qui veut vivre » retrouvant l’éthique d’Albert Schweitzer. Merci à ceux qui ont pris cette indispensable et belle initiative. JB

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