AGRICULTURE – L’accaparement, un os de Ghana

2016-accaparement-ghanaL’Eglise de Ghana a décidé de passer à la vitesse supérieure pour dénoncer les pratiques d’accaparement des terres dans le pays. Un rapport, publié en août dernier, montre à quel point cette pratique affecte les modes de vie ruraux et la sécurité alimentaire à long terme.

En 1960, le Ghana possédait 238 000 km2. Mais entre temps, la population du pays est passé de 6,7 millions à 28 millions en 2016. Une réalité qui appelle une mobilisation importante pour préserver la sécurité alimentaire. Et qui passe par le refus des pratiques d’accaparement des terres par des organismes ou des structures financières étrangères.

« Démasquer l’accaparement des terres au Ghana. Restaurer les moyens d’existence. Préparer le chemin des Objectifs de développement durable (ODD) ». Voilà donc le nom de ce document de 48 pages présenté à Accra le 23 aout 2016 et qui a été préparé par la Caritas locales après six mois de recherches sur le terrain. Le Centre des savoirs indigènes sur le développement (CIKOD) et le réseau Foi et Justice Afrique (AF&JN) a aussi participé à l’opération. Il est le fruit des recommandations qui ont été faite lors d’une conférence continentale qui s’est déroulée au Kenya sur ce sujet, en novembre 2015.

Accaparement des terres liés à des programmes économiques extérieures, urbanisation, corruption, intimidations, déplacements de populations, rôle de l’Église, présentation de trois exemples d’accaparements et de ses impacts notamment sur les plus fragiles de la société : le document aborde de nombreuses questions, s’appuyant sur les appels de l’encyclique Laudato si à maintes reprises. « Un réseau de réponses collectives et collaboratives de la part de l’Église, de l’État, de la société civile et du monde de l’entreprise pour conduire un consensus en se confrontant à cette réalité  » : c’est ainsi que sont perçues les appels de l’encyclique du pape François.

La publication du rapport a été accompagnée d’un forum sur le sujet du 23 au 24 aout à Accra en présence de soixante parties prenantes, gouvernementales, communautaires, des commissions etc.

 

 

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