SUISSE – La bonne heure de la justice écologique

2017-fribourgL’écologie se décline aussi en version bilingue. Par exemple, en Suisse, où la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg  organise une journée d’étude sur le thème « Vers une écologie intégrale. Réflexions théologiques et implications pastorales à partir de l’encyclique Laudato si’ ».

La journée aura lieu le mardi 21 mars 2017, de 8 h. 45 à 13 heures, au Centre spirituel Sainte-Ursule de Fribourg, Suisse. Et en voici l’argumentaire théologique, pour ceux qui aiment le genre :

Il a fallu longtemps pour que les responsables des Églises reconnaissent la gravité des problèmes écologiques auxquels la terre est exposée. Cédant à l’esprit des années 1960, le concile Vatican II a plutôt défendu une « théologie de la domination », selon laquelle la nature est surtout disponible pour l’utilisation humaine (cf. Gaudium et spes, n. 12 ; 36). Ce n’est qu’avec Jean Paul II et son encyclique Sollicitudino rei socialis (1988) que la protection de l’environnement est entrée dans les priorités de l’enseignement social de l’Église catholique.

Pour la conférence sur le climat de l’ONU à Paris (2015), le pape François a rédigé l’encyclique Laudato si’, précédée le 28 avril 2015 par une conférence sur le changement climatique tenue conjointement par l’Académie pontificale des sciences, le Réseau des Nations Unies pour des solutions en faveur du développement durable et Religions for Peace. Le 26 novembre 2015, lors du rassemblement à Nairobi pour le programme environnemental de l’ONU, le souverain pontife a demandé que le sommet sur le climat obtienne des résultats : ce serait « triste » et, a-t-il osé, « catastrophique », si la conférence se heurtait aux intérêts particuliers des États et les faisait passer avant le bien de l’humanité ; le changement climatique est un « problème global avec des conséquences lourdes » ; aussi il faut prendre des décisions qui limitent l’impact négatif des modifications climatiques, luttent contre la pauvreté, et en même temps garantissent « le respect de la dignité de la personne humaine ». Selon la COP21, la Suisse doit jusqu’en 2030 diminuer de moitié ses émissions de CO2. Ce qui risque d’échouer à cause des intérêts économiques. Selon certains partis, la Confédération ne doit d’aucune manière charger l’économie de contraintes nouvelles et alourdies. Économie ou écologie, tel est le défi de la justice écologique que Laudato si’ lance à l’ensemble de la planète.

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