INTER-RELIGIEUX – Pour un climat… de paix et d’espérance.

2014 New York ClimatIls étaient une trentaine de représentants religieux réunis le 21 septembre à New York. Ils ont cosignés ensemble cette déclaration remise ensuite à Ban Ki Moon pour le sommet en cours sur le climat. Un appel à la mobilisation des hommes et des femmes de bonne volonté, au service de la terre et de ses peuples, notamment les plus pauvres. Un appel à répercuter largement

Comme représentants de différentes spiritualités et traditions religieuses, nous sommes réunis pour exprimer notre profond souci concernant les conséquences du changement climatique sur la terre et pour ses peuples, parce que nous sommes, ensemble, responsables de notre attention commune, comme le révèlent nos spiritualités. Le changement climatique est en effet un danger pour la vie, ce don précieux que nous avons reçu et dont nous devons prendre soin.

Nous reconnaissons les preuves scientifiques nombreuses qui nous montrent que le changement climatique est dû à l’activité humaine. Et que, sans une action globale et inclusive envers la réduction (des émissions en CO2) et à moins de s’adresser complètement contre ses causes fondamentales, ses impacts continueront à grandir en intensité et en fréquence. Au même moment, nous sommes prêts à dialoguer avec ceux qui restent sceptiques.

Dans nos communautés, grâce aux médias, nous voyons les manifestations du changement climatique partout. Nos frères et nos sœurs dans le monde nous parlent de ses effets sur les populations et la nature. Nous reconnaissons que ces effets affectent de manière disproportionnée les vies, les modes de vie et les droits des plus pauvres, des plus marginalisés et donc les plus vulnérables des populations, incluant les populations autochtones. Quand ceux qui ont contribué le moins au changement climatique sont les mêmes qui sont frappés le plus durement, la question devient celle d’une injustice. Des solutions équitables sont nécessaires de manière urgente.

Lire la suite

PAPE – Durable et équitable, le développement pour les pauvres et l’environnement

2014 AlbanieUn extrait de l’allocution du pape François au cours de sa visite aux autorités albanaises ce WE :

Maintenant de nouveaux défis se présentent auxquels il faut répondre. Dans un monde qui tend à la mondialisation économique et culturelle, il convient de faire tous les efforts pour que la croissance et le développement soient mis à la disposition de tous, et pas seulement d’une partie de la population. De plus, un tel développement ne sera pas authentique s’il n’est aussi durable et équitable, c’est à dire s’il ne se souvient pas des droits des pauvres et ne respecte pas l’environnement. A la mondialisation des marchés, il est nécessaire que corresponde une mondialisation de la solidarité. La croissance économique doit s’accompagner d’un plus grand respect de l’environnement, mais aussi des droits individuels, ceux des réalités intermédiaires entre l’individu et l’Etat doivent être protégés, et la première de toutes ces réalités c’est la famille

Sans doute les prémices de ce que sera l’encyclique à venir…

DL

AGRICULTURE – La climat a bon dos

2014 CSALes amis du CCFD-Terre Solidaire, signalent qu’un des enjeux de la rencontre qui se déroulera à New York, le 23 septembre prochain, sera aussi celui du devenir de l’agriculture des pays émergents. Les urgences climatiques peuvent en effet devenir l’occasion, pour certains, de faire émerger de nouveaux programmes qui ne sont, souvent, que le recyclage de très vieilles idées. Là, par exemple, c’est le cas du lancement de l’Alliance mondiale dédiée à une "agriculture intelligente face au climat" (CSA). Un concept promu par la FAO depuis 2009.

Au CCFD-Terre solidaire, on s’interroge, par le biais de la Commission "Climat et Développement" et "Agriculture et Alimentation" de Coordination SUD sur cette initiative :

Plusieurs autres acteurs internationaux comme la Banque Mondiale et certains Etats comme les Etats-Unis et les Pays-Bas s’engagent en ce sens ; de grandes firmes ont également ouvertement marqué leur soutien lors d’une réunion internationale préparatoire qui s’est tenue à La Haye en juillet 2014. Mais, dans le même temps, des organisations de la société civile internationale font entendre leurs préoccupations sur cette approche, et plusieurs Etats ont pour l’instant fait le choix de ne pas se positionner.

Et de conclure notamment :

Au final, le concept actuel de CSA ne permet ni d’orienter les politiques, ni de prioriser les programmes de recherche et d’investissement en faveur d’une agriculture respectueuse des sociétés et de l’environnement. La dynamique CSA risque ainsi de passer à côté de l’objectif prioritaire de consolidation d’un tissu productif de petits agriculteurs, caractérisé par sa résilience et sa diversité, seul à même d’améliorer la sécurité alimentaire et de répondre véritablement au défi climatique. Force est d’ailleurs de constater que de grands acteurs privés de l’agro-industrie se sont déjà appropriés la CSA, y voyant une opportunité d’autopromotion et de développement de nouveaux marchés (par exemple pour les OGM) et de nouvelles sources de revenus (par exemple via la valorisation sur le marché du potentiel de séquestration du carbone lié aux cultures de rente dans lesquels ils sont spécialisés). Dans ce cadre, la CSA risque de n’être qu’un concept « business as usual », sans capacité d’influence/inflexion réelle de ces pratiques.

Un document synthèse en donne les principaux enjeux. A lire pour comprendre et faire connaitre le sujet autour de soi.

A noter que "cette Alliance n’est pas sans en rappeler une autre, lancée en 2012 : la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN). A l’initiative des Etats membres du G8, la NASAN vise, pour lutter contre l’insécurité alimentaire, à « libérer le pouvoir du secteur privé
» en facilitant les investissements de multinationales. Contrepartie attendue des 10 Etats africains ciblés : des réformes législatives destinées à améliorer le climat des affaires et l’accès aux ressources ." Une initiative qui laissait la part belle au modèle intensif, avec sa part d’intrants, d’OGM et autres pesticides.

La France a fait le pari de soutenir le modèle de l’agriculture familiale en tentant d’infléchir de l’intérieur les orientations de la NASAN. Sans y parvenir. Il semble que la leçon n’a pas porté puisque la France semble intéressée pour rejoindre la CSA risque bien d’entrer dans la danse. Du côté du collectif du CCFD, la recommandation va plutôt en sens inverse. Sera t-il entendu ?

DL

 

 

CLIMAT – L’autre manif pour tous

2014 InterfaithLe 23 septembre, le secrétaire général des Nations-Unies, Mr Ban Ki-moon, organise un "sommet pour le climat" à New York, en réunissant les chefs d’Etats, en vue de préparer dès à présent ce qui pourrait être un accord international à trouver en décembre 2015. A cette occasion, le Conseil oecuménique des Eglises et le mouvement Religions pour la paix organisent un Sommet inter-religieux sur les changements climatiques le 21 septembre, à New York également.

De nombreuses marches vont être organisées durant ce WE pour soutenir cette démarche. Une dizaine de capitales sont déjà mobilisées. De New Delhi à Bogota, de Rio à Berlin, de Londres à Paris. En France, cette marche rassemble dans la capitale des ONG et mouvements confessionnels et non-confessionnels, avec un départ à partir de 14 h à la place de la République. Une marche aura aussi notamment lieu à Bordeaux.

Déjà plus de 400 000 personnes ont signé l’appel à se joindre à la Marche, et près de 3 000 évènements sont prévus dans 136 pays. Déjà plus 1,7 millions de personnes ont signé la pétition qui sera remise aux chefs d’États par l’économiste Jeffrey Sachs

2014 Marche pour le climatPour l’heure, parmi les mouvements qui ont rejoint l’initiative, on peut citer : Action Contre la Faim, Agir pour l’environnement, Amazon Watch, Art of Change 21, AVAAZ, Blue Energy, CARE France, CCFD – Terre Solidaire, Centre d’information sur l’environnement et d’action pour la Santé, Chrétiens unis pour la Terre, Climates, Coordination Sud, Fédération Protestante de France, Fondation France Libertés, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, GERES, Greencross France, Greenpeace France, Greenraid, Jeûne pour le Climat, Koom, La Ruche, Les engraineurs, Mouvement Colibris, Mouvement de la Paix, Oxfam France, Planète Amazone, Plateforme Océans et Climat, Pari Roller, REFEDD, Réseau Action Climat, Secours Catholique – Caritas France, Sherpa, Singa, Surfrider Foundation Europe, URD Groupe, Vélorution Paris Ile-de-France, WWF France, Youth Diplomacy, 350, 4D.

Les amis de Chrétiens unis pour la terre, mais aussi ceux du Loiret seront bien présents.

A Londres, toutes les cloches des églises de la ville sonneront en même temps que la marche.

DL

Merci au site des Chrétiens et écologie dans le Loiret pour le résumé de ces éléments.

 

 

 

CLIMAT – Quand l’écologie rapproche les croyants

Le blog E&E avait déjà évoqué la session inter-religieuse qui s’est déroulé à Bossey (Suisse). Un petit film récent (en anglais) donne la parole à trois participants, chrétien, juif et musulman, réfléchissant à la manière dont leur tradition les aide à penser la crise écologique actuelle.

DL

Merci à Christine pour le lien

CLIMAT – Et si l’exemple venait des Philippines ?

2014 TagleLe 21 septembre prochain, de nombreuses marches pour le climat vont se dérouler à travers la planète. A New York, un sommet inter-religieux sera organisé, à quelques encablures des bâtiments de l’ONU. A Paris, un collectif d’ONG se mobilise pour lancer le mouvement à 14 h à partir de la place de la République. Pas sûr qu’on voit beaucoup d’évêques dans le cortège ? Qui sait ? A Manille, c’est bien pourtant le cardinal Tagle lui-même qui sera présent

Après la messe de 18 h 30, le cardinal participera à la marche qui se déroulera le 19 septembre. Une manière de souligner aussi ce qui se fait durant la campagne "Une saison pour la Création" qui se déroule dans la province ecclésiastique de Manille et 11 autres diocèses philippins, du 1er septembre au 4 octobre. Le 1er septembre, le cardinal avait déjà participé à une mobilisation contre le projet immobilier "Manila Bay", organisé par l’église Baclaran.

La marche passera par plusieurs églises de la cité où des messages appelant à la responsabilité des gouvernements face aux urgences climatiques seront lus. Des appels pour cesser l’usage de charbon pour les générateurs d’électricité et pour la fin des projets destructeurs de l’environnement (asséchement de terrains humides, conversions de terrains agricoles, mines, etc.)

C’est la deuxième année que cette "saison de la Création" est organisée pour souligner "ce don sans prix que nous fait le Créateur tout puissant et plein d’amour, qui nous a fait à son image et à sa ressemblance."

DL

Merci à Laura pour l’info.

 

ENERGIE – Consommer ce que Dieu donne

2014 AlabamaL’Alabama vous laisse peut être d’habitude indifférent. Pourtant, cet Etat du sud-est américain, entre le Mississipi et la Géorgie, recèle quelques individus hors du commun. Ceux de la Commission des services publics de l’Etat (PSC) par exemple. Une commission de trois membres qui surveillent pipeline et voies ferrées dans la région.

"Qui a le droit de prendre ce que Dieu a donné à un Etat ?",

demande, sans gêne, Chip Beeker, un membre élu de cette commission, durant une conférence qu’il a tenu il y a quelques semaines dans les bureaux de l’association alabamienne (?) du charbon. Selon lui, le charbon en effet a été créé par Dieu et il est donc normal d’en faire usage sans gêne.

La rhétorique biblique, il l’a connait bien puisque ce propriétaire fermier (élevage de bétail et de poissons-chats…), est aussi un responsable local et catéchiste de la première Eglise presbytérienne. Un républicain pur jus qui s’était vivement accroché, au cours de la campagne menant à son élection, avec son concurrent et prédécesseur, Terry Dunn, républicain lui aussi, qui dénonçait déjà les collusions de Beeker avec les industriels locaux. "Je pense que Mr Beeker, qui raconte savoir remonter ses pantalons comme le faisait John Wayne, est en train de préparer de belles augmentations au profit des compagnies énergétiques", a ainsi déclaré Dunn, provocateur. Une allusion directe au fait que Beeker prévoirait d’utiliser les nouvelles restrictions exigées par l’administration du président Obama comme une excuse pour augmenter les impôts de l’État. Au détriment des citoyens et non des propriétaires des industries visées…

Lire la suite