CELEBRATION – Des animaux domestiques sur nos parvis

Antoine de PadoueBien sûr, il y a François d’Assise. Mais sa grâce rejaillit aussi sur ses frères franciscains contemporains, tel Antoine de Padoue. Le 10 juin prochain, on honorera sa mémoire à la paroisse du Chesnay, près de Versailles, en célébrant aussi la Création.

Les reliques du saint seront notamment exposées dans ce lieu. Des reliques transmises par les Franciscains de Padoue lors de la construction de l’église du Chesnay à la fin du XIXe siècle. A l’occasion de cette fête patronale, une bénédiction des animaux est organisée le 10 juin à 17 h, après la procession des reliques, sur le parvis de l’église Notre Dame de la Résurrection. Ce même soir, à 19 h, des pains bénis seront distribués sur le parvis de l’église Saint Antoine de Padoue, comme l’organise chaque année « l’oeuvre du pain de Saint Antoine » et de la Caritas Saint Antoine, en signe de dévotion.

thumbnail_FETE SAINT ANTOINE PADOUE 2017-1L’histoire ne dit pas si les faucons de Lyon vont faire le déplacement pour la bénédiction ou si les pains distribués seront réalisés avec de la farine bio et équitable, pour être bien à l’écoute des pauvres et de la terre… Qui sait ? Une belle initiative en tout cas qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur, à la suite de Laudato si.

A noter aussi qu’au sanctuaire franciscain de Brive la Gaillarde où la mémoire de Saint Antoine est honorée, sont nées aussi ces dernirères années les rencontres franciscaines sur l’écologie qui se sont déjà réunies deux fois.

 

Renseignements sur http://paroisselechesnay.com

BIODIVERSITE – Des nids douillets pour de drôles de pèlerins

2017 ECOLOGIE Faucun pèlerin

Extrait d’un dossier pour la Fête de la Nature 2017 dans PELERIN

On connaissait les chouettes, les mulots et les abeilles. Désormais, il faut aussi compter sur le retour des faucons pèlerins dans nos clochers d’église. A Lyon, leur retour est même officiel.

Un communiqué de presse du 3 mai annonce l’installation d’un nichoir le 10 mai sur le clocher de l’église de l’Annonciation de Vaise (Lyon 9e). Une démarche qui est le fruit d’une réflexion menée par la Délégation à l’Écologie du diocèse de Lyon auprès de cette paroisse, en lien avec la LPO Rhône.

De quoi soutenir le retour de ces magnifiques oiseaux menacées d’extinction dans les années 1970 en France. Lyon compte déjà, de son côté, 3 couples nichant sur des sites artificiels de ce genre.

Le projet est né suite à l’observation répétée de Faucons pèlerins sur le clocher de l’église de
l’Annonciation. Ce clocher présente toutes les caractéristiques que l’espèce apprécie comme site de nidification et d’affût. Il apparaissait donc particulièrement pertinent d’y poser un nichoir destiné à inciter ces oiseaux à adopter l’endroit comme site de nidification.

 

EGLISES – Label et la petite bête

Les choses sont encore en train de se construire, mais dès la rentrée on devrait y voir plus clair : les communautés chrétiennes pourront bientôt adhérer, en France, à un lable « Eglises vertes » pour engager ou conforter leur démarche écoresponsable.

2017 ECOLOGIE Label vert

Un site provisoire peut déjà être consulté. En attendant plus de nouvelles, on peut toujours aller voir ce que font les Canadiens depuis… 10 ans ! Déjà. Comme le temps passe vite là bas.

MOBILISATION – Allez Hop ! En avant

Après un long silence – pour cause de hors série en préparation- je reprends le cours des publications du blog… Beaucoup de choses en retard à raconter… merci d’avoir patienté !!

Mgr Thai HopLe blog E&E avait déjà raconté, il y a quelques mois, le scandale de la pollution marine de l’usine métallurgique Formosa au Vietnam. Malgré les discours rassurants des autorités, une pollution toxique de ce genre n’obéit pas à la volonté politique, fut elle communiste. D’autant que le gouvernement ne joue pas la transparence. Un évêque et quatre prêtres vietnamiens se sont mobilisés pour faire connaitre cette triste affaire.

Mgr Nguyen Thai Hop, du diocèse de Vinh (au nord du pays) et quatre de ses prêtres ont effectué mi-mai une « Marche pour la justice et les droits de l’homme », en passant par Oslo, Bonn, Bruxelles et Genève. Occasion, à chaque fois, de rencontrer les autorités politiques et les réseaux associatifs des pays traversés. Mgr Thai Hop s’est exprimé dans un entretien à Eglises d’Asie, le 22 mai

« Les pécheurs ne vont plus en mer car les poissons sont morts et, s’ils ont la chance d’en trouver, ils ne peuvent pas les vendre car personne n’achète de poisson provenant de ce secteur.  Tous sont donc condamnés au chômage. Beaucoup de bateaux sont laissés à l’abandon. N’ayant plus d’argent, les familles ne peuvent plus envoyer les enfants à l’école. Cette situation est terrible »

Les indemnisations promises ne sont toujours pas versées.

« À Ha Tinh, un secteur a déjà reçu une indemnisation, mais les fonctionnaires ont mal fait leur travail. Des personnes qui ne sont pas des victimes de la catastrophe ont perçu une indemnisation, tandis que des victimes n’ont pas été indemnisées. »

Combien de personnes sont touchées ? 200 000, selon le chiffre officiel ?

. « Il y en a au moins trois fois plus. Et si on ajoute toutes les victimes indirectes, ce sont deux millions de personnes qui sont concernées. Nous travaillons pour toutes les victimes, pas seulement pour les catholiques, et beaucoup de victimes ne figurent pas dans la liste officielle des personnes à indemniser. » « À Genève, on m’a indiqué que l’ONU avait proposé de coopérer avec Hanoï pour déterminer quelle méthode scientifique permettrait de dépolluer la côte du Vietnam. Mais le gouvernement a refusé. Une attitude irresponsable est incompréhensible. Nous ne demandons pas seulement une indemnisation juste, mais aussi la fermeture de l’usine Formosa à Ha Tinh, pour éviter la contamination de la mer, des rivières, des sols et sous-sols. Actuellement, l’usine fonctionne en rodage. Si elle se met à fonctionner à plein régime, que va-t-il se passer ? Comment pourra-t-on vivre dans ce secteur ? »

DL
Source : Eglise d’Asie, art. C. Lesegretain La Croix

 

 

ETHIQUE – Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

3516Il est peut être encore temps de s’inscrire pour les prochaines « summerclass » de Centre d’éthique animale d’Oxford ? Cette 4e session du genre abordera la question de l’éthique … de la fourrure animale. Une première mondiale, semble-t-il.

Du 23 au 26 juillet prochain, en effet, à la maison Saint-Etienne de l’université anglicane de théologie d’Oxford (GB), cette session rassemblera des universitaires du monde entier pour débattre de ce sujet nouveau et ancien à la fois (et à la foi). Parmi les contributions scientifiques annoncées, on peut déjà citer Dr Natalie Thomas, sur la chasse aux phoques au Canada (University of Guelph-Humber) ; Laura Donnellan, qui évoquera les réglements s’appliquant aux fourrures de chats et de chiens (University of Limerick) ; Pei F. Su and Yuan-Chih, Lung, aborderont l’industrie chinoise de la fourrure (ACTAsia, and Tsinghua University) et Kumud Kant Awasthi, la question de l’élevage d’animaux à fourrure en Inde (National Institute of Animal Welfare, India) ; et bien d’autres.

Des philosophes, des théologiens, des moralistes donc de plus de 12 pays aborderont les questions éthiques liées à cette activité, souvent destinée à la mode, et qui produit des millions d’euros de bénéfices chaque année sur le dos (!) de 60 millions d’animaux à fourrure tués chaque année.

Cette université d’été est organisée par le Centre pour l’éthique animale d’Oxford en partenariat avec le Respect for Animals Educational Trust.

Plus d’infos (en anglais)  ici.

DL

 

POLITIQUE – Mais si c’est possible

2017 CMR Chemins de possiblesA côté des « tribunes » médiatiques, il y aussi d’autres prises de paroles qui valent la peine d’être entendues ces jours-ci. Le travail des Chrétiens dans le monde rural mérite d’être souligné.

Le mouvement a, de fait, invité ses membres à prendre la parole, via un réseau de près d’un millier d’entre-eux, répartis sur tout le territoire de la France rurale qui ont animé des temps d’échanges qui « ont permis de repérer les fragilités et failles parfois profondes du monde rural mais aussi des signes d’espoir et de progrès sur lesquels s’appuyer pour restaurer le sentiment d’appartenance, de justice et de solidarité, seul rempart véritable contre la montée du rejet de l’autre et de l’extrémisme… »

Un document de travail a accompagné la mobilisatoin

Voici leurs constats :

 Nous constatons des situations d’abandon et d’injustice

Les désertifications d’entreprises et de services provoquent un réel sentiment d’abandon dans le rural. Les habitants font face à la disparition des services publics et de proximité : fermeture ou éloignement de centres de soins, de maisons de retraite, d’écoles, de bureaux de poste et de nombreux services administratifs. Des villages sont réduits à des cités dortoirs. L’isolement est renforcé par le manque de mobilité dû à de nombreuses suppressions de transports collectifs. En conséquence, un certain sentiment d’insécurité s’installe.

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POLITIQUE – Au-delà des clivages

2017 Le MOndeDans ces temps électoralistes, la question écologique travaille quand même (un peu) notre corps social et ecclésial. Dernier exemple, une tribune publiée dans le journal Le Monde il y a quelques jours par trois jeunes doctorants cathos appelant à voter … pour Jean-Luc Mélenchon.

Victor Elie (élève en philosophie à l’Ecole normale supérieure et en histoire à l’École pratique des hautes études), Anne Guillard (doctorante à SciencesPo et à l’université de Genève), Pierre-Louis Choquet (doctorant à l’université d’Oxford) ont publié cette tribune en précisant par ailleurs que si ce texte  « ‘préfère’ (clairement) certains candidats à d’autres, l’objectif de ce texte est avant tout d’ouvrir le débat – et de rappeler que face aux défis de notre siècle, il est temps que nous nous retroussions les manches pour construire un monde plus juste, en faisant preuve d’audace et de créativité ! »

En voici quelques extraits :

(…)  Nous,  une  poignée  de  jeunes  catholiques,  refusons  de  laisser  à  la  droite  le  monopole  des  «valeurs chrétiennes ». Nous pensons qu’il est urgent de défendre la légitimité d’un vote radical,  qui  réponde  aux exigences  auxquelles  nous  appellent  l’humanisme évangélique et les interpellations fréquentes du pape François : combattre le délitement des liens sociaux accéléré par la montée des inégalités économiques, se saisir résolument de la question écologique et repenser en profondeur notre manière de participer à la vie démocratique et citoyenne. (…). Ce temps de campagne électorale devrait d’abord être l’occasion d’imaginer les contours d’un monde sorti de la spirale de l’accélération : ce n’est qu’en nous déliant davantage du capitalisme que nous pourrons nous risquer toujours plus à la rencontre et à l’hospitalité.

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