ALIMENTATION – Des systèmes à taille humaine

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le pape François s’est exprimé sur le thème annuel proposé par la FAO à Rome, qui est celui de « l’agriculture familiale ». Un thème qui n’est pas éloigné de celui du synode qui vient de s’achever aussi ce week-end.

 « Malgré les progrès enregistrés dans plusieurs régions du monde, la situation est inquiétante car on enregistre une diminution globale des aides au développement… Le thème proposé cette année par la FAO (Agriculture familiale, nourrir le monde et avoir soin de la planète) souligne la nécessité de repartir des individus et des groupes de personnes afin de proposer une nouvelle gestion de tout ce qui touche à l’alimentation. En cela, il faut reconnaître le rôle fondamental de la famille rurale et envisager ses potentialités…

Favorisant le dialogue inter-générations, la famille garantie une véritable intégration sociale, la synergie entre agriculture et caractère soutenable. La question est si on se préoccupe vraiment de la famille rurale comme facteur de sauvegarde de la nature pour les générations à venir ? Et de sa fonction de cohésion entre les individus et les groupes sociaux ? Défendre les communautés rurales de la menace anthropique et naturelle doit être une politique mais aussi un appui à la prise de décisions facilitées par les nouvelles technologies, à leur usage dans le respect de l’environnement. Ainsi pourra-t-on modifier la gestion de la coopération et des aides internationales aux victimes de la faim et de la malnutrition…

Le monde a plus que jamais besoin de dépasser ses divisions et les conflits afin de trouver les solutions à une crise globale qui affecte majoritairement les pauvres… Pensons à tous ceux qui sont victimes des guerres, de la destruction et de la misère qu’elles entraînent, la perte des domiciles, la perte des soins médicaux et des moyens d’éducation, la perte de l’espoir d’une vie digne. Nous devons avant tout leur être solidaires… Pour éradiquer la faim il ne suffit pas de palier aux carences chroniques ou d’apporter des secours d’urgence. Il faut repenser les politiques d’aide au développement. Jusqu’à quand un système de production consommation qui exclut une grand part de la population mondiale, jusqu’à quant les miettes tombant des mains des riches ? Il est temps de revenir à la personne, à la communauté réelle, et de ne plus simplement raisonner en terme de marché. Il faut changer l’approche du travail, la signification de l’activité économique, de la production, et penser à la défense de la nature.

C’est le seul moyen de bâtir une paix véritable, menacée aussi par l’insécurité alimentaire. L’Église catholique poursuivra partout sa mission caritative, disposée à accompagner des politiques concrètes, consciente que la foi se manifeste dans la mise en œuvre du projet de Dieu pour l’humanité. Elle continuera à prêcher la fraternité qui, au-delà des chrétiens, intéresse tous les peuples ».

DL

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