No more « fish and chips » on friday

PeterDepuis leur dernier chapitre général, les communautés jésuites ont commencé à se mobiliser sur les thématiques environnementales. En février dernier, c’est au tour du P. Peter Bisson, supérieur provincial des jésuites anglais et canadiens d’écrire une lettre sur l’écologie. 

Après avoir salué la mémoire de Jim Profit, fondateur du centre spirituel de Guelph, le P. Bisson souligne les deux recommandations qui ont été prises au sein de sa province depuis deux ans : la mise en place d’une commission pour la mission et l’écologie, et l’adoption de pratiques de solidarité écologique.

« En écho à cette deuxième recommandation, je voudrai proposer à la province de franchir des étapes concrètes vers cette écoresponsabilité.

J’invite chaque communauté de la province de s’engager à organiser une fois par semaine un repas sans poisson et sans viande. Beaucoup de nos communautés l’ont déjà mis en place et nous pouvons nouer notre fraternité davantage en les rejoignant. L’abstinence a une place de choix dans la tradition chrétienne et jésuite. Beaucoup de chrétiens font ce choix pour des pratiques pénitentielles le mercredi et le vendredi, en solidarité avec la trahison et la passion du Christ. A ces motifs traditionnels, aujourd’hui nous en avons un nouveau : la solidarité avec les pauvres à travers le monde et une création maltraitée.

La demande des consommateurs pour la viande est devenu un facteur significatif de la dégradation environnementale, dont le fardeau le plus lourd est imposé aux plus pauvres, pour qui la viande et le poisson sont un luxe. La production de bien alimentaires est responsable d’environ un cinquième de toutes les émissions de gaz à effet de serre, davantage que tous les véhicules combinés. Elle utilise beaucoup d’eau potable, près de 10 000 litres pour produire 500 g de viande de boeuf ! De plus, elle fragilise les écosystèmes et les terres traditionnelles des peuples indigènes. Et le poisson n’est pas une alternative : aux taux d’exploitation qui sont les nôtres, toutes les grandes zones de pêche sont menacées par un effondrement des stocks vers 2050.

Une abstinence alimentaire hebdomadaire est plus qu’un signe de solidarité et d’attention. C’est aussi, en fait, une manière très active pour opérer des progrès de suite. Dr Rajendra Pachauri, responsable du panel intergouvernemental à l’ONU sur le changement climatique, invite d’urgence nos sociétés à un jour végétarien par semaine, soulignant que c’est là un des moyens les plus opérationnels pour opérer une réduction des émissions de gaz à effet de serre. (…)

Je veux souligner le sens de cette attention commune de la Province qui n’est pas qu’un acte privé de piété écologique de la part de certains. Mettons nous en route pour manifester notre solidarité avec les pauvres qui gémissent, avec la Création qui gémit et avec Jésus, notre frère, qui souffre avec eux. Mettons nous en route généreusement comme des Jésuites qui sont devenus des humains pour les autres.

DL

Trad. : DL

 

 

 

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