CLIMAT – Quand la solidarité dit au revoir aux fossiles

2015 CCFDL’ONG CCFD-Terre solidaire a décidé de rejoindre le mouvement de désinvestissement des énergies fossiles auquel participent déjà plusieurs structures d’Eglise à travers le monde. Une bonne nouvelle alors que les discussions des responsables politiques pré-COP21 patinent.

Voici leur communiqué de presse. Un exemple à suivre par bien d’autres.

Le CCFD-Terre Solidaire exclut à partir du 4 septembre 2015 le secteur des industries fossiles de son fonds commun de placement (FCP) socialement responsable « Ethique et Partage [1] » qui devient ainsi le premier fonds ISR français sans soutien aux énergies fossiles. Pionnier de la finance solidaire en créant le 1er FCP français dédié au partage avec les plus pauvres [2], le CCFD-Terre Solidaire s’engage par ailleurs à favoriser les investissements dans des activités orientées vers la transition énergétique et écologique.

La combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) est à l’origine de 80% des émissions de gaz à effet de serre. Pour avoir une chance de limiter efficacement le réchauffement climatique, nous devons laisser les 2/3 des réserves d’énergies fossiles dans le sous-sol, ce qui suppose de stopper immédiatement le soutien au développement de ces activités.Dans son encyclique, le Pape François lance un appel : « Nous savons que la technologie reposant sur les combustibles fossiles très polluants – surtout le charbon, mais aussi le pétrole et, dans une moindre mesure, le gaz – a besoin d’être remplacée, progressivement et sans retard (Laudato Si – 165) ». C’est également l’une des trois priorités de la déclaration des six principaux cultes en France (catholique, orthodoxe, protestant, musulman,  juif, bouddhiste) remise à François Hollande, mercredi 1er juillet. Dans d’autres pays, des collectivités, des universités, des organisations confessionnelles notamment le conseil œcuménique des Eglises, des médias tels que le Guardian et des fonds d’investissements tels que le Rockefeller Fund se mettent en marche.En effet, le rôle des investisseurs solidaires et socialement responsables est de contribuer à l’émergence de nouveaux modes de développement, de production et de consommation respectueux des personnes et de l’environnement. Pionnières en matière d’ISR dans les années 1970 en excluant des portefeuilles l’armement, la pornographie ou le tabac, les organisations catholiques sont aujourd’hui appelées à prendre la mesure des défis posés par le changement climatique et à agir concrètement. Alors que la France revient sur son engagement de supprimer les aides aux centrales à charbon, ce geste vise à envoyer un signal à la communauté des investisseurs et aux entreprises pour appeler à des changements profonds de pratiques. Face à l’urgence de trouver un accord ambitieux sur le climat à la fin de l’année à Paris, il doit également encourager les décideurs à prendre des engagements forts pour lutter efficacement contre le changement climatique et financer les mesures d’adaptation nécessaires dans de nombreux pays pauvres face aux symptômes déjà durement ressentis.

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3 réflexions au sujet de « CLIMAT – Quand la solidarité dit au revoir aux fossiles »

  1. Bravo, c’est une très bonne décision, mais n’oublions pas la sobriété, et les économies d’énergies. Pour passer entièrement aux énergies renouvelables, il faudra encore beaucoup de pétrole pour fabriquer les équipements de remplacement, cellules photovoltaïque éoliennes etc…
    Et arrêtons de gaspiller.
    Michel

  2. J’approuve tout à fait cette orientation. Nous sommes tous concernés et devons mettre nos pratiques en conformité avec cet idéal; revoyons nos modes de consommation; la surconsommation entraîne le gaspillage. Dans l’alimentation par exemple, je souhaiterais qu’on revoie les dates de péremption des produits, beaucoup trop courtes; certains les prennent au pied de la lettre et jettent tout ce qui a atteint la date indiquée sur l’emballage, c’est une aberration, pour les fromages notamment.
    Il faut aussi que les grands pays prennent des mesures à la hauteur des enjeux; on n’en prend pas le chemin. On met en cause la Chine, devenue depuis peu le 1° pollueur mondial; elle a en effet dépassé les USA. Mais n’oublions pas qu’elle est aussi 4 fois plus peuplée que les USA qui restent, de très loin, le 1° pollueur par habitant. Souvenons nous de G.W.Bush qui disait « Le mode de vie des habitants des USA n’est pas négociable », moyennent quoi, ils ont continué à polluer à tout va.
    N’oublions pas non plus que le CO2 stocké dans l’atmosphère a un effet retard considérable; la pollution dont nous ressentons les effets en ce moment, par le changement climatique actuel, c’est celle des pays industriels du XX° siècle, pas celle des pays émergents (Chine, Inde, Brésil etc.) qui est devenue forte en effet, mais dont les conséquences ne se feront sentir que plus tard, dans les prochaines décennies: ce sont nos enfants et petits enfants qui en pâtiront! C’est pourquoi il est nécessaire d’agir de suite. En ce sens, la Chine a tort quand elle promet de réduire sa pollution à partir de… 2030! A quel niveau sera-t-elle alors?
    Jean Colson

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