EGLISES – Dans le désert de l’Arizona, de belles pousses

 

Katie Hirschboeck est une catholique nord-américaine, membre de la communauté « Notre Dame des Douleurs », de Tucson en Arizona. Elle est aussi professeur de climatologie à l’université d’Arizona, un sujet qu’elle étudie depuis près de 40 ans. C’est ainsi qu’elle est devenue une ambassadrice catholique sur ces questions complexes devant de nombreux auditoires à travers le pays. « Lutter pour ces défis climatiques va ressembler à un long Carême », explique t-elle ainsi.

Dans ce même Etat de l’Arizona, vous pouvez aussi rencontrer le révérend Amos Smith, de l’Eglise Unie du Christ (paroisse de la Church of the Painted Hills) à Tucson. Un pasteur qui prêche régulièrement sur les enjeux liés au dérèglement climatique. Il utilise pour cela la rérérence à la « règle d’or 2.0 ». « Nous connaissons tous la ‘règle d’or’ (Ne fais pas autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse), mais la règle 2.0 est aussi : « Fais pour les générations futures ce que tu aimerais qu’elles puissent faire pour toi ». Sa communauté a ainsi développé un jardin communautaire, pris en charge notamment par les plus jeunes.
Il y aussi le révérend Doug Bland, de la Community Christian Church, à Tempe. Il dirige le réseau inter-religieux « Power and Light » dédié à développer les connexions entre écologie et foi. « Lorsque je demande à mes paroissiens : ‘Quand est-ce que vous vous sentez le plus près de Dieu ? », ils me disent toujours : ‘Au sommet d’une montagne, dans le souffle du vent dans un désert' » Pour aider ces paroissiens à se sensibiliser sur ces urgences dramatiques, il a créé du coup, avec beaucoup d’humour, un « éco-fessionnal », où chacun peut venir confesser ses « péchés écologiques » et aussi recevoir des « pénitences » qui peuvent les aider à s’en débarrasser…

A Scottsdale, Patricia Sills-Trausch, directrice du réseau « Foi en action », du centre franciscain du Renouveau, témoigne que les actions écologiques entreprises n’ont pas juste concerné l’église ou les bâtiments d’église, mais toutes les propriétés du réseau, avec l’installation de panneaux solaires, le remplacement de matériel énergivore etc…

Fred Bahnson, professeur assistant à la Wake Forest University, souligne aussi, pour sa part que les défis climatiques nous posent une question simple : « comment affronter l’ennemi à l’intérieur de nous même ? » Car pour lui, ces défis ne relèvent pas d’abord de questions scientifiques, technologiques, politiques : ce sont d’abord des questions religieuses. » Les mouvements religieux peuvent apporter leur pierre du fait de leur langage et leurs pratiques : « Nos métaphores, nos rites, nos prières et notre volonté de participer à l’oeuvre du Créateur, nous pousse sans cesse à utiliser notre imagination pou révoquer ce qui est au-delà de l’observable, du vérifiable scientifiquement. »

 

Les communautés méthodistes locales ont aussi été très mobilisées au moment des sommets pour le climat ses années passée, notamment via le programme desert connection

Source : Art de on Mar 10, 2016 |


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