DIOCESE – Les portes s’ouvrent en Savoie avec Philippe Vachette

2016 VachetteUn article récent du journal La Croix évoque le travail de mobilisation du diocèse de Savoie autour des questions environnementales. Philippe Vachette, membre de CVX (et du CCCVX) entame pour ce diocèse un programme de réduction de l’empreinte écologique des communautés du secteur.

A la mi-octobre, les délégués des paroisses et des mouvements, réunis au sanctuaire de Myans, ont déjà travaillé l’encyclique Laudato s.

C’est pour réduire l’empreinte écologique de toutes les activités ecclésiales que Mgr Philippe Ballot est venu le chercher dès le mois de mars. L’archevêque de Chambéry avait eu vent de l’atelier « chrétiens coresponsables de la Création », créé par Philippe Vachette et son épouse au sein de la Communauté vie chrétienne pour chasser le gaspillage lors des grands rassemblements. Fidèles en cela à de solides convictions.

« J’ai fait ma thèse d’économie agricole sous la direction de René Dumont », le père de l’écologie politique française, rappelle Philippe Vachette. Après quelques années en Afrique, ce Parisien prend racine aux pieds des montagnes qu’il aime parcourir, comme ses quatre enfants. Bien vite, il monte une entreprise d’insertion, qu’il hisse au rang de « quatrième déchetterie de France ». Fort de cette expertise, il fonde un cabinet de conseil en développement durable. Inddigo emploie aujourd’hui 210 salariés. Philippe Vachette a abandonné toute responsabilité depuis 2000. « Je suis plus un créatif qu’un gestionnaire », explique-t-il. Pour preuve, il a, depuis, fortement contribué à lancer à Chambéry une monnaie locale et à mettre en place une accorderie [NDLR : un système d’échanges de services solidaire entre habitants d’un même quartier] – « la plus grande de France avec 850 adhérents. » Et il a lancé un fonds d’investissement citoyen pour les énergies renouvelables.

Entre-temps, il a été le premier chargé de mission pour le développement durable et l’environnement de la municipalité de Chambéry. Il favorise alors l’usage des deux-roues électriques, et créé la première centrale photovoltaïque de France digne de ce nom. À 68 ans, il se dit « pensionné plus que retraité ». Et continue de mener de front plusieurs projets. En faveur de la valorisation des gros objets encombrants. Ou pour mettre en bocaux les surplus maraîchers des supermarchés.

Mais il a mis « au-dessus de la pile » la mission que lui a confiée Mgr Ballot. Avec une équipe de dix personnes, il est allé au-devant des maisons diocésaines, des paroisses et des communautés religieuses des diocèses de Savoie. Objectif : les aider à modifier concrètement leur comportement. À court terme, en supprimant la vaisselle jetable ou en favorisant la communication numérique. À moyen terme, en affinant des politiques de déplacement. À long terme, en créant des potagers urbains ou en lançant des chantiers d’isolation dans le parc immobilier de l’Église.

« Cette mission me met au pied du mur, dit-il. J’adhère totalement à Laudato si’. Je suis de ceux qui considèrent que c’est un document prophétique, sans doute le plus important depuis Vatican II pour la place de l’Église dans le monde. Et l’objectif n’est pas d’en parler, mais de faire. »

Source : Bénévent TOSSERI (à Lyon)

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