ECOLOGIE – Miséricorde pour toute la Création

Alors que la communauté de Taizé vient de vivre son rassemblement européen annuel à Valence (Espagne), on peut revenir sur des réflexions menées l’été dernier sur la « colline de la réconciliation ». F. Aloïs propose ainsi cinq domaines pour « éveiller en nous le courage de la miséricorde ».

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Au long de l’été 2015, à Taizé, nous avons cherché comment nous engager dans de nouvelles solidarités, urgentes aujourd’hui. Sur toute la terre, de nouvelles détresses – migratoires, écologiques, sociales – interpellent ensemble croyants des diverses religions et non-croyants. (…) Nous voudrions construire nos vies sur les paroles du Christ – alors notre roc sera fait de quelques réalités d’Évangile fondamentales, accessibles à tous : joie – simplicité – miséricorde. Frère Roger les avait mises au cœur de la vie de notre communauté de Taizé ; elles lui ont permis d’avancer, même dans les moments difficiles. Il les a intériorisées au point d’y revenir jour après jour.

Au cours des trois années qui viennent, ces trois mots accompagneront notre marche. En 2016, nous commençons par la miséricorde, dans le même esprit que l’année de la miséricorde lancée par le pape François.

La cinquième de ces propositions évoque la « miséricorde pour toute le Création ».

Vous avez six jours dans la semaine pour accomplir votre ouvrage, mais le septième jour, vous cesserez toute activité, afin que vos bœufs et vos ânes puissent se reposer. (Exode 23,12)
Pendant six années, vous pouvez ensemencer vos terres et en récolter les produits ; mais la septième année, vous devez laisser le sol complètement en repos. (Exode 23,10)

Dans le langage de son temps, la Bible appelle à étendre notre compassion à l’environnement, à respecter tous les êtres vivants, à ne pas exploiter le sol sans discernement. Un chrétien de Mésopotamie a écrit : « Un cœur compatissant ne peut supporter de voir le moindre mal ou la moindre tristesse au sein de la création » (Isaac le Syrien, VIIe siècle).
Les premières victimes des désastres écologiques sont souvent les plus pauvres. Les dérèglements climatiques ont déjà pour conséquence de forcer de nombreuses personnes à quitter leurs lieux de vie.
La terre appartient à Dieu, les humains la reçoivent comme un don. Une énorme responsabilité leur revient : prendre soin de la planète, ne pas en gaspiller les ressources. La terre est limitée, les humains eux aussi doivent consentir à leurs limites.
La terre est notre maison commune et elle souffre aujourd’hui. L’indifférence ne peut pas avoir de place face aux ravages environnementaux, à la disparition d’espèces entières, aux dangers qui menacent la biodiversité, à la déforestation massive en certains points du globe.

++ Cherchons à exprimer notre solidarité avec toute la création. Prenons des décisions qui touchent notre existence quotidienne, veillons à nos pratiques de consommateurs ou de citoyens, faisons un choix conscient pour la sobriété. La simplification de notre mode de vie peut être source de joie. Il en est qui prennent des initiatives comme celle d’un jeûne pour le climat et la justice, chaque premier jour du mois. Manifester, par de telles résolutions, la miséricorde de Dieu pour tout ce qui fait partie de notre maison commune, la Terre, n’est pas une option, c’est une condition pour y vivre heureux.



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