Sous la frondaison des cathédrales

gothique frémissantLe site Narthex évoque une très belle installation vidéo monumentale, intitulée « Gothique frémissant », au sein de l’abbatiale Saint-Ouen,à Rouen. Une belle occasion pour se souvenir que les nefs gothiques  de pierre évoquent bien les grands arbres de nos forêts.

L’exposition s’est déroulée du 12 au 7 avril 2014 et est le fruit d’une collaboration entre le sculpteur Françoise Jolivet, le réalisateur Roy Lekus et l’ingénieur du son Francis Wargnier. La projection, qui durait 12 minutes, tournait en boucle en fin de journée, pour faire « vibrer l’architecture et renouveler le regard sur la nature. » Les concepteurs rappellent la phrase de Chateaubriand qui dit que les « les forêts ont été les premiers temples de la divinité, et les hommes ont pris dans les forêts la première idée de l’architecture. » Le site Narthex explique la suite :

Françoise Jolivet travaille depuis dix ans avec la nature, gravant des potirons, dessinant des chênes ou modelant les troncs dans la toile de lin. Son désir de transformer les nefs des plus purs édifices gothiques en de majestueuses allées d’arbres nait il y a deux ans. Elle s’associe alors avec Roy Lekus pour créer Gothique frémissant. L’idée de superposer les bruissements du vivant à la majesté figée de la pierre de l’Abbatiale s’est imposée à eux comme une évidence. Ce sont les arbres de « L’Allée-cathédrale » d’Heudicourt dans l’Eure qui vont constituer la matrice-image des projections. Cette cathédrale végétale est alors filmée dans toutes les lumières des quatre saisons. Aidés de photographes de la région, ils multiplient les appareils pour prendre tous les axes nécessaires à un effet visuel unique. Le matériel est parfois installé de nuit pour capter les premières lueurs du jour et voir ainsi l’allée de platanes s’enflammer. L’Abbatiale Saint-Ouen de Rouen, bijou de l’art gothique épuré de toute peinture ou statuaire religieuse, était le lieu parfait pour accueillir le projet. Ainsi, la pierre des piliers devient écorce, les ramures des arbres se prolongent jusqu’au sommet de la voûte. Les couleurs évoluent passant de la brume au soleil, de la pluie à la neige. La mise en mouvement de l’architecture par la nature bouleverse les limites spatiales et mentales conventionnelles. Les auteurs entrent ainsi dans la tradition de Léonard de Vinci transformant, par ses fresques, la Chapelle du Château des Sforza à Milan en luxurieux écrin de végétation.

 DL
Crédit : Gothique Frémissant ©Françoise Jolivet et Roy Lekus

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