COLLOQUE – Une nouvelle économie au service des plus pauvres ?

New climate EconomyLe cardinal Parolin, secrétaire d’Etat a adressé le 20 mai dernier un message à la conférence sur la nouvelle économie climatique organisée à Rome par l’Université pontificale de la Sainte-Croix, le Conseil pontifical Iustitia et Pax, le World Resource Institute et l’Ambassade des Pays-Bas près le Saint-Siège. En voici quelques extraits

Le Sommet de l’ONU destiné à adopter l’agenda de développement post-2015 et la Conférence de Paris de décembre sur les changements climatiques, rappelle le Cardinal Parolin, « touchent à la responsabilité éthique et morale que nous avons tous envers l’humanité, notamment les pauvres et les générations à venir… Lorsque l’avenir de la planète est en jeu aucune frontière ne vaut, aucun barrage derrière lequel se mettre à l’abri des effets de la dégradation environnemental et social. Il n’y a plus de place pour la globalisation de l’indifférence, l’économie de l’exclusion ou la culture du gaspillage que le Pape dénonce. La route est dure mais la responsabilité…conduit à réviser nos modèles de développement. Cela implique un vaste effort politique et économique ». Le Sommet de septembre dernier su le climat a établi que « les bases techniques et opérationnelles pour développer cette responsabilité collective existent et sont à notre portée. Nous devons être capables d’engager et de renforcer un processus de vérité, qui aboutira à lutter contre la pauvreté et à limiter les effets néfastes du changement climatique ». Il faut donc renforcer le processus de conscience « par le biais d’actions correctrices en matière économique et technique. « Il faut donc favoriser les actions de lutte combinée contre la pauvreté et les effets du changement climatique ».

Cette conférence internationale voulait montrer que « la croissance durable ne peut être atteinte sans que le risque climatique ne soit abordé. La réduction des émissions de gaz sera beaucoup plus difficile sans une économie forte ». Un discours d’économie libérale qui tente aussi de porter une attention aux plus pauvres. Plusieurs intervenants ont proposé une réflexion sur le sujet :

  • le cardinal Peter Turkson, président du Conseil Pontifical Justice et Paix,
  • le PDG d’Unilever Paul Polman, par ailleurs le président du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development)
  • l’archevêque de Washington, le cardinal Donald Wuerl.
  • l’ancien président mexicain Felipe Calderón

« Quand le futur de la planète est en jeu, il n’y a pas de frontières politiques, de barrières ou de murs derrière lesquels nous pouvons nous cacher pour nous protéger des effets de la dégradation environnementale et sociale. Il n’y a pas de place pour la mondialisation de l’indifférence, l’économie de l’exclusion et de la culture jetable » a rappelé le cardinal Parolin dans son message.

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