ECOLOGIE – Lire et se former pour mieux agir

Deux ouvrages récents à découvrir autour des questions écologiques dans nos Eglises

2016-ecologie-artegeUne lecture dominicaine d’une encyclique franciscaine écrite par un jésuite. L’ouvrage du dominicain Thomas Michelet rassemble 50 textes, de Jean XXIII au pape François, témoignant de l’émergence de la prise de conscience écologique dans les milieux romains.  L’intérêt principal de l’ouvrage est l’exercice théologique de l’introduction qui éclaire bien le propos. La sélection des textes est intéressante mais manque cruellement de commentaire et de mise en perspective : entre des textes de circonstances et d’autres qui  sont vraiment des engagements nouveaux, la compilation aurait mérité plus de relief.

NB : bien sûr, je suis mal placé pour avoir un regard objectif sur l’ouvrage, ayant tenté moi même l’exercice dans mon « Petit manuel d’écologie intégral » (Ed. Saint-Léger) l’année dernière... Mais c’est au moins l’occasion de souligner que l’ouvrage des Editions Artège n’est donc pas une première, comme elles le laissent entendre (on pensera aussi au travail de compilation de Jean Bastaire ou la synthèse d’un Patrice de Plunkett…)

2016-ecologie-et-art-de-vivre-chretienLe petit livret proposé par l’économiste et membre du mouvement « Écologie humaine » Pierre-Yves Gomez est lui, un parcours de formation, dans la droite ligne des « parcours Zachée. Entre enseignements et exercices, l’ouvrage propose de réaliser que nous sommes à la fois « acteurs » et « protecteurs » de l’environnement.

Plus qu’un traité sur l’écologie ou un code moral, ce livret, qui s’appuie notamment sur l’extraordinaire encyclique du Pape François, Laudato si’, est un outil pour se mettre à l’écoute des pistes proposées par l’Église pour la « sauvegarde de la maison commune ».. Un véritable art de vivre chrétien pour nous aider à retrouver la joie d’une unité de vie entre foi et action dans le monde !

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2 réflexions au sujet de « ECOLOGIE – Lire et se former pour mieux agir »

  1. Le travail de compilation de Bastaire ne concernait que Jean-Paul II, et encore pas les derniers textes de celui-ci. Et lui-même livrait des textes avec très peu de commentaires. On ne reproche pas au Denzinger de n’être pas un traité de théologie. Autre chose de faire une anthologie, autre chose de faire une synthèse. Mais pour cette dernière, il faut des instruments de travail. Les synthèses manquent souvent cruellement de références aux sources. Les 50 textes présentés sont une sélection sur un corpus dépouillé nettement plus important, dont la bibliographie de 200 titres donne un aperçu. Il faut croire que ces textes étaient largement ignorés, puisque même des spécialistes les méconnaissaient. Cet ouvrage sur le corpus doctrinal pontifical comble donc une lacune réelle de ce point de vue, ce qui n’était pas le propos de votre ouvrage.

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