DIALOGUE – Quand l’Ecologiste redécouvre les biens communs

EcologisteLes liens  ne cessent de se resserrer entre cathos français et écologistes. Peu avant l’ « Appel à une conversion écologique », lancé ces jours ci depuis les Etats-Unis par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon,  l’Ecologiste dans son numéro de Janvier-Mars multiplie les points de convergence, avec les grands principes de la  pensée sociale de l’église. 

 (merci à Bertrand qui me rejoint dans la diffusion d’infos sur ce blog…)

 Bien commun
 Dans son éditorial, Thierry Jaccaud, qui intervenait à la journée sur l’écologie organisée par l’observatoire Foi et Culture de la CEF  fin novembre dernier (voir articles dans le blog E&E), évoque les évènements tragiques du début de l’année en proposant un contre-poison : celui du combat écologique, seule cause vitale capable de rassembler tous les humains, « pour tous les humains », et venir au secours de « toute la nature (qui) est en clameurs », nous rappelant  ce verset de l’épitre aux Romains : « La Création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l’enfantement » (Rm, 8). Un verset repris aussi par la CECEF dans son message de Noël, appelant les chrétiens à avancer sur un chemin de conversion vers une vie sobre, et à soutenir par la prière la réflexion des négociateurs sur les enjeux climatiques.

Subsidiarité

Un article de Bernard Farinelli évoque le fossé entre les négociations du TAFTA, projet de créer la plus grande zone d’échange au monde entre les Etats Unis et l’Europe, et les initiatives locales, où le principe de subsidiarité est la règle par la ré-appropriation de la proximité, la création de coopératives d’habitants, de production, de consommation, et le financement collaboratif.

Solidarité

Un article évoque la figure de Grace Lee Boggs, femme de la gauche-gauche américaine, qui avait écrit un petit livre en 2011, The next American Revolution, dans lequel elle soutenait l’idée que la crise actuelle est essentiellement spirituelle, nous obligeant à nous reposer la question de ce que cela signifie pour nous d’être « humains », la menace due aux changements climatiques nous obligeant à élargir le cercle de notre compassion à l’humanité toute entière et à l’ensemble des être vivants, pour nous identifier à ceux qui souffrent.

Dignité de la personne humaine

Que dire de l’article « Bétail, hommes et PMA » d’Antoine Costa, dont je cite l’extrait principal:
« la PMA n’a donc rien de naturel ni d’une simple aide à la procréation. Elle implique un lourd dispositif biomédical(….) et ouvre la voie à l’eugénisme. Non pas l’eugénisme négatif mais un eugénisme « positif »…Nous voulons rester humains. La PMA, ni pour les homos, ni pour les hétéros. »
Certes il ajoute « Ni pour les humains, ni pour les animaux. » ce qui donnera certainement une bonne raison aux catho sceptiques ou écolophobes de rester dans leur déni habituel.

L’option préférentielle pour les pauvres et les personnes vulnérables, destination universelle des biens.

Bruno Chareyron enfin, qui nous explique que l’extraction du minerai d’uranium nécessite d’énormes quantités d’eau, ce qui est particulièrement préoccupant lorsque les mines se situent dans les zones où cette ressource est limitée (suivez mon regard en pensons aux guerres que nous menons).  Analysant le problème des stériles et résidus radioactifs entreposés sans discernement, il aboutit à la conclusion que dans tous le processus de production d’électricité nucléaire,  » les population riveraines des mines, sont parmi les plus exposées aux radiation ionisantes ».

Bertrand

(BC)

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