ECOLOGIE -Colloque au Vatican sur les (saintes) espèces ?

 

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Le site de la revue « L’écologiste » annonce un colloque intéressant à venir au Vatican ! Vérification faite : il s’agit bien d’un atelier de travail qui se déroulera du 27 février au 1 mars 2017 à l’Académie pontificale des Sciences, sur le thème « Comment sauver le monde naturel duquel nous dépendons ».

Une bonne nouvelle donc, puisqu’enfin, la question du devenir de la biodiversité est abordée frontalement. Dans le texte introductif de l’atelier est évoqué le risque d’une phase d’extinction massive des espèces vivantes, 66 millions d’années après la dernière. Une période intermédiaire qui a permis l’émergence de plus de 10 millions d’organismes eucaryotes (complexes) et un grand nombre d’organismes unicellulaires. Parmi eux, nos aïeuls biologiques, homo erectus et leurs descendants- remontent à 2 millions d’années. « L’homme qui sait » lui n’a que 60 000 ans d’âge et s’est répandu sur tous les continents. Il y a 10 000 ans, la planète devait compter environ… un million d’habitant, dont 100 000 européens. Agriculture, écriture, technologies : les progrès des savoir-faire ont, depuis lors, changé la face du monde en bien. Mais aussi en mal, notamment en impactant directement la survie des autres espèces, dont un bon nombre ont déjà disparu sous les coups du développement de l’agriculture moderne.

2017-acad-biodiversiteSi l’Académie a plusieurs fois déjà abordé les questions de justice sociale, d’inégalités globales et de pauvreté, elle n’a pas encore travailler la question de la capacité de notre monde à résister aux demandes croissantes des populations et à la destruction des écosystèmes. Notre monde pourra-t-il encore assurer ses fonctions vitales pour les générations futures ? La disparition de 20 à 40 % de la biodiversité de la planète d’ici la fin du siècle est-elle théologiquement et moralement acceptable dans un monde qui est confié à la bonne gérance de l’humain ? La biodiversité rend d’immenses services pour l’espèce humaine même si les modèles industriels ont souvent concentré nos efforts sur quelques espèces dominantes et surexploitées (cf. céréales et autres plantes cultivées). Les plantes sont encore plus mal connues que les animaux, alors que la déforestation continue de nous priver de cet héritage que nous découvrons à peine.
Le prof. E.O. Wilson, éminent professeur de Harward, parle de l’extinction massive des espèces comme d’un péché que nos descendants auront du mal à nous pardonner.
DLPS : le site l’Ecologiste indique notamment que parmi les invités se trouve le biologiste Paul Ehrlich, réputé mondialement pour avoir écrit le best-seller « La bombe P », sur l’effet dangereux de l’accroissement démographique. Avec lui, seront présents aussi Mathis Wackernager, père du concept d’empreinte écologique, l’astrophysicien Martin Rees et bien d’autres. Que des intervenants anglophones, en fait !

De nouveaux projets et de nouvelles méthodes de conservation des derniers espaces naturels doivent être mis en place d’urgence. Et si nos communautés, maisons diocésaines, propriétés de congrégations etc. mettaient au coeur de leur projet le respect de la biodiversité locale et son épanouissement, au service de l’humanité ? A quand une ONG catholique française engagée sur les questions de la préservation de la biodiversité ?
Des volontaires ? On en parle sur E&E ???

 

 

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