OGM – Vers la fin des « haricots » transgéniques ?

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Extrait d’un article récent du PELERIN sur les semences…

Le dossier des Organismes génétiquement modifiés mérite toute notre attention. Mais sa complexité scientifique, les enjeux économiques et les collusions avec les choix politique en font un domaine ardu. Le document préparé par les Chrétiens en monde rural et publié en aout dernier est d’autant plus précieux.

Ce document fait le point sur le dossier des semences, de la biodiversité, du brevetage des espèces et des OGM

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Occasion aussi d’évoquer une évolution intéressante à suivre aux Etats-Unis. Un certain nombre d’agriculteurs américains se demandent s’ils ont toujours intérêt à cultiver des OGM : avec la baisse des prix céréaliers, les OGM coûtent jusqu’à deux fois plus cher à planter que des semences classiques.

 « Les agriculteurs dépensent quatre fois plus pour l’achat de leurs semences de maïs qu’ils ne le faisaient il y a vingt ans, quand Monsanto a commercialisé ses premiers OGM ». avec un « retour sur investissement n’est pas au rendez-vous », déplore Joe Logan, un fermier américain cité par le Wall Street Journal.

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ROME – La conversion écologique, comme norme

Réunis au Vatican du 25 au 29 novembre, les participants de l’Assemblée plénière – des scientifiques du monde entier – ont réfléchi à l’impact des progrès scientifiques sur le développement durable. Pour le pape, dans le contexte d’un « effondrement écologique », la « nouvelle alliance » entre les communautés scientifique et catholique est un signe positif. .

Avec la modernité, affirme le pape, « nous avons grandi en pensant être les propriétaires et patrons de la nature, autorisés à la saccager sans aucune considération pour ses potentialités secrètes et les lois évolutives, comme s’il s’agissait d’un matériau inerte à notre disposition, produisant de surcroît une grave perte de biodiversité ». « Nous ne sommes pas les gardiens d’un musée et de ses chefs-d’œuvre à dépoussiérer chaque matin », poursuit-il, mais bien « les collaborateurs de la conservation et du développement des êtres et de la biodiversité de la planète et de la vie humaine ».

Appelant une nouvelle fois à la « conversion écologique », le pape demande aux scientifiques, « libres d’intérêts politiques, économiques ou idéologiques », de construire, les premiers, un modèle culturel pour affronter la crise des changements climatiques et de ses répercussions sociales, « afin que les énormes potentialités de production ne soient pas réservées à quelques-uns seulement ». Après avoir mis en évidence la crise écologique en cours, le pape invite désormais la communauté scientifique à collaborer à la création d’un « système normatif » capable de définir les « limites inviolables » pour la protection des écosystèmes, « avant que les nouvelles formes de pouvoirs dérivées du paradigme techno-économiques » ne produisent des dommages irréversibles, non seulement pour l’environnement mais aussi pour le vivre ensemble, la démocratie, la justice et la liberté ».

« La soumission de la politique à la technologie et aux finances est démontrée par le retard pris dans l’application des accords mondiaux sur le climat, mais aussi par les guerres de domination, masquées par de nobles revendications, qui continuent de causer des dommages toujours plus sévères à l’environnement et la richesse morale et culturelle des peuples »

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RURALITE – Une révolution en marche

2016 Fimarc Juillet 2016.pngLe lettre du mois de juillet du réseau de la Fimarc, évoque la révolution de l’agroécologie en cours dans les réseaux chrétiens présents dans le monde rural. En effet, le dernier Comité exécutif de ce réseau, au printemps, lui a été consacré.

De quoi montrer l’intérêt grandissant pour ce mode de développement de la production agricole et de gestion du milieu naturel.

En précisant, par exemple :

« Nous savons que derrière ces différents visages peuvent se cacher des tentatives de récupération de l’idée d’agroécologie à des fins de profits immédiats, en opposition avec l’éthique de recherche du bien commun qui anime notre mouvement. A nous, membres de la FIMARC, de travailler avec nos mouvements à l’élaboration d’une agroécologie ouverte et innovante, mettant la promotion de l’homme au centre de nos préoccupations, en accord avec la promotion d’une écologie intégrale proposée par notre Pape François.

LAUDATO SI – Chercher la petite bête ensemble

2016-alternatives-cathoJuste pour faire écho à une rencontre sympa organisée par les Alternatives catholiques lyonnaises il y a quelques semaines dans un petit café alternatif (lui aussi), entre un scientifique naturaliste et un prêtre catho intéressé par l’écologie.

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ECOLOGIE POLITIQUE – Laudato si et laudato no

corinne-morelUn article récent de La Croix rend compte d’une rencontre qui s’est déroulée le 22 novembre à l’Université catholique de Lyon sur la réception de l’encyclique Laudato si. A cette occasion, Corinne Morel Darleux, secrétaire nationale du Parti de Gauche, a apporté sa pierre.

Une bonne occasion pour réaliser à la fois l’impact important de cette encyclique dans des milieux pourtant peu réceptifs ordinairement au discours de l’Eglise, et les points d’achoppement qui demeurent. Corinne Morel Darleux est aussi  coordinatrice des Assises de l’écosocialisme. Elle a accepté de répondre à l’invitation de l’association lyonnaise Chrétien et Pic de pétrole.

Quelques extraits de son intervention :

« L’encyclique constitue un point d’appui, en faisant le lien entre urgence sociale et environnementale, en pointant la responsabilité de la finance internationale, en critiquant le court-termisme des politiques actuelles, les dommages d’une écologie superficielle assoupie, ou encore l’inefficacité et le caractère pervers des crédits carbone »

Points de rapprochement : « Un, la dette économique des pays pauvres est devenue un instrument de contrôle. Deux, les pauvres sont les premiers touchés par le dérèglement climatique, et ce n’est pas « prévisible » : cela a déjà commencé avec les conflits armés qui vont se multiplier pour l’accès aux ressources, les intempéries qui ruinent les récoltes, la montée des eaux, les, migrations forcées. Trois, il existe une dette écologique des pays industrialisés qui doit être réglée », développe encore la Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes.

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RURAL – A la Saint-Martin, les paysans prient en chemin

image_neuvaine_site-2-f50afBruno m’informe d’une initiative prise par les organisateurs des « Journées paysannes »: une neuvaine de prière pour les familles paysannes.

Et voici l’esprit de cet appel :
« Alors que va se clôturer le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, les Journées paysannes vous invitent à les rejoindre pour une grande neuvaine des familles paysannes. Du 11 novembre, fête de la saint Martin, au 20 novembre, fin de l’année jubilaire.« L’été a été magnifique pour les enfants en vacances mais douloureux pour beaucoup de ceux qui se penchent vers notre mère la Terre. » nous partage Emmanuelle François, présidente de l’association les Journées paysannes. En effet, ceux qui étaient jusqu’à présent un peu épargnés se demandent à leur tour s’ils vont pouvoir continuer leur travail et nourrir leur famille. Le drame paysan ne fait que s’amplifier.Alors que va se clôturer le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, des familles paysannes vous invitent à prier, à supplier avec elles le Seigneur, afin d’implorer la Miséricorde de Dieu sur les travailleurs de la terre et ceux qui les
entourent.

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ECOLOGIE – Une terre habitable

2016-la-grnade-motte-oct-2016Robin me signale un rendez-vous intéressant qui vient de se dérouler il y a quelques jours dans la communauté protestante, du côté de la La Grande Motte (Hérault).

Les journées « Evangile et liberté » du 8 et 9 octobre 2016 ont eu pour thème « Habiter la terre ».

Le rapport à la terre pose problème. C’est la cause de la plupart des conflits armés. Dans la Bible, les cadastres sont fluctuants, bien des lieux n’existent que dans les textes bibliques, la topographie est mythique plutôt que géographique. Pour autant, c’est un être de chair que veut susciter l’Éternel, un être qui ne peut pas vivre hors sol. Nous ne pouvons donc pas nous contenter d’une spiritualité éthérée. C’est dire à quel point habiter la terre ne va pas de soi. Entre la certitude du sol et l’idéal nomade qui traverse la Bible de la même manière que l’Hébreu, le passeur, traverse les territoires et traverse l’histoire, comment penser notre place au sein du monde ? Quels sont les défis contemporains auxquels nous devons faire face ? Pour nous aider à répondre, des théologiens, une géographe, un scientifique ayant travaillé au Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) et participant aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) partageront leur expertise, dans une ambiance propice à la détente, à la convivialité, à la spiritualité.

A noter les intervenants de cette rencontre : Otto Schaefer, Relation à la terre et spiritualité réformée ;  Stéphane Lavignotte, Croire, décroire, décroître… qui et comment ? ;  Jacques Varet, Effets géopolitiques prévisibles du réchauffement climatique ;  Nancy de Richemond, Risques, incertitude, changements environnementaux dans la mondialisation ;  Marc Boss, Justice pour les chiens. Droit naturel, droits des animaux et théologie de la Création

Plus d’infos sur : http://www.resister-online.com/lagrandemotte/