ALIMENTATION – Assiette politique

2016-de-kermelL’ami Eric, qui dirige le pôle Nature et territoire à Bayard, s’exprime régulièrement sur les défis environnementaux. Partenaire des premières Victoires des cantines rebelles organisé par Un Plus Bio à Paris le 10 novembre prochain, il partage ici sa réflexion sur les problématiques alimentaires. Extrait. Où il est aussi question du pape François.

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Est-ce à l’individu ou au collectif de changer ces comportements ?

Vous m’auriez posé la question il y a quelques années, j’aurais répondu que j’étais dans une démarche très « Colibris », de ce mouvement où chacun essaie de porter sa part d’eau pour éteindre l’incendie. Mais qu’il s’agisse de mon implication ou de l’action collective, il faut bien se rendre à l’évidence, les choses n’évoluent vraiment pas dans le bon sens. Aussi, à un moment donné, il faut reconquérir la décision politique, sinon, pour reprendre la parabole du colibri, l’incendie se développera toujours plus vite que ceux qui pensent pouvoir l’éteindre.

La France vient de battre son troisième record annuel de chaleur consécutif, le monde n’a jamais autant consommé d’énergie carbonée que cette année, et pendant ce temps on débat du  burkini ! Je pense donc que l’action politique est un levier fondamental. On le voit sur le choix d’aménager ou non un aéroport, la décision se prend dans les cabinets ministériels, au sein des régions, dans les départements. Mais aussi plus localement dans les communes ou les communautés de communes. Un exemple : c’est bien le choix d’un plan local d’urbanisme qui définit la manière d’aménager un territoire, de gérer le foncier, les futures zones d’habitat, de privilégier les espaces naturels et agricoles.
C’est un peu affligeant de constater que les grands de ce monde, par exemple Jacques Chirac, Al Gore ou Gorbatchev quittent leur mandant en indiquant que le plus grand enjeu est celui de l’écologie mais qu’ au final, eux comme ceux qui leur ont succédé, n’ont rien fait, ou si peu. Il est donc temps de soutenir une proposition politique dont l’écologie est la colonne vertébrale. Une écologie au sens « intégrale » telle qu’elle est qualifiée par le pape dans sa dernière encyclique ou dans l’ouvrage « Les tisserands » du philosophe musulman Abdenour Bidar. C’est à dire une écologie comme projet de vie global où chacun est appelé à prendre soin de lui, des autres, et de la nature. Ce triangle est vertueux, cohérent, et puissant.

 

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2 réflexions au sujet de « ALIMENTATION – Assiette politique »

  1. Tout à fait d’accord avec Eric, les milliers de Colibris, après avoir apporté leur goutte d’eau, doivent voler dans les plumes des Pélicans pour qu’ils augmentent leurs capacités à combattre l’incendie.
    On m’a souvent répété que si l’exemple vient du haut, l’efficacité est plus grande.
    Bon vol.
    Michel

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