AGRICULTURE – Quand le CMR appelle à la vigilance sur les semences

biodiversite-20-juillet-2016Le mouvement d’Eglise « Chrétien en monde rural » (CMR) assure aussi un rôle de veilleur dans les grands dossiers qui préoccupent l’agriculture contemporaine. Un rapport récent fait ainsi le point sur les résultats des dernières campagnes autour de la Loi biodiversité concernant les semences, auquel a participé le CMR.

Le 20 juillet dernier, la loi française s’enrichissait d’un nouveau pan de son histoire : la première loi sur la préservation de la biodiversité. Une aventure législative qui aura au moins permis d’actualiser le droit français sur de nombreux sujets, non sans ambiguïtés. Rendue indispensable pour l’application française du Protocole de Nagoya, la loi entérine une approche très scientiste et capitaliste des ressources naturelles et de la biodiversité. Jennifer Gomes, du CMR explique :

Le bilan présenté dans le rapport du CMR se concentre sur les seules questions touchant aux ressources génétiques agricoles végétales et animales, aussi qualifiées de « biodiversité domestique » en référence à la domestication des plantes et des animaux à l’origine de l’agriculture. Malgré quelques simplifications, il tente de faire une présentation détaillée des conséquences concrètes de l’application d’articles de loi difficilement lisibles pour le profane. Cet effort de compréhension est souvent abandonné aux seuls spécialistes. Il est cependant indispensable dès lors qu’on ne veut pas prendre des vessies pour les lanternes présentées par la propagande officielle destinée à détourner notre attention de la privatisation et de la destruction accélérées de tout ce qui vit sur terre. Ces questions sont maintenues à l’abri des regards du public par une cogestion opaque entre de puissants lobbys industriels et leurs représentants directement nommés au sein de l’administration, et réciproquement. Aussi, le gouvernement n’a-t-il pas souhaité les soumettre au débat parlementaire et les a renvoyées à de futures ordonnances annoncées dans les 18 mois suivant la promulgation de la loi (article 45). Une grande vigilance citoyenne s’impose donc, notamment pour dénoncer toute tentative de perpétuer les violations actuelles des principes du Protocole de Nagoya par les réglementations européennes et françaises sur les semences, la génétique animale et la propriété intellectuelle

DL

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