HOMMAGE – Jean-Marie Pelt, un passeur pour les chercheurs de sens

Michel me signale la page hommage à Jean-Marie Pelt du site de l’association « A ciel ouvert ». On y voit notamment une de ses dernières vidéos enregistrées, alors qu’il était hospitalisé pour sa sciatique.

Jean-Marie PELT from A CIEL OUVERT on Vimeo.

On y trouve notamment le témoignage du F. Jean, moine orthodoxe

Jean-Marie Pelt n’est pas mort, il est né au ciel !
Frère Jean, Skite Sainte Foy

Jean-Marie Pelt n’est pas mort, il est né au ciel !  Comme une graine tombée en terre meurt pour permettre au tendre germe de naître, comme les racines transpercent la croûte terrestre pour naître au ciel afin de laisser croître un arbre qui portera de nombreux fruits.

En tant que chrétien Jean-Marie Pelt aimait la nature comme la création de Dieu, il lui donnait un visage ! Il percevait la main créatrice de Dieu dans chaque parcelle du vivant. Il observait les éléments d’une façon à la fois scientifique et spirituelle. Pour expliquer ses observations il inventait des paraboles, découvrait des analogies.

Nous avons eu la chance de nous rencontrer à plusieurs reprises, il est venu au skite Sainte Foy pour vivre une retraite et pour prier avec les moines. Le skite est une jeune fondation, il me prévenait : « Le fondateur est souvent évincé, après la période de défrichement, par un gestionnaire. Dans la nature c’est la même chose : il y a les lichens qui créent un terreau puis les fougères, les acacias, ensuite viennent les arbres pionniers. Après avoir préparé le terrain, ces arbres seront inévitablement remplacés par d’autres espèces colonisatrices qui n’auraient pas pu s’installer avant. »

Un autre exemple : « Tant que nous ne faisons rien de notre existence nous demeurons dans une paix confortable, dès que nous créons quelque chose, par exemple une communauté, nous devons affronter les jaloux, les flatteurs. Dans la nature tant que l’arbre ne porte pas de fruits il doit combattre les éléments : le gel, la sécheresse, les tornades des épisodes cévenols… mais dès que l’arbre porte des fruits il doit affronter en plus les prédateurs : mouches, araignées, guêpes… mais l’arbre utilise toujours le prédateur, que souvent lui-même il attire, pour qu’il disperse et ensemence ses graines. »

Une autre histoire : « Les hommes souvent prétendent que les arbres se font la guerre pour l’espace, la lumière, l’eau… mais on a découvert récemment que cette interprétation était une vision des hommes pour justifier la guerre économique qu’ils se livraient entre eux depuis l’ère industrielle ». Les anciens par leur foi savaient que la nature les avertissait d’imprévisibles périls. « Dans la garrigue on a découvert que certaines plantes, d’espèces différentes établissent au niveau des racines des échanges chimiques qui les rendent interdépendantes. Si une des trois est arrachée par l’homme, les deux autres meurent dans cet environnement aride. » Nous retrouvons ici l’analogie spirituelle entre le corps, l’âme et l’esprit : le corps, fils d’une terre mère, l’esprit fils d’un Père céleste, l’âme issue de soi-même. L’homme collabore avec la Grâce à sa sanctification, il unit en son cœur le ciel et la terre.

Jean-Marie Pelt savait que l’homme engendre des biens à venir, qu’il porte la mémoire de l’éternité, lui qui est né au ciel la veille du jour où Jésus s’incarne sur terre.

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