Les abeilles de l’Etoile

phoca_thumb_m_apiculture-urbaine_jpgRencontré par hasard, dans le cadre d’un article que je suis en train de rédiger, le pasteur Pernot, un des responsables du Temple de l’Etoile, à Paris. Un pasteur protestant qui est aussi un apiculteur passionné. Le site raconte la suite :

Depuis novembre 2006, des abeilles sont sur le toit du Temple de l’Etoile à Paris. D’abord une ruche, puis deux ou trois aujourd’hui. Elles produisent autour de 100 kilos de miel par an, vendu totalement au profit de la paroisse. Il y a, bien sûr, une réglementation assez stricte, sur les distances à respecter en particulier, tout cela est donc fait avec l’autorisation de la Mairie et une déclaration à la Préfecture de Paris, mais nous ne sommes pas les seuls à le faire. Il y a, en effet, depuis assez longtemps un certain nombre de ruches à Paris en particulier sur le toit de l’Opéra dont le miel est vendu par Fauchon à prix d’or (15 € le pot de 125g). Il faut dire que le miel « de Paris » s’avère être particulièrement savoureux et parfumé et qu’il est très prisé. Ce miel de ville a bien sûr été analysé et on a découvert, qu’en fait, il n’y a pas de trace de pollution dedans. Au contraire, il est plus pur encore qu’à la campagne grâce à l’absence de pesticides.

L’apiculture urbaine est ainsi devenue une activité fort précieuse au moment où les abeilles à la campagne meurent en masse en grande partie à cause des produits chimiques. Les abeilles de l’Etoile à Paris, en ville se portent ainsi fort bien et produisent plus de miel qu’à la campagne. Ayant un rayon d’action de près de 3 kilomètres, elles ont des fleurs en abondance et d’une variété extraordinaire, depuis les jardins de Paris ou de Neuilly, le Bois de Boulogne, Bagatelle etc… alors qu’à la campagne, les fleurs sont de plus en plus rares, toutes les terres étant cultivées et les talus fauchés… Et puis à Paris, il fait quelques degrés de plus et on y trouve des fleurs presque en toute saison…

L’apiculture a eu toujours un lien très étroit avec l’Eglise et ce d’une façon fort œcuménique. Sans parler de Samson qui fait de son activité apicole une énigme célèbre (Juges 14), la ruche moderne dite « à cadres mobiles » a été inventée vers 1850 aux Etats-unis par un pasteur : Lorenzo Langstroth. Elle a été perfectionnée ensuite en particulier par l’abbé Voirnot, puis l’abbé Waré. Et l’on trouve par ailleurs dans les personnalités de l’apiculture de très nombreux hommes d’église, comme le pasteur Bastian en Alsace, (fondateur d’une des premières société d’apiculture, et inventeur d’un modèle de ruche), et également beaucoup de protestants, comme les Dietrich, Thierry-Mieg ou Baldensperger qui ont attaché leur nom au progrès de l’apiculture moderne.

Et ce n’est pas tout. La race d’abeilles que nous utilisons à l’Etoile à Paris est une race très particulière et extraordinaire, choisie pour sa douceur (c’est important pour un rucher entouré d’habitations, et qui a de nombreuses visites et on voit assez facilement les abeilles puisque l’une des ruches est entièrement vitrée). Cette race porte le nom de « Buckfast », du nom d’un monastère anglais où elle a été mise au point il n’y a pas si longtemps par un moine connu sous le nom de Frère Adam. Les abeilles sont soignées par le pasteur Pernot en collaboration avec des catéchumènes ou anciens catéchumènes de l’Etoile. C’est l’une d’entre eux en particulier qui a créé l’étiquette…

DL

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