ECOLOGIE – L’éducation à la maison commune

2016 FolloMgr Francesco Follo observe. A l’Unesco, à Paris, il est, en effet, l’observateur permanent du Saint-Siège. A ce titre il est intervenu récemment pour parler d’écologie intégrale.

Le 8 avril, il a pris la parole dans le cadre de l’Assemblée plénière du Conseil exécutif pour parler d’éducation et d’écologie intégrale.

 » Si l’on veut une éducation intégrale qui est l’accès de l’homme à sa plein humanité, nous ne pouvons pas la faire sans une écologie intégrale, comme le Pape François l’a rappelé en particulier dans son encyclique Laudato Si’ sur la sauvegarde de la planète. Dans cet important document, le Saint-Père propose notamment une éducation ayant pour vocation de créer une citoyenneté écologique, formatrice d’un humanisme intégral. Si, d’une part, l’éducation est une priorité, elle doit être intégrale parce qu’une information technique et scientifique n’est pas suffisante pour éduquer des femmes et des hommes responsables dans leur famille, et à tous les niveaux de la société nationale et internationale. D’autre part, on enregistre une capacité croissante de l’homme à intervenir pour transformer. L’aspect de conquête et d’exploitation des ressources est devenu prédominant et envahissant, et il est même parvenu aujourd’hui à menacer la capacité hospitalière de l’environnement comme ressource, ce qui risque de menacer l’environnement comme habitat. A cause des puissants moyens de transformation offerts par la civilisation technologique, il semble que l’équilibre homme environnement ait atteint un seuil critique ».

« On ne peut exiger des jeunes qu’ils respectent l’environnement si on ne les aide pas, en famille et dans la société, à se respecter eux-mêmes. Les devoirs vis-à-vis de l’environnement découlent des devoirs vis-à-vis de la personne considérée en elle-même, et en relation avec les autres. Il faut donc encourager l’éducation à une responsabilité écologique, qui développe une authentique écologie humaine… Face à la surexploitation et à la destruction avancée de l’environnement, la place de l’éducation et de la formation est immense. Techniquement, elle réside certainement dans l’augmentation de la part de l’éducation pour tous et dans l’utilisation des formes de production plus efficaces. Toutefois, les progrès observés dans ce domaine risquent de demeurer sans effet s’ils ne profitent pas à tous les êtres humains… Les problèmes de notre temps renvoient la réflexion aux problèmes sociaux qui sont sous-jacents, à la distribution injuste des terres et du capital, qui perpétue un dysfonctionnement technique. Celui-ci se répercute en même temps sur les pays riches, ce qui demeure le plus grand scandale de notre temps. De ce fait, la question de l’éducation dans le contexte du développement durable ne peut être résolue par un simple inventaire technique, mais elle doit se tourner vers le coeur moral du problème ».

 » Le Saint-Siège soutient l’action du secteur des sciences naturelles de l’UNESCO et de tous ses programmes, les programme de géologie, le MAB (homme et biosphère), la COI (océans), le PHI (eau) qui contribuent au développement des pays, dans les dimensions écologiques, sociales et économiques. Le Saint-Siège salue également les efforts de la plate-forme intersectorielle sur l’éducation aux sciences car elle fait comprendre aux étudiants la valeur de telles études. Depuis quelques années, le Saint-Siège, notamment le Conseil pontifical pour la culture en collaboration avec des Université pontificales, a développé une initiative nommée Projet STOQ (Science, Technologie et la Question ontologique). Il a pour but de promouvoir le dialogue entre sciences, philosophie et théologie et de rendre compte de la vision chrétienne de la personne et de la société en fonction des défis théoriques, éthiques et culturels. Enfin, le Saint-Siège soutient une éducation au partage, pour faciliter un développement durable. Ceci est essentiel pour les Objectifs du Développement Durable 2030, dans le cadre de la stratégie à moyen terme ».
Les premiers devoirs « incombent nécessairement aux plus doués, riches en culture et savoir, non pas seulement en argent ». Le riche est celui qui a reçu un patrimoine,dont on attend qu’il veuille le partager. Le riche donc n’est pas celui qui possède mais celui qui transmet et partage. Nous sommes tous invités au partage. Le partage matériel et immatériel ou spirituel, n’implique pas un appauvrissement mais un enrichissement réciproque ».

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