CLIMAT – A quoi sert la science, en fait ?

L’amendement a été adopté à une écrasante majorité, un seul sénateur l’ayant rejeté. Il s’agit du sénateur Roger Wicker du Mississipi. Pour le sénateur Whitehouse, le vote quasi historique puisqu’il marque une vraie évolution de la part des sénateurs républicains notamment.

« Alors que plusieurs Républicains avaient reconnu la réalité du changement climatique, (…) d’autres déniaient les résultats scientifiques ou refusaient de les commenter. J’ai été heureux de voir pratiquement tous les sénateurs républicains (…) reconnaitre aujourd’hui la réalité du changement climatique. J’espère que cela nous permettra d’aller plus loin pour voir maintenant ce que nous devrions faire pour règler ce problème. »

En effet, dans les milieux républicains, la nouvelle ligne de défense se situe là désormais. Partout, sur les chaînes télé conservatrices ont voit défiler des responsables se donnant le nouveau mot d’ordre : « Je ne suis pas scientifique, donc je ne peux pas me prononcer sur les faits scientifiques. Mais ce que je peux dire… etc.  » Ce qui laisse songeur… A quand une remise en cause de la gravité ou du point d’ébullition de l’eau par ces sénateurs « non-scientifiques » ?

Le sénateur James Inhofe, de l’Oklahoma,est plus direct. Même après ce vote auquel il a participé, il ne pense pas que les humains soient les premiers contributeurs à ce changement en cours. Un minimum pour ce dur entre les durs du parti républicain qui, il y a dix ans à peine disait clairement que pour lui, le changement climatique était bien un ‘hoax’. Son commentaire après le vote en dit long :

« Le climat change, il a toujours changé et il changera toujours. Il y a des preuves archéologiques, bibliques et historiques pour cela. (…) Il y a des gens qui sont tellement arrogants, qu’ils imaginent avec le pouvoir de changer même le climat. »

On ne s’étonnera donc pas que le deuxième amendement déposé par le sénateur démocrate Brian Schatz, déclarant que « le changement climatique est réel et que l’activité humaine y contribue de manière significative » ait eu moins de succès.Pourtant, cinq sénateurs républicains ont quand même franchi la ligne rouge, votant pour cet amendement, sans que cela ne suffise. Il faut dire que les enjeux pouvaient être importants pour le monde des affaires américain, opposé à ce genre de mobilisation qui risquerait de nuire à leurs projets habituels.

Brant Olson, directeur de la campagne « Forecast the Facts » rappelle que

« 97 % des scientifiques du climat s’accordent pour dire que la terre se réchauffe et que l’activité humaine en est la cause. Il n’y a pas d’institution national ou scientifique qui, à travers le monde, remette en cause cela. Près de 200 institutions à travers le monde, dont le Pentagone et l’US Navy, ont émis des avis public soulignant les risques de ce changement climatique d’origine anthropique. L’Histoire n’aura pas un regard très bienveillant envers ceux qui ont voté en ignorant volontairement ces faits au moment même où des actions pourraient être prise. Et les électeurs de 2016 ne l’auront pas non plus.

Le président Obama lui-même, dans son discours sur l’Etat de la Nation, avait déclaré

« Aucun défi ne pose un risque plus grand aux générations futures que le changement climatique. 2014 a été l’année la plus chaude enregistrée sur la planète. Si une année ne suffit pas pour dessiner une tendance, on peut quand même constater que 14 des 15 années les plus chaudes enregistrées l’ont été durant les 15 premières années de ce siècle. »

DL

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