Plunkett et le Vatican

Radio Vatican a interrogé récemment le journaliste Patrice de Plunkett sur la prise de conscience écologique de l’Eglise catholique. Un entretien à retrouver ici.

DL

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Des évangéliques en quête de fins dernières

On peut signaler l’intéressante rencontre qui est organisée par le  Réseau des Scientifiques Evangéliques le 22 janvier 2011 à l’Église anglicane St Michael’s (5 rue d’Aguesseau, 75008 Paris).

Elle aura pour thème :  » Des origines à la fin : une vision chrétienne de l’histoire. Perspectives cosmologiques, écologiques et bibliques sur l’avenir. »

La question eschatologique est ici traitée sous une approche pluridisciplinaire. Il sera intéressant d’entendre quelle « écologie » sera exprimée au cours de cette rencontre. On a déjà signalé ici que Samuele Furfari, un des intervenants, avait une vision assez agressive et réductrice du champ écologiste contemporain.
Les autres orateurs sont Etienne Lhermenault (Bible), Pierre North (Astrophysique), Samuele Furfari (Géologie), Paul Jeanson (écologie pratique), Frédéric Baudin (théologie et écologie) et Sylvain Romerowski (retour du Christ).

Contact : Rachel Vaughan, coordinatrice du Réseau : rachel.e.vaughan@gmail.com.

DL

Sous le soleil de Rome

Il fallait s’y attendre. Après l’installation très médiatisée de 2400 panneaux solaires sur le grand auditorium Paul VI du Vatican en il y a deux, voici le temps d’un premier bilan. Le généreux soleil romain aidant, et tous calculs faits, le plus petit Etat du monde peut se targuer d’avoir économisé l’émission de 225 tonnes de CO2 grâce à cette installation. Un livre (!) publié en italien et en anglais, « L’énergie du soleil au Vatican », qui rend compte des efforts en cours a été présenté également début décembre.

Source : APIC et communiqué du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican publié par le Bureau de presse du Saint-Siège le 27 novembre 2010.

Des échos de Cancun

La conférence de Cancun en cours reste lointaine pour beaucoup, même si les discussions en cours sont importantes. Un écho intéressant est celui qu’en donne Sean Mc Donagh, un religieux de la congrégation des Missionnaires Colombans (SSC). On pourra à l’occasion découvrir ce blog (anglo-saxon) animé par des jésuites sur les questions écologiques. C’est ici que ça se passe.

Extrait de son texte commentaire :

Je pense que le ministre de l’environnement indien, Jairam Ramesh, a bien résumé l’ambiance actuelle de la conférence en disant qu’il y « avait plus de camaraderie ici (à Cancun), plus de dialogue, plus d’intensité dans les engagements et moins de coups dans l’ombre qu’au sommet de Copenhague (2009), parce que la Chine a évolué vers des buts plus transparents. »

Des OGM sans gêne…

Après la dépêche lapidaire de l’AFP concernant le texte prochain de l’Académie pontificale des sciences sur les OGM, il fallait un peu de recul pour savoir exactement ce qui avait été dit et au nom de qui…

Frédéric Mounier, correspondant du journal La Croix à Rome donne les clés de cette mini-affaire qui n’en est donc pas une. Reste donc à savoir pourquoi certains académiciens tiennent tant à défendre ces semences dotées d’un caractère « intrinsèque »…

Qu’a dit l’Église sur les OGM ?

Il n’existe pas de position officielle en soi. Dès mercredi, la Salle de presse du Saint-Siège précisait, dans un communiqué, que cet avis sur les OGM ne devait en aucun cas être considéré comme engageant l’Académie, car seulement la moitié de ses 80 membres avaient signé ce travail. Et qu’il pouvait d’autant moins être pris comme une position officielle du Saint-Siège ou du Magistère de l’Église sur ce sujet.

De fait, il n’existe pas d’unanimité. À l’occasion du Synode pour l’Afrique, en octobre 2009, les évêques africains avaient ainsi manifesté de grandes réticences face aux OGM, accordant plutôt la priorité à l’accès aux marchés des productions vivrières des petits paysans, s’inquiétant du monopole des sociétés multinationales sur ces nouvelles semences.

Benoît XVI, dans son encyclique Caritas in veritate , était resté très prudent : « Il serait utile de considérer les nouvelles frontières qui sont ouvertes par l’usage correct des techniques de production agricole aussi bien traditionnelles qu’innovantes, à condition que ces dernières, ayant été étudiées attentivement, soient reconnues convenables, respectueuses de l’environnement et attentives aux populations les plus défavorisées. »
Source : http://www.la-croix.com/Le-Saint-Siege-reste-prudent-face-aux-plantes-transgeniques/article/2447527/4078

DL

L’écologie, bonne nouvelle interreligieuse ?

Sur bien des plans, les communautés chrétiennes perçoivent qu’une des nouveautés qu’offrent les réflexions sur l’environnement est celle d’un oecuménisme de terrain, qui évoque par bien des égards un travail de communion » qui est au coeur même du dialogue oecuménique.

On retrouve cette même intuition pour les dialogue entre religions. Un exemple parmi beaucoup d’autres sans doute est celui du projet Renewal aux Etats-Unis, qui vient de produire une série de petits films évoquant les nombreuses initiatives prises par des communautés religieuse dans ce pays, autour des défis écologiques. En voici la bande annonce.

Comme dans toute action commune, la générosité des sentiments ne peut pas être son seul moteur. Et dans ce domaine, plus encore que dans d’autres peut être, l’intuition doit être accompagnée de la réflexion et du discernement, pour éviter le piège toujours possible d’un syncrétisme de bon aloi, mais peu stimulant au bout du compte…

Pour autant, l’émergence au sein des grandes traditions religieuses de la conscience écologique, comme une évidence de leur foi propre, marque indéniablement un tournant pour les sociétés où elles sont présentes…

On peut aussi regarder ce reportage sur CNN à propos d’une rencontre intereligieuse récente à New York sur les questions écologiques. Ici

A suivre…et de près !

DL

L’outrage moral

Les quatre principaux dirigeants religieux d’Ecosse viennent d’envoyer une lettre au premier ministre David Cameron pour exprimer leur attention au défi climatique en cours. Ils y dénoncent l’incapacité des pays occidentaux à aider les nations émergentes à lutter contre le changement climatique, en la qualifiant d’ « outrage moral ». La lettre fait écho à l’ouverture des discussions à Cancun depuis lundi. Lire la suite